Quand l’espace se raccourcit
Que les meubles s’approchent
Le milieu sort du centre
Et les pas préfèrent s’en aller
Retrouver l’air libre
Un corps appuyé contre le mur
Compte les secondes écoulées
Celle qui s’écoulent maintenant
Et les prochaines perdues dans le futur
On voudrait appeler renoncer refuser
Mais les gestes font défauts
Alors on recule
Quand l’espace s’obscurcit
Les ailes de l’oiseau sont rognées
Et la parole passée à la cisaille
Il faut alors se lever et partir
Quitter l’espace de circonstance
Accepter de vivre sans trottoirs
Accepter d’être sans aucune loi
Et puis
Enfin parvenu le long de la rivière
Le long des tamaris des oliviers de bohème
On peut enfin se mettre à nu
Et se jeter dans l’eau
Enfin libéré.