Comme une envie de ne pas couler
De ne pas sombrer
Dans cette nuit solitaire qui commence
Le Rimmel qui coule sous les larmes
Et la musique fétiche derrière soi
Parenté dénudé et seule
Quand le besoin d’être dans des bras
Serrée elle a besoin
Mais où est-elle sur cette toile
Perdue chez elle sous les toits
Elle écrit le besoin de sentir
Ecoute alors tes souvenirs
Mais ce ne sont que des souvenirs
Et la mémoire d’un coquillage de mer
Qui tout au fond t’appelle
Cette rumeur du vent au bord de l’eau
Toi l’extase tu aimerais tant
Et tes mots qui te reviennent
Avec les autres
Sous la plume de ces inconnus
Et qui t’aime te soutiennent
Fidèles pour te regarder
T’observer derrière les rideaux
Baissés
Rêver d’amour de sentimental
Devant ce verre de vin
Devant ce clavier qui crépite
Et il ne pleut même pas ce soir
Moribonde tu refuses d’être
Avec tes grands yeux qui brillent
Oh mais tu aimerais tant
Aimer
Etre aimée
Mais eux derrière le voile
Ils t’aiment
Oui ce n’est pas pareil
Ce n’est pas un regard dans le métro
Une voix un geste une peau
Alors que veux-tu
Rencontrer ces inconnus
Aux mots sans visages
Aux mots sans voix
Et si
Et si les visages n’étaient pas les mêmes
N’étaient pas ceux que tu avais vus
Que tu avais imaginer derrière les mots
Et la nuit s’achève toujours
Et demain recommence
Le travail après le métro
Et le métro
Pas toujours avec ce sourire
La voix qui te parle à toi
Alors ne désespère pas
Découvre la juste musique
Celle que tu ne connaissais pas
Avec le piano peut-être
Oui c’est ça
Avec le piano
Tu pourras toujours courir
T’en aller courir sur les dunes
Et voir la mer.