Pavés soulevés
Les pieds goudronnés
Oraison funèbre à midi
Un verre pour le mort
Dans l’escalier descendant vers la mer
Un chien perdu cherche son maître
Qu’attendre des colliers gravés
Et sous les ciels changeants
La veuve reconnaissante
Un aboiement solitaire
Quelqu’un fume une cigarette
Tirer une chaise dans la rue
S’asseoir sur le pas de la porte
Et chercher dans la foule ahurie
Les jolies jambes bien galbées
Et lassé des boniments de la ville
Se soustraire au monde gluant
Pour retrouver une ferme
La joie du silence
Et parmi les planches dépareillées
On pose son sac fatigué
Pour écouter une poule
Avant de la manger.