Le mal la peine
Les champs de fleurs
L’éloge du mort
L’auberge à l’orée de la forêt
L’envahissante présence de l’amour
Le tintamarre de la literie
Les ressorts rouillés
L’ouverture béante et le missel
Le bord de mer et ce balcon mangé par le sel
Les embruns encore et toujours sur le visage
Et encore le mal et la peine
Pour un tourbillon de souvenirs inconsistants
Comme si l’inconsistance comptait
Autant
Autant que l’inconstance
Ou les pots cassés par le gel ou le vent
Les orties au bord du chemin ou sur les fesses
L’envie de réécouter le passé
Comme un vieux disque que l’on pourrait
Faire fonctionner à reculons
Mais non
Le mal et la peine c’est
Dans le jardin de l’improbable
Quand les soucis jolis pointent leur nez jaune
Et que c’est le printemps que voici
Et que c’est la misère que voilà
Avec l’hiver qui s’en va.