Sur les quelques hypocrisies et l'hostilité dont M. Mézard a fait preuve.

Marc Mézard reproche aux signataires de la tribune « Contre la surenchère sécuritaire à Normale Sup’ » de déshonorer l'école dont il est le directeur. Cette réponse en forme de menace à l'égard d'enseignants-chercheurs, parfois précarisés, qui ont souhaité lui porter publiquement la contradiction, appelle à quelques rectifications et commentaires.

À Monsieur Marc Mézard,
Directeur de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm.

Monsieur le Directeur,

La plupart d’entre nous nous sommes étonné.e.s de trouver, le 4 juin 2018, une réponse quelque peu intimidante à notre tribune « Contre la surenchère sécuritaire à Normale Sup’ » dans nos boîtes mails personnelles. Notre message s’adressait à vous en tant que directeur d’une institution publique, nous estimons donc que ce débat doit être public. On ne peut pas, quand on occupe une position de pouvoir, s’adresser individuellement aux signataires d’une pétition collective.

Nous continuons à penser qu’on ne doit jamais appeler la police dans les lieux d’enseignement et de recherche (de la maternelle aux facs et aux ENS) (sauf si des vies sont en danger).

Quelques dégâts matériels dans une institution publique ne le justifient pas – et il ne faut d’ailleurs pas trop les craindre.

Enfin, l’ENS est une institution publique : il est inadmissible, d’un point de vue démocratique, de la privatiser pour les seuls normaliens et normaliennes encartées, même pour quelques semaines.

 Les signataires de la tribune « Contre la surenchère sécuritaire à Normale Sup’ »

Nous décidons par ailleurs de publier votre réponse accompagnée de rectificatifs sur les faits puisque, dans votre missive, vous nous accusez de manquer au devoir élémentaire de l’enseignant et du chercheur. En l’occurrence, il nous semble plutôt que se vérifie la difficulté que rencontre un.e historien.e face à ses sources, c’est pourquoi nous vous proposons une confrontation de celles-ci, qui rassemble plusieurs témoignages de personnes ayant participé aux événements.

« Chèr.e Camille Delatribune,

Votre appel paru le 30 mai sur le site de Mediapart possède une immense qualité, il est signé. Ceci au moins le distingue singulièrement des quelques autres tribunes anonymes publiées ces derniers jours dans Libération ou Mediapart, et m’amène à vous apporter personnellement quelques éléments de réponse et d’éclaircissement.

Pour parler de la « protestation des étudiants actuellement en scolarité à l’école », il aurait peut-être été utile de commencer en retraçant l’état de la mobilisation des étudiants de la rue d’Ulm contre la loi ORE. Un exemple : le 19 avril, une « assemblée générale » réunie dans la cour aux Ernests rassemble une cinquantaine de normaliens (sur 2000 étudiants en scolarité à l’Ecole, doctorants compris, et près de 1800 personnels, professeurs, administratifs, techniciens,...). Cette assemblée met au vote l’occupation de l’école, et cette motion, qui ne recueille que 7 voix favorables, est rejetée. »

On peut d'abord s'étonner de vous lire retracer la chronologie de la mobilisation. Le 19 avril, trois projets d'action ont effectivement été discutés.
La perspective qui est rejetée est celle de l'occupation des bureaux de la direction.

En revanche, sont bel et bien adoptées à la majorité : la mise en place d'un barrage filtrant à l'entrée de l'école - qui n'a pas pu voir le jour étant donné qu'il avait par la suite été décidé pour le 3 mai et que la police se chargeait alors d'assurer un blocus total - et l'organisation d'un "colloque occupatoire", qui sera rebaptisé "intempestif" dans les semaines suivantes.

Ce type d'événement investissant la cour et accueillant des personnes étrangères à l'école est courant : les associations locales organisent souvent des concerts sous cette forme. Mais la direction a anticipé en enrôlant quelques nouveaux vigiles, appartenant à une société privée, plus menaçants que les agents de sécurité habitués à l'école et à ses étudiant.e.s, et chargés de rôder dans les couloirs et de surveiller le moindre attroupement.

« Il aurait fallu ensuite connaître et exposer le déroulé du faux « colloque » du 2 mai, vrai moment de confiance trompée puisque nous, à la direction de l’Ecole, avions estimé qu’un « colloque » à prétention universitaire, même organisé hors des cadres habituels, pouvait et même devait se tenir. »

Il faut dire que cet engagement de la direction à faire en sorte que l'événement se déroule comme prévu est passé inaperçu aux yeux des organisateur.trice.s du colloque. Ces dernier.ère.s ont plutôt remarqué dans quel état de tension inouïe l'école avait été mise à partir de l'après-midi du 2, puisqu'à l'initiative de la direction, les entrées étaient contrôlées de façon plus musclée que d'ordinaire, et toutes les salles de l'école avaient été fermées au dernier moment, leurs usager.ère.s se trouvant prié.e.s de quitter les lieux sans sommation. Mais cela n'était que la phase visible et tardive de l'état d'urgence local qui sévissait en fait depuis plusieurs jours du côté du personnel : on avait par exemple ordonné, aux premières heures du 31 avril, que des agents décollent immédiatement toutes les affiches du colloque qui décoraient intempestivement les couloirs de l'école - ce qu'ils sont normalement tenus de faire sans qu'une consigne soit nécessaire - mais aussi celles qui avaient été placées sur les panneaux d'affichage prévus à cet effet.

« A la fin ce de « colloque », qui réunit à l’Ecole plus de 800 personnes, très majoritairement extérieures, et qui consiste en une succession de harangues militantes (on y entend en particulier une collègue énoncer sa thèse : « Mort à l’ENS, vive Paris 8 »), les auditeurs sont « invités » à occuper la cafétéria, dont la porte est immédiatement forcée. »

Ces mots n'ont jamais été prononcés : c'est là un slogan-valise imaginaire issu de l'association de deux moments distincts. "Mort de l'ENS, vie de la pensée ?" s'est effectivement interrogée la collègue en question en déplaçant les termes qui fournissaient le titre du colloque pour qu'ils collent mieux au contexte. Si Paris 8 a été évoquée, c'est par quelques mots sur l'expérience de l'occupation du bâtiment A par les réfugiés, ce qui ne devrait pas choquer une direction qui se targue d'être plus hospitalière que le président de la République, pour lequel elle a explicitement appelé à voter par un "mail à tous". 

Si des militant.e.s syndicalistes ont été invité.e.s à s'exprimer pour décloisonner le registre des discours, leurs propos ne se résument pas pour autant à des "harangues militantes", puisqu'il s'agissait d'analyser la situation du mouvement en cours. De telles "harangues", M. Mézard peut sans doute craindre d'en entendre des heures durant dans les salles de Jourdan affectées aux séminaires de sociologie où des analyses analogues sont énoncées. Suite à ces révélations, devons-nous conseiller à leurs usagers de s'approvisionner en vivres pour faire face à un blocus policier similaire à celui qu'a connu le​ ​45 rue d'Ulm?

Faut-il aussi s'inquiéter qu'un homme connu pour être proche du pouvoir en place identifie sans ambages des "discours critiques" à des "harangues militantes" ? Chassera-t-on bientôt définitivement les premiers des universités au motif qu'ils s'apparentent aux seconds ?

« Ceci est le prélude à une occupation violente par près de 500 personnes, lors de laquelle les portes de presque toutes les salles et bureaux de l’Ecole sont fracturées les unes après les autres, ouvrant une nuit de dégradations en chaîne. Le portail d’entrée est cassé, permettant de faire entrer du « matériel » ; on croise des groupes de personnes cagoulées, certaines munies de marteaux et de pied-de-biche ; une barricade de poubelles est montée, l’un tente d’y mettre le feu ; pour protéger ce qui peut l’être, la bibliothèque, le théâtre, les locaux de la direction et de la scolarité, on trouve des normaliens qui se mobilisent spontanément, et un service de sécurité considérable : cinq personnes de l’équipe de direction et une dizaine de personnels.

Je vous passe l’inquiétude face aux risques d’agression dans les dortoirs (heureusement il n’y en a pas eu), l’angoisse pour les familles logées au 45, les courses-poursuites sur les toits avec des individus cagoulés, les insultes... : par chance il n’y a eu aucun blessé»

S'il est tout à fait concevable que ces éléments constituent un élément d'angoisse pour une direction, on notera que des internes, dans les AG post-occupation auxquelles M. Mézard n'a pas assisté, ont relevé que l'agitation n'était pas beaucoup plus véhémente que lorsque les soirées en K-Fêt les plus arrosées débordent dans les couloirs de l'internat et sur les toits. Ces dernières n'ont jamais suscité quelque répression que ce soit.

« Au petit matin, tous les étages des bâtiments du 45 rue d’Ulm sont tagués, avec des slogans comme ‘Ecole Nazionale Sozialiste’, ‘Mort à la démocratie’, sans oublier les attaques ad-hominem à caractère antisémite, et la profanation du monument aux morts, rapportée dans l’ensemble de la presse. »

Il est regrettable et surtout démagogique que l'on retienne ici les deux graffitis les moins riches quand certains étaient tout à fait remarquables (https://notedebasdetag.tumblr.com/). Nonobstant, profiter de ces initiales pour faire remarquer que l'ENS pratique une discrimination drastique qui peut être comparée par exagération à quelque politique raciste historique, ou proclamer en un slogan choc que la démocratie représentative actuelle n'est pas idéale (nombreuses sont d'ailleurs les prises de parole philosophiques qui vont dans ce sens au sein de l'école, celle d'Alain Badiou par exemple), n'ont aucun effet pratique, et restent des procédés symboliquement moins violents que les désagréments impliqués par l'existence de l'ENS comme institution, et dont les normalien.ne.s sont conscient.e.s au moins depuis Paul Nizan.

Il n'y a pas eu d'attaque antisémite : si un graffiti moque le salaire de Daniel Cohen, ce n'est pas du fait de la judéité que l'on peut lui supposer, mais contre ce que représente son statut de directeur du département d'économie de l'Ecole. Notons également qu'un tel tag n'a pu que susciter l'amusement de l'intéressé, qui en a vu d'autres en tant qu'ancien militant de l'Autonomie ouvrière dans les années 1970.

Enfin, signalons que le monument aux morts de l'école est régulièrement profané, ce qui n'était certes pas arrivé depuis que cette direction est en place, et qu'il y a là comme un rite qui empêche peut-être que d'autres entités, plus humaines, soient profanées à leur tour.

« Vous estimez que ces tags ne sont pas « en mesure de gêner les activités d’enseignement et de recherche », c’est un point de vue, je ne le partage pas. Vous oubliez également de mentionner la mobilisation de centaines de personnes de l’Ecole, volontaires pour recouvrir les tags de peinture blanche dès le 8 mai, ou le dépôt par un groupe de normaliens d’une gerbe devant le monument aux morts profané. »

Ce dépôt de gerbe est opérée chaque année par une petite équipe de normalien.ne.s - plus minoritaires encore que les étudiant.e.s mobilisé.e.s ces dernières semaines ! En revanche, c'est la première fois qu'ils parviennent à enrôler un directeur dans leur hommage, et à être autorisé à envoyer un "mail à tous" en évoquant le "combat passé en faveur de la liberté" prêté aux morts en question. Les pacifistes et antimilitaristes apprécieront.

« Pour mémoire, réparation, peinture et remplacement des matériels volés ou dégradés coûteront probablement plusieurs centaines de milliers d’euros au budget de l’Etat, des centaines de milliers d’euros qui auraient peut-être pu être mieux employés. »

Cette remarque est particulièrement démagogique dans la mesure où l'utilisation des fonds par la direction est actuellement très contestée, par exemple dans le cadre de l'affaire du couloir jaune (voir https://www.dg.ens.fr/degetteweb/petition/lecturepetition/2), qui a entraîné une intervention des CRS à l’été 2017 (https://www.politis.fr/articles/2017/09/a-lens-de-paris-des-etudiants-arretes-par-la-police-lors-dune-occupation-37498/​) ce qui permet de relativiser vos propos sur votre rapport à la répression policière (voir votre mail du 2 septembre 2017 justifiant l’intervention policière du même jour). Quelques membres du personnel ont aussi indiqué que les occupant.e.s avaient moins tapé dans les stocks de la cantine que ne le fait régulièrement la direction inopinément.

« Votre résumé de cette nuit, « l’école est occupée une nuit durant », est un chef d’œuvre de concision, parfaitement juste. Malgré ses omissions, il demeure plus juste que le reste de votre texte, dont je souhaite reprendre quelques assertions :

- « L’école est bloquée par les CRS » : faux, ils sont venus le 3 mai dans la rue d’Ulm et les rues adjacentes pour contrôler l’accès et ne laisser entrer que les personnes en possession d’un badge d’accès à l’Ecole.

Non : de 9-10h environ jusqu'au milieu de l'après-midi du 3 mai (autour de 15h) absolument personne ne pouvait entrer, badge ou pas. Des entrées et sorties ont pu avoir lieu du petit matin jusqu'à 9-10h, moment auquel l'école a été bouclée pour empêcher des extérieur.e.s de participer à l'AG prévue à 11h.

- « Personne ne peut entrer-pas même les internes » : faux, les internes logés au 45 ont toujours pu entrer, y compris le 3 mai où toutes les activités de l’Ecole étaient arrêtées.

Non : les internes ne pouvaient pas aller et venir jusqu'à 15h environ, les occupant.e.s ont dû demander que cette situation cesse lors des négociations. Des internes leur ont d'ailleurs été reconnaissant.e.s en sortant alors leur chercher de quoi se nourrir. Un mail de M. Mézard dont M. Worms et M. Laszlo n'avaient pas été informés durant les négociations invitait par ailleurs les internes à quitter les lieux ou à se signaler - ce qui a été interprété comme le signe avant-coureur d'une intervention policière, qui aurait pu faire le tri entre les internes signalé.e.s et les autres.

- « La suite du colloque, que les occupant.e.s comptaient organiser en salle des Actes, ne peut avoir lieu » : faux, la salle des Actes, dont la porte avait été fracturée dans la nuit, a servi de lieu d’assemblée générale, puis de dortoir pour les occupants, puis de lieu d’AG pendant toute la journée du 3 mai. Au passage, je n’ai jamais refusé de salle pour un groupe de réflexion et de débat, ni avant, ni pendant, ni après ces événements.

L'AG n'a pas pu avoir lieu le 3 parce que l'école était fermée et les occupant.e.s occupé.e.s à négocier. Le matin du 3, les occupant.e.s ont fait le ménage en salle des Actes pour empêcher les femmes de ménage d'exécuter l'ordre qui leur avait été donné de le faire, puis se sont installé.e.s dans la cour pour suivre les négociations, la situation d'attente et d'intimidation empêchant la tenue des activités prévues.

- « Placés devant l’alternative : quitter les lieux ou être évacués par la police, les dernier.e.s participant.e.s quittent les lieux vers 19h » : faux, il n’y a jamais eu de tel ultimatum.

Il y en a bel et bien eu un adressé aux occupant.e.s de la part de M. Worms et de M. Laszlo vers 16h, M. Mézard se refusant quant à lui à leur parler, disparaissant de façon quelque peu humoristique par ailleurs dès qu'on l'approchait.

- « Depuis, c’est le blocus. Aucune personne extérieure à l’Ecole ne peut plus y entrer » : faux, les activités ont repris dès le lundi 7 mai, le temps de remettre les lieux en état. Les étudiants et les personnels ont eu plein accès à l’Ecole, et les personnes extérieures ont pu entrer de nouveau en présentant une pièce d’identité.

Non : les personnes extérieurs ne peuvent entrer que sur liste, et il y a des pétitions qui circulent en interne pour que ça cesse. Du 4 au 7, seul.e.s les normalien.ne.s pouvaient entrer. Par ailleurs les lieux étaient déjà "en état" le 3 à la mi-journée étant donné que le personnel de ménage avait nettoyé dès son arrivée aux aurores, tandis que les occupant.e.s avaient prévu de commencer le nettoyage à partir de 9h.

- « Des enseignant.e.s font cours en voyant de leurs fenêtre des policiers en armes » : faux, venez voir par vous-même !

L'école était entourée de policiers en armes au moins jusqu’au lundi 7 mai, date à laquelle un.e enseignant.e a pu voir, de sa fenêtre, un fonctionnaire de police lourdement armé.

- « La première occupation à susciter autant de déploiement policier et de répression » ; « surenchère sécuritaire et répressive », « vengeresse » : de quoi parlez-vous ? Pas un CRS n’est entré à l’intérieur de l’Ecole (contrairement à 1998 et 2011). La direction de l’Ecole a encore rencontré récemment des étudiants, un groupe qui se présentait comme proche du « comité de mobilisation » organisateur du « colloque intempestif », et qui souhaitait disposer d’une salle pour réfléchir à la situation politique et à la « convergence des luttes ». Nous leur avons proposé de libérer la salle Weil, proposition qu’ils ont refusée car seule la Salle des Actes était assez noble à leurs yeux pour accueillir leurs réflexions. Voici l’état de la répression, de la surenchère sécuritaire et de la vengeance à l’ENS. »

S'il n'y a pas eu répression directe du fait du départ des occupant.e.s après l'ultimatum, il n'y a effectivement jamais eu un tel dispositif pour bloquer l'école depuis 1998, date à laquelle, d'ailleurs, les CRS n'étaient pas entrés (les chômeur.se.s sont partis d'eux-mêmes). De même pour ce qui est de la limitation et du contrôle des entrées : du jamais vu. Les vigiles employés en prévision du colloque sont toujours présents à ce jour aux portes de l'école, patrouillent et surveillent la moindre AG publique. En revanche, M. Mezard ne mentionne pas l’intervention des CRS qu’il a lui-même appelée en septembre 2017. A noter aussi que des caméras ont été installées, notamment à l'entrée, sans que les élu.e.s (étudiant.e.s en tout cas) au CA n'aient été consulté.e.s.

« La présentation des faits qui apparaît dans le texte que vous signez est tissée de mensonges ou d’erreurs, elle est méprisante, diffamante et blessante.

Lorsqu’on fait profession (comme c’est le cas d’une bonne partie des signataires) d’enseigner à l’Université ou au Lycée, et si l’on souhaite, comme c’est bien légitime, intervenir publiquement sur un tel sujet en mettant en cause des personnes et des institutions, et en respectant une attitude critique que nous cultivons toujours avec autant de soin à l’Ecole, la première des étapes est de se renseigner et de vérifier ses sources.

En l’occurrence, vous avez manqué à ce premier devoir élémentaire de l’enseignant et du chercheur, et j’ai le regret de vous dire que ce manquement ne fait guère honneur à l’Ecole qui vous a formés et dont vous vous réclamez.

Il m’importait de rétablir ces faits, et je reste confiant dans notre capacité collective à en repartir par la suite, dans l’attachement que nous portons tous à la vérité et à l’Ecole. »

Chacun appréciera.

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