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Billet de blog 7 janv. 2022

Les urgences et l'hôpital en burn-out !

On connaît par cœur ce thème souvent à l'ordre du jour de l'actualité, qui plus est en ce moment (une sombre histoire de pandémie). Mais vous ne voyez que le devant de la scène, du moins, ce qu'on veut bien vous montrer. Je vais donc vous exposer l'envers du décor, vous décrire ce que sont vraiment les urgences d’aujourd’hui ! Et il y a fort à parier que si l'ensemble des Français connaissaient ses effets secondaires, il en refuseraient le traitement, au sens propre comme au figuré !

NorAd4é
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Petite présentation s'impose...

Je travaille aux urgences d'un grand CHU dont je tairai le nom afin de conserver mon anonymat, car le simple fait d'écrire ces lignes me vaudrait des répercussions sur ma "pauvre carrière de professionnel de santé maltraitant en dépression"
Voilà à quoi se résume ma spécialité d'urgentiste à l'heure actuelle et celles de pas mal de collègues (pour certains en burn-out) 

Mon histoire sera celle d'une personne de terrain, qui connaît son métier et ce, depuis presque 20 ans et qui a vu son service et l'hôpital en général se dégrader d'année en année, gouvernement après gouvernement, décisions après décisions (mauvaises en général).
Mon histoire s'adresse à tous mes collègues hospitalier, à ceux qui vont / voudront me lire, au gouvernement (mais je n'y crois plus), mais surtout à l'ensemble de la population. Car oui, vous ou vos proches êtes susceptibles de passer notre porte et d'y trouver quelque-chose qui vous marquera certainement (sans parler de la raison qui vous poussera à y venir). Je parle de cette ambiance qui y règne et des choses que vous aller y voir, sentir, et feront réagir au plus profond de vous ou pire, d'être confronté à cette maltraitance lors d'un passage par notre service que je ne vous souhaite évidemment pas.

Je vais vous décrire une journée-type aux urgences d'un CHU dont, je pense la majorité de professionnels, de ce service particulier, se reconnaîtra au niveau national. Car cette situation touche l'ensemble des urgences de France, le mien ne fait pas figure d'exception.

7h (horaires non exhaustif selon les services), prise de poste, relève de l'équipe de nuit.

Depuis plusieurs mois suite au déconfinement, les consultations aux urgences ont explosé et de fait, nous retrouvons souvent un service déjà chargé, avec des patients stagnants sur des brancards depuis 24h (voir 48h !) pour la plupart faute de pouvoir les hospitaliser. Je tiens à préciser que la majorité de ces patients à hospitaliser ont une moyenne d'âge d'au moins 70 ans.

Voilà pour planter le décor !

Je vous laisse imaginer les conditions qu'impliquent ces retards d'hospitalisations (je précise que nous sommes un service de consultation avec tout ce que cela ne comporte pas au niveau "hôtellerie") :

  • Aucun repas chaud disponible;
  • pas de possibilité de réaliser une toilette, prendre une douche, etc.
  • dégradation (d’un état déjà fragile) de ces patients qui ne bénéficient pas d'un lit confortable, le tout, au milieu d'une dizaine d'autres patients dans une salle d'attente sans intimité qu'offre une chambre. (Si vous aimez la lecture, vous pouvez lire une étude de 2019 sur « l’association entre mortalité et attente aux urgences chez les adultes à hospitaliser pour étiologies médicales » qui conclue que le taux de mortalité et la durée de séjour intra-hospitaliers sont plus important chez les patients qui attendent en service d’urgence). CQFD !
  • Vous pensez pouvoir fermer un peu les yeux durant cette longue nuit ? Ce sera sans compter sur l'agité (alcoolisé ou relevant d'un service de psychiatrie) qui hurlera durant des heures mais qui vous dérangera même isolé à l'autre bout du service;
  • j'en passe et des meilleurs, je vous laisse libre d'imaginer ce que vous voulez, mais sachez que parfois, des situations sont tellement inconcevables, que personne ne peut me croire lorsque je le raconte à mes proches. Donc lâchez-vous !

Précisons que ces prises en charge, dépassant un certain seuil horaire, sont facturées comme une hospitalisation classique (mais sans le confort). C'est un peu comme si on vous facturait (vous ne le voyez pas bien sûr, vu que c'est la sécu qui régale, mais accessoirement vos impôts aussi) une chambre miteuse avec une douche en panne et sans repas au prix d'un 5 étoiles (car oui, une journée d'hospitalisation se compte en milliers d'euros).

La matinée se passe et les patients commencent à arriver doucement, provoquant déjà une surcharge du service alors même que nous sommes à peine à la mi-journée.

En clair, tout l'espace disponible pour faire patienter les personnes en attente de résultats d'examens, d'hospitalisation, etc. est dépassé.
Ce qui in fine, les patients arrivant aux urgences, seront dans l'attente d'une nouvelle place disponible pour être examiné par un médecin.
En moyenne, ce temps d'attente pour bénéficier de cet examen médical, est d'environ 6 à 8 heures depuis que nous tirons la sonnette d'alarme post déconfinement ! Dans certains services, ce temps se compte parfois à plus de 10h !

Imaginez-vous attendre ce temps là en souffrant, dans l'attente, seul, au milieu d'autres personne dans le même cas, sans pouvoir connaître votre sort ?
Cela conduit forcément à des situations d'exaspération et de violences (justifiée ou non) auprès du personnel qui fait ce qu'il peut avec les moyens qu'on lui donne.

La violence aux urgences ? Un sujet tabou mais quotidien…

Au passage, vous saurez que des menaces de mort et insultes auprès du personnel soignant est passible au minimum de 7500€ d'amendes et en fonction des cas, entre 2 et 5 ans d'emprisonnement avec parfois des amendes portées à 75.000€
Ça c'est dans les textes... En pratique, sachez que cela arrive constamment mais qu'à force, même la police étant sur les lieux, nous assurent que cela ne sert pas à grand chose de porter plainte car cela n'aboutit en général jamais ! Et après on se demande où est passé ce terme de respect. C'est sûr qu'à force de laisser passer ce genre de comportement, on peut ne peut que s'étonner de l'escalade de la violence ! Bref je m'éloigne du sujet....

Dans mon service, une seule condamnation en 10 ans pour menace avec couteau auprès du personnel (multirécidiviste). Les seuls autres condamnations le sont car atteintes "physiques" du personnel (coups, bagarres, etc.). Dernier en date, pas plus tard que la semaine dernière (collègue ayant reçu un coup de poing au visage et ce purement gratuitement (pardon, la personne avait bu un coup de trop... "ce n'est pas de sa faute !")

14-15h : Pause repas. Quand cela est possible ! Probablement due au fait que nous ayons une conscience professionnel et que nous ne pouvons laisser un patient souffrant le martyre à cause d'une douleur aiguë.
Déjeuner avalé en 20 min, temps de préparation compris ! Oui c'est le temps de pause qui nous est offert, pas une minute de plus sur 12h de poste !
Durant notre pause, l’interphone résonne souvent (appel général pour l’ensemble des urgences signalant un problème).
Ce jour là (comme souvent) un message est passé « code bleu à l’accueil ! » (comprenez urgence vital !)

Nous repartons à la guerre.

Après 2-3 renseignements pris auprès de l’équipe, nous apprenons qu’une personne qui attendait en salle d’attente, depuis déjà plusieurs heures, a fini par se dégrader alors que ce n’était pas prévu du tout…

Pour la faire courte :
Patient de 80 ans avec beaucoup d’antécédents qui venait pour une simple chute. Sauf qu’après plusieurs heures d’attente (car cette dernière n’étant pas prioritaire par rapport à d’autres cas plus grave) a fini, par un coup du sort, en arrêt cardiaque.
L’équipe d’accueil (comme souvent) découvre cette personne par miracle (en passant par hasard à ce moment là, ou bien cette personne nous avais demandé un service juste avant et un répit de courte durée nous permet d’aller satisfaire cette demande) et découvrons cette dernière au plus mal.

L’équipe entière est mobilisée en une poignée de seconde pour faire le maximum afin de la « récupérer »
Sauf qu’après des minutes passant comme des secondes (45min) nous sommes au regret de constater le décès.

Résultat de cette situation :

  • Une personne en train de décéder au milieu d’une salle d’attente engorgée;
  • et ce dans l’indifférence générale;
  • équipe d’accueil au plus mal psychologiquement car se sent responsable d’être passée à côté de quelque-chose d’imprévisible;
  • pas le temps de s’apitoyer, 30 autres personnes attendent le meilleur de nous mêmes !

Je vous laisse imaginer ces collègues d’accueil rentrer chez eux le soir avec cela sur la conscience….

Vous arriveriez à dormir vous ?

Le réveil sonnera quoi qu’il arrive à 5h30 pour enchaîner sur un autre poste !
Dans quel état de fatigue et psychologique imaginez-vous recommencer une nouvelle journée ?
Mais pas le choix ! « Vous êtes grassement payé pour ça » comme le souligne si bien la plupart des gens.

Et vous, vous vous voyez finir vos jours de cette façon, seul, dans un endroit austère, sur un brancard, au milieu d'inconnus, dans l'indifférence générale et sans une main chaude qui est là pour vous accompagner ou simplement vous dire "ça va aller" ? J'espère que cela vous prend aux tripes car personnellement, ça me déchire.

Bref,

l'après-midi se passe et la situation devient catastrophique :

Une vingtaine de patients en attente de pouvoir être installé et bénéficier de la visite du médecin et qui lancera les examens tant attendus.

Pour information, j'attire votre attention sur les délais et conditions d'un examen ou résultats :

  • résultats de prise de sang environ 2h;
  • une demande d'imagerie (scanner) se fait selon l'avis du spécialiste et du radiologue et cet examen aura lieu en fonction de l'activité de l'ensemble de l'hôpital (oui, un scanner n'est pas uniquement dédié aux urgences mais à l'hôpital complet parfois !)
  • Ensuite, l’interprétation de cet examen réalisé est soumise à  l'étude du radiologue, ce qui prend un certain temps étant donné qu'il est seul à fournir un compte rendu pour l'ensemble des imageries réalisées sur l'hôpital !

Une fois l'ensemble des résultats d'examens reçu, (qui, rappelons-le, ne dépends donc pas du service des urgences) nous pouvons émettre un diagnostic :

Tout est rassurant, on s'arrête là, retour à domicile possible.
Oui, parfois on a mal au ventre on ne sait pas trop pourquoi mais personnellement, je ne me précipite pas aux urgences pour cela. 
Surtout quand cela dure depuis 10 ans (vécu) et qu'on ne prend pas la peine de consulter son médecin traitant car il est toujours plus facile de venir au Mc-do (pardon... au drive du soin). Ou de s'entendre dire que le médecin traitant ne consulte pas avant une semaine, mais que le patient a mal depuis 1 mois... C'est vrai, on est plus a une semaine prêt.

Ou bien, une pathologie est diagnostiquée et là, les ennuis commencent....
Cas classique : dame de 88 ans aux multiples antécédents, à qui on a diagnostiqué une fracture de l'épaule qui n'est pas opérable (au vu des antécédents). Cette dame vit seule à domicile, je vous laisse donc imaginer laisser rentrer cette dernière seule à la maison avec un bras en moins pour satisfaire ses actes de la vie quotidienne. 

Éthiquement, l'urgentiste que je suis me dit de ne pas laisser rentrer cette dame, seule à domicile, isolée, handicapée, ne pouvant s'occuper d'elle même dans la vie quotidienne.
Mais malheureusement, faute de lits, et comme cela ne nécessite pas de prise en charge chirurgical, le service qui aurait pu l'héberger refuse de la prendre, vu qu'il ne vont rien lui faire (sous-entendu, perte d'argent pour le service car pas d'acte de chirurgie facturé).
Nous devons donc garder cette dame aux urgences, sur un brancard, en attendant qu'un service disposant d'un lit, trouve le cœur de la garder en attendant, soit un placement, soit qu'elle se remette de cette fracture (au minimum 6 semaines....)

Ce cas là n'est malheureusement pas isolé et est applicable pour tous les types de pathologies et situations sociales diverses que l'on rencontre aux urgences.

Pour résumer : 

Faute de lits, faute de personnel compétent (sous-entendu, fuite de personnel épuisé), faute de devoir faire des choix sur les patients à hospitaliser (20 candidats pour 5 postes !), nous devons garder des malades aux urgences, dans des locaux et conditions de soins indécents, car non destinés à faire de l'HOSPITALISATION mais de la CONSULTATION.
Petite question au passage (du vécu !) :
Le père de monsieur le Maire fini aux urgences, va-t-on mettre les moyens pour que ce dernier bénéficie des meilleurs soins ?
La réponse est oui (du vécu je le répète), comme par enchantement, un lit se libérera pour traiter cette personne comme il se doit !

La médecine à 2 vitesses cela vous parle ?

19h : Enfin l'heure de la relève !
Après une journée qui ne satisfait personne (tant éthiquement que physiquement, moralement et j'en passe) vient ce sentiment du travail bâclé  (euphémisme). Nous laissons un service à l'agonie pour nos pauvres collègues qui, on le sait vont en baver durant les 12 prochaines heures…

Et la boucle se répétera ainsi durant, jusqu'à ce que l'activité baisse par un coup de chance.
Voilà une journée classique. Rien que de la décrire, j'ai honte de ce que je peux faire (ou ne rien pouvoir faire).

J'ai choisi ce métier pour faire de l'humain, de la bienveillance, de la bientraitance, pour sauver des vies et m'occuper de personne en détresse dans de bonnes conditions. Et malheureusement, après toutes ces années d'études, de sacrifice, c'est la désillusion totale et je suis en train de faire tout le contraire de ce qu'on m'a enseigné, de ce en quoi je croyais.

Aujourd'hui, je ne peux plus me regarder en face et continuer ainsi, continuer dans ces conditions, pas comme ça !

Alors aujourd'hui plus que jamais, jusqu’à quand cette situation va-t-elle perdurer ?

Va-t-on enfin mettre les moyens dans l'hôpital public à l'agonie ?

Ou alors, quelque-chose m'échappe et les moyens sont mis pour détruire l'hôpital, ce qui est en très bonne voie !

Monsieur Macron, avec tout le respect que je vous dois, vous avez déclaré un certain 16 Mars 2020 que nous étions en "guerre".
Et le 9 Novembre 2021, vous avez encore salué nos efforts malgré notre fatigue.
Monsieur Macron, nous sommes en guerre depuis des années à l'hôpital !
Monsieur Macron, ce n'est plus de la fatigue, mais un burn-out général !
Monsieur Macron, je vous le dis, bientôt je rendrai ma blouse et c'est une certitude !

Et vous que me lisez, vous qui nous avez applaudi tous les soirs durant le confinement à 20h, vous vous souvenez ?
Au lieu de régler vos comptes avec le personnel qui n'y est pour rien dans ce naufrage, allez demander au capitaine pourquoi votre mère de 80 ans traîne sur un brancard depuis 24h !
Pour une fois, soutenez-nous véritablement en nous défendant car nous ne pouvons rien faire de notre côté. Nos grèves sont vaines car réquisition oblige, nous devons assurer notre service coûte que coûte ce qui fait que nous ne sommes jamais écoutés et c'est pourquoi les conditions se dégradent.

Car nous assurons coûte que coûte sans jamais se plaindre. Car nous écopons chaque jour pour éviter de finir à l'eau.
Car c'est pourquoi nous faisons ce métier. Mais aujourd'hui, personnellement, j'en deviens inhumain et je me dois d'arrêter.

Cela doit cesser.

Vous vous dites sûrement que j'ai de la haine à travers mon discours. Que j'en veux à la terre entière pour cette situation.
Oui, je suis passé par cette phase là, car je m’efforçais de tenir, de faire mieux avec rien et de me dire qu'à force on serait entendu et que les choses changeraient.

Aujourd'hui, après avoir vécu l'horreur du COVID, et d'un retour à la vie chaotique post-confinement pour les urgences dans un hôpital déjà à l'agonie, j'ai dépassé ce stade et suis à présent dans la résignation.

Alors oui, aujourd'hui je peux vous dire que je vais quitter le navire, car je sais pertinemment qu'il va couler et que c'est inéluctable.

Mais je ne cesserais de penser à mes collègues qui continuent de tenir, mais jusqu'à quand ?
Certains ont déjà pris la bonne décision et sont déjà partis, je suis en train de m'y préparer également, mais pour les autres ?

Il se passera quoi ?

Entendra qui veut ces cris et SOS (comme chantait si bien Balavoine), mais personnellement, je dis CA SUFFIT !
Pour les autres, chers collègues, pour ceux qui se reconnaissent dans ce récit, pour ceux qui, dans leur coin, ne supportent plus cette situation, vous n'êtes pas seuls !
Au contraire, nous sommes une profession (toutes catégories confondues) dont le nombre pourraient largement faire changer les choses. 
Si nous nous unissons et combattons main dans la main, je sais qu'il est largement possible de faire bouger les choses.
Nous travaillons avec des humains et pour de l'humain alors restons le et surtout soutenez-vous les uns des autres.
Unissez vos voix pour un changement radical et rapidement, nous allons perdre sinon.

Perdre notre confiance en soi, perdre nos valeurs, perdre notre éthique, perdre notre morale, perdre ce pourquoi nous avons choisi ce métier passionnant, perdre la bataille car oui, "nous sommes en guerre" pour reprendre les termes de notre Président, en guerre contre ce rouleau compresseur administratif qui nous empêche de travailler dans des conditions au minimum acceptable.

Nous avons soi-disant un des meilleurs systèmes de santé qui se veut juste, mais à quel prix ?
Ce prix justifie t-il les conditions dans lesquelles nous faisons notre travail ?
Ce prix justifie t-il de maltraiter nos aînés qui ont déjà vécu la guerre ?
Ce prix justifie t-il de manquer autant de moyens pour "simplement" exercer notre travail sereinement ?

A vous d'en juger.

Signé : un soignant épuisé en reconversion

#balancetonhosto #balancetesurgences #personnelenburnout

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