NOTHING TO HIDE en campagne (de Crowdfunding)

Le documentaire sur la surveillance de masse NOTHING TO HIDE (partenaire de Mediapart) est en tête de la catégorie cinéma sur la plateforme de 'crowdfunding' Kickstarter. Un modèle de financement qui présente des opportunités nouvelles, des espoirs et encore quelques limites. (Voir la bande-annonce).



Les auteurs du documentaire NOTHING TO HIDE ont lancé une campagne de ‘crowdfunding’ (récolte de fonds en ligne) dimanche 10 janvier.

Pour rappel, notre film s’intéresse à l’argument « je n’ai rien à cacher » largement répandu dans le débat quand il est question de sphère privée et de surveillance de masse. Nous travaillons sur le sujet depuis plus de six mois et faisons désormais appel aux contributeurs pour mener le projet à terme .

NOTHING TO HIDE a bénéficié jusqu’ici d’un fort soutien en ligne et est actuellement en tête de la catégorie Cinéma sur la plateforme américaine Kickstarter. Il reste toutefois un long chemin à faire pour atteindre notre cible et le modèle « all or nothing » de la plateforme Kickstarter ne laisse pas le droit à l’erreur. Cette campagne a demandé un investissement conséquent et nous espérons pouvoir la terminer dans les meilleurs délais pour nous concentrer sur le documentaire. 

Voir la bande-annonce  (La vidéo complète est en anglais, la bande annonce du film sous-titrée en français - sans la présentation des auteurs - est disponible en bas du lien)

Les promesses du crowdfunding

Il est intéressant de noter qu’un projet de documentaire indépendant peut aujourd’hui avoir accès à des canaux de financement, de production et de diffusion alternatifs. Sans toutefois que ceux-ci puisse encore rivaliser avec les canaux classiques en termes de financement. Même si l’objectif de notre documentaire était atteint (et même doublé), il ne pourrait couvrir l’ensemble des coûts de production et des coûts salariaux. Les canaux classiques le permettent encore tant bien que mal, mais sont soumis à des logiques économiques qui nuisent à l’indépendance de certains projets. Le modèle n’en est pas moins porteur d’espoir.

Autre aspect intéressant : le « crowdfunding » donne l’opportunité aux internautes non seulement de soutenir des projets mais de contribuer directement aux tendances.  Impossible pour un porteur de projet d'ignorer les attentes des 'crowdfunders'. En termes macroéconomiques, c'est désormais la demande qui prime sur le monopole de l'offre. C’est d'ailleurs ce que prévoyait David Bowie dès 1999 dans une interview sur le futur de l'industrie musicale et l'internet : « maintenant c’est l’internet  qui porte l’étendard (…) J’approuve l’idée d’une démystification entre l’artiste et l’audience. Tout est une question de communautés et le modèle reposera de plus en plus sur l’audience ».

Nous sommes heureux de voir que les interrogations posées par NOTHING TO HIDE semblent être partagées par un nombre important de personnes à travers le monde. Nous devons aussi le dynamisme de ce début de campagne à ceux qui nous suivent et ont été actifs sur les réseaux sociaux, parmi lesquels un certain nombre de lecteurs de Mediapart. Nous espérons pouvoir compter sur leur soutien dans les prochains jours. Après sa diffusion en Allemagne, le film sera partagé avec une licence ‘Creative Commons’, permettant sa diffusion, son utilisation et son édition (à des fins non commerciales). 

Marc Meillassoux & Mihaela Gladovic 

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