Nothing to Hide: projection-débats

"Reprenons le contrôle de nos données!" Nothing to Hide, un documentaire sur la surveillance, sera projeté à Bordeaux lundi (27/03 à 20.30) et à Paris mardi (28/3 à 17.30).

Après sa sortie en Allemagne fin 2016, le documentaire franco-allemand Nothing to Hide tourne en France: après Rouen, Corte et Toulouse, le documentaire sera projeté au cinéma Utopia à Bordeaux lundi (27/03 à 20.30) et à l'Université Paris Descartes mardi (28/3 à 17.30, entrée gratuite sur inscription: up5.de/nth). Les deux scéances seront suivies d'un débat:

Bande-annonce de Nothing to Hide © Marc Meillassoux


Lundi 27 MARS 2017 à 20h30 au Cinéma Utopia Bordeaux
SOIRÉE-DÉBAT : "Rien à cacher ? Reprenons le contrôle de nos données !"

Organisée par l'association Aquilenet et la Ligue des Droits de l'Homme Gironde
Projection suivie d'un débat avec François Pellegrini, professeur d'informatique, Université de Bordeaux, Pierre Grange Paderas, artiste hacker (Openbeelag.org), Jean-Claude Guicheney, président de la LDH Gironde, et des membres d'Aquilenet, Fournisseur d'Accès Internet associatif.

MARDI 28 MARS 2017 à 17.30 à l'Université Paris Descartes

PROJECTION-DÉBAT: "Protection des données" Débat avec Fabrice Epelboin, entrepreneur, enseignant à l'IEP Paris et intervenant dans Nothing to Hide, George-Louis Baron, professeur en sciences de l'éducation à Paris Descartes, David Janiszek, maître de conférences en Informatiques. Au centre universitaire des Saint-Pères, 45 rue des Saint-Pères, Amphithéâtre Binnet ENTREE GRATUITE, INSCRIPTION OBLIGATOIRE: up5.de/nth

 

Les trois lanceurs d'alerte de la NSA, Thomas Drake, William Binney et Edward Snowden dans Nothing to Hide © CNN Les trois lanceurs d'alerte de la NSA, Thomas Drake, William Binney et Edward Snowden dans Nothing to Hide © CNN

Nothing to Hide est un documentaire dédié à la question de la surveillance de masse et à son acceptation dans la population. Il est réalisé et produit par deux journalistes français et allemands, Marc Meillassoux et Mihaela Gladovic. Le documentaire a été « crowdfundé » par plus de 400 internautes.                  

Nous nous accordons généralement à dire que les régimes de surveillance sont intrinsèquement liberticides et dangereux. Nous utilisons pourtant un nombre croissant de services et applications « gratuites » comme Facebook, Google, Whatsapp etc... Les révélations Snowden ont démontré que les données récoltées par ces entitées privées pouvaient servir de matière première à la surveillance de masse (programmes PRISM, XKeyscore…).

La réponse à ce dilemme a été fourni entre autres par Eric Schimdt, le PDG de Google, et est repris régulièrements par nos politiciens : « si vous n’avez rien à cacher, vous n’avez rien à craindre ». Ainsi chacun d’entre nous peut continuer de bénéficier en toute sereinité de ces services « gratuits » en ligne, de se répéter « je n’intéresse de toute façon personne » et qu’à la fin « ils peuvent bien regarder, je n’ai rien à cacher ».

 L'expérience MISTER X

Ce que trahit l'IPhone de Mister X Ce que trahit l'IPhone de Mister X

 Nothing to Hide interroge les implications de la surveillance de masse à travers une vingtaine d’intervenants et 5 protagonistes. Le personnage principal est un jeune artiste berlinois, qui pense n’avoir « rien à cacher ». Il accepte d’être surveillé durant 30 jours sur son iPhone et son ordinateur.

Le but de l’expérience Mister X est de savoir ce que Facebook, Google & Co – et donc potentiellement les agences de surveillance – peuvent apprendre d’un individu en seulement un mois. L’objectif sous-jacent est de comprendre ce que les seules « métadonnées » (données de connexions, heures et fréquences d’appels, positions GPS etc) renseignent sur une personne, sans avoir recours à aucun contenu (message sms, conversation audio, corps de mail etc). Les dernières lois de surveillance en France, Allemagne, Angleterre, etc se focalisent en effet principalement sur ces « métadonnées », assurant ainsi une meilleure « protection de la vie privée »…

Mister X croise le chemin d'autres victimes de la surveillance: surveillés tantôt par les renseignements généraux français, tantôt par la police criminelle allemande (BKA) et ou encore par la Police d'Etat  de l'ex-RDA (la Stasi). Comme ces derniers, le jeune artiste va être confronté à l'expérience de la surveillance... Qui ne le laissera pas sortir indemne.

Evènements Facebook:

Bordeaux

Paris

Evènements à venir (mis à jour régulièrement):

https://nothingtohidedoc.wordpress.com/

Nothing to Hide sur Facebook

 

 

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