La « post-vérité Trump » ou l’avènement de l’ère du non-sens !

« En fin de compte, celui qui prend la plume en main doit sans cesse lutter avec cette question : Quelle est la dose de réalité que je peux supporter ? » Asli Erdogan

 

Ce à quoi nous sommes en train d’assister aux États Unis, bien loin d’être un renversement de valeur en regard de la période précédente, devrait être vu et compris comme une simple gradation dans l’organisation stratégique des pouvoirs qui régissent le monde (ou croient le faire !).
En s’isolant un tant soit peu des réactions passionnelles (d’adhésion ou de répulsion) que ne peut manquer de provoquer le
maniement outrancier de la marionnette Trump il n’aurait pas dû être si difficile de percevoir l’arrière scène de cet immonde spectacle et d’en dévoiler les véritables enjeux.
Mais voilà, l’ensemble du  « champ intellectuel » médiatisé (sociologues, politologues, philosophes et autres « experts »), qui, par
principe, se devrait de prendre la distance nécessaire d’avec le phénomène pour le resituer dans le contexte des « jeux  de pouvoirs » qui régissent objectivement notre destinée, demeure enlisé dans ses pré-acquis, bien incapable de s’élever au dessus de ce qui, à présent, foncièrement le constitue. Même s’il existe encore  d’évidence, de nombreuses et multiples intelligences  qui pensent le monde hors du cadre doxique, aucune de celles  qui s’en extraient radicalement ne peut espérer accéder à une audience de masse. Il est encore possible, bien que très difficile, de faire entendre et relayer une analyse critique  de ce qui mijote à l’intérieur du chaudron mais l’omerta est sans faille dès qu’il s’agit de le décrire dans son entier…
Tous ces gens dépendent financièrement, socialement et culturellement du brouet dans lequel ils baignent (et survivent) et n’ont, de ce fait, aucune liberté pour penser la réalité autrement qu’à travers le prisme déformant qui leur est imposé et que, pour la plus grande majorité, ils ne sont même  plus aptes à identifier.
Et puis, et ils sont certainement les plus nombreux, il y a ceux qui collaborent en toute connaissance de cause et qui, de la manière la plus cynique qui soit, participent activement à la production du miroir déformant, se comportant, en quelque sorte, comme une armée de vaillants petits artisans œuvrant hardiment et sans relâche à déployer et fortifier l’édifice. Apprécier, de nos jours, leurs progrès au prorata de leur morgue  et de leur impudence, permet sans peine de se faire une idée de l’avancée des travaux !

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Ce petit préambule n’a pour seul objet que d’expliciter mes propres motivations à écrire ce texte, effort dont je pourrais me dispenser si ce que je tente d’y exprimer m’était offert par ailleurs. Bien que j’en mesure pleinement l’inefficacité, il devrait me permettre de faire acte de résistance et d’en être soulagé et puis, qui sait, de proposer à quelques éventuels lecteurs un reflet matérialisé de leurs propres pensées.  

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Bien évidemment la première idée reçue à déconstruire devrait être celle qui veut nous persuader que l’élection d’une personne à la tête d’un Etat est un (voire « Le ») processus démocratique. Bien que son crédit au sein des populations soit largement écorné force est de constater qu’il continue à fonctionner « à plein régime » ! Et cela renvoie immédiatement à la question suivante :
Pourquoi des personnes qui n’ont plus aucune illusion, ni sur la sincérité, ni sur la loyauté de celles qu’elles portent au pouvoir continuent-elles à le faire en masse ?
D’abord et avant tout parce qu’ils sont conditionnés depuis plus de deux siècles à croire que l’acte de voter est l’acquis essentiel de leur citoyenneté et qu’ils participent ainsi, de manière souveraine et déterminante, aux grandes orientations de l’organisation sociale. Alors qu’en réalité, ce « droit » ne leur a été concédé que parce qu’il était le meilleur moyen, pour les classes dominantes, de légitimer leurs pouvoirs. Cette ridicule miette d’influence politique (plébisciter un nom propre ou répondre, par oui ou par non, à une question rudimentaire), mythifiée en tant qu’indépassable institution démocratique (
«La démocratie est le pire des systèmes, à l'exclusion de tous les autres.» W Churchill himself dixit)  n’est au fond qu’un des détournements les plus réussis de l’idéologie et de la rhétorique réactionnaire. Et, de nos jours, c’est bien le summum de cette mythification élective (se souvenir qu’élire et élite ont la même étymologie, origine bien plus aristocratique qu’égalitariste…) qui s'accomplit  à travers le « plébiscite » présidentiel. L’observation du cheminement qui nous a mené du renversement de la royauté par les révolutionnaires Français, adossés à l’essentielle idée que « l’autorité de l’Un ne peut prévaloir celle de Tous »[,1] à la légalisation d’un monarque républicain grâce à un prétendu « processus démocratique » devrait suffire à nous révéler l’imposture dont nous sommes finalement les victimes consentantes ! Si on y ajoute le fait qu’aucun de ces « élus » n’a contribué de manière significative à l’instauration d’une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire mais qu’à contrario ils ont bien, depuis plus de deux siècles, tous accompagné (ou se sont soumis) à un ordre économique fondé sur la compétition, l’appropriation et la thésaurisation, et surtout sur l’exploitation du bien commun et des personnes au seul profit des dominants, il n’est peut être pas si difficile de comprendre l’immense discrédit dont ils sont l’objet… Mais alors comment expliquer que cet artifice fonctionne encore !?            
Et bien peut être pour la simple raison  qu’en plus de ceux qui « accomplissent leur devoir » ou « manifestent ainsi leur droit », la grande majorité, mêmes les lucides, continuent de se rendre aux urnes pour sanctionner le tenant du titre ou en choisir un « nouveau » cherchant ainsi à éviter le pire…  En France il n’est pas bien difficile de le vérifier : plébisciter Chirac pour « barrer la route au FN »,  voter Sarkozy pour éviter une femme « Présidente » (lâchée par son propre camp) puis ensuite promouvoir Hollande pour échapper aux dégâts ainsi générés … Et, au moment même où j’écris ces lignes, on peut constater que des centaines de milliers d’ « électeurs de Gauche » ont voté à une « primaire de Droite » tentant pathétiquement d’orienter le choix du futur président, tant il est évident que celui qui va en sortir vainqueur est présumé le devenir puisqu’il est censé être qualifié ainsi d’avance pour le second tour des présidentielles à venir et qu’il servira alors de refuge face à « celle » qu’on nous « prédit » comme sa  finale adversaire… Qui osera contester qu’en France, l’instrumentalisation du FN (depuis son officialisation par Mitterrand permettant à JM Lepen d’accéder à la télévision française au nom du « principe démocratique ») est le principal moteur de motivation et le facteur décisif du taux de participation ?

Si j’ai commencé par évoquer notre petit microcosme hexagonal qui, hors l’intérêt localisé d’occuper les esprits, n’est d’aucune importance dans l’évolution du cours de l’histoire mondiale, ce n’est que parce qu’il doit être vu comme une duplication édulcorée de la tartufferie électorale américaine et sa misérable mais inéluctable préfiguration. Il est bien connu qu’il faut quelques années de latence avant que le modèle américain (en tout domaine) imprègne la société française tant, son passé révolutionnaire égalitariste et solidaire, continue tant bien que mal, à lui fournir de solides ressources pour résister (ce que les néolibéraux de tout poil traduisent en toute candeur par : « 
La France est un pays impossible à réformer ! »)
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Au regard de la « quintessence »  personnifiée  issue des urnes américaines et du processus qui en est à l’origine est-il si rétrograde de s’efforcer, par tous les moyens, de faire obstacle à cette exemplarité… !? Et, toutes affaires cessantes, d’en analyser et comprendre les réelles causalités  au lieu de ne faire que la commenter à longueur de chroniques et de débats ce qui n’a, au final, que pour seul effet de la valider ? Et c’est bien cet insupportable manque que je cherche ici à combler…
La compétition électorale américaine est la parfaite illustration de ce que Guy Debord [2], il y a déjà fort longtemps, a qualifié de « spectacle [pleinement] intégré » (à la fois « diffus » et « concentré ») et n’est en réalité rien d’autre que cela. C’est une manipulation des consciences  (« 
Entertainment-politics » global)  à une échelle difficilement imaginable et d’une extrême efficacité. Il ne s’agit pas simplement (comme j’ai tenté de l’exprimer ci-dessus) d’accréditer l’idée que chaque électeur a un rôle à jouer (et serait donc responsable de son propre futur) et de légitimer ainsi celui qui sera désigné « démocratiquement » comme l’ultime et unique représentant  de cette espérance de progrès  (première imposture qui somme toute se retrouve dans chaque processus électoral) mais de produire en direct un récit suffisamment haletant  pour occuper l’espace informationnel planétaire. L’Amérique,  chantre de « la liberté » (c’est vrai qu’ils ont la statue !) est un pays où le peuple est censé pouvoir changer le cours de son histoire et peu importe que ce soit en bien ou en mal, puisqu’il est souverain. C’est en tout cas le mythe qui doit être diffusé…
Dans le storytelling qui nous occupe le coup de génie des communicants est d’avoir mis en scène les trois personnages (un soi-disant gauchiste, un démagogue réactionnaire subversif et « La » tenante de l’orthodoxie) aptes à motiver les aspirations de l’ensemble des potentiels votants et, bien évidemment, « l’audience » s’est  emballée.
Ce qu’il est possible de résumer ainsi : Ils ont proposé, de manière particulièrement élaborée, que tout change pour que rien ne change !
Peu sont ceux, du moins à ma connaissance, a avoir mesuré l’intoxication médiatique que subit la population américaine depuis de nombreuses décennies car celles  d’Europe occidentale n’en sont encore que partiellement affectées et, pour partie, semblent encore capables (mais là je m’avance...) de faire la différence entre la manipulation et la réalité.
Mais pour une grande majorité des Américains ce seuil a disparu. La manipulation est devenue « La Réalité ». Ils ne perçoivent plus le monde qu’à travers les lucarnes de leurs objets producteurs d’images et ne conçoivent même plus qu’il préexiste un univers environnant. Ces cerveaux parfaitement aliénés sont ainsi malléables  à souhait pour toutes les propagandes aptes à promouvoir et conforter la doxa ultralibérale ambiante. Et le « spectacle » politique en est certainement la manifestation la plus réussie.
Mais tout cela prend véritablement tout son sens si l’on fait l’effort de se mettre un instant à la place de ceux qui réellement « organisent » le monde pour satisfaire leurs appétits carnassiers. La strate politique n’est pour eux que le paravent ou/et l’instrument de leurs stratégies d’accaparement et de domination du monde matériel.  La démocratie représentative, tant qu’elle ne contrarie pas trop leurs projets, demeure bien sûr leur premier choix puisqu’ils en maitrisent du début jusqu’à la fin, les élus ; mais si la population tente de s’organiser pour changer les règles ils est facile de constater qu’ils n’hésitent pas un instant à favoriser l’avènement d’un pouvoir autocratique, voire fasciste (l’histoire du XXème siècle et ce début du XXIème regorgent d’exemples[3]) et, en dernière instance, si cela est vraiment nécessaire, de déployer la force militaire.
En fait, cette fois ci encore ils viennent de conforter leur position sans trop de difficultés…Aveuglés par la répulsion qu’il suscite personne n’a anticipé (moi non plus, je dois le reconnaitre, car l’ampleur de leur perversité, me reste, pour une bonne part encore étrangère !) que Trump pouvait être finalement leur meilleure solution pour assurer la continuité du modèle en place. D’autant que parfaitement novice en politique politicienne et, de fait, totalement dépendant de l’administration du Parti Républicain  il ne serait certainement pas trop difficile à manipuler (du moins le supposent-ils !). Son formidable atout (et il n’est pas sûr qu’il en ait été et soit encore aujourd’hui lui-même conscient) est d’une part d’apaiser la colère et le ressentiment de tous ceux qui ont cru en lui (au moins pour son début de mandat) et, dans le même mouvement mais c’est le plus important, d’avoir, en toute contradiction, réhabilité le pouvoir politique institutionnel, ou du moins en avoir restauré l’illusion.
Pourtant ce consternant polichinelle affiche un « inconvénient » majeur : Même s’il ne semble être, en apparence, que cela donc relativement inoffensif (le parallèle avec Reagan et, encore tout récemment, Bush « Junior », devrait sauter aux yeux) il est de plus en plus clair que sous son accoutrement d’ignare démagogue provocateur c’est bien un concentré des valeurs les plus réactionnaires qui fermente. Et lorsque l’on lâche la bride à de tels monstres rien ne garantit qu’ils seront faciles à contrôler. 
J’aurais ainsi tendance à considérer l’amplification de la contestation de sa légitimité et l’écho qui lui est faite (manifestations, pétitions, recomptage des voix, discrédit du mode de scrutin, etc.) comme la première tentative d’entrave à ses prérogatives (tout particulièrement la nomination de sa « garde rapprochée ») et l’exhortation à un peu plus de servilité envers ses réels instaurateurs. Avec, comme ultime intimidation, la validation, toujours en jeu, par les grands électeurs  le 19 décembre prochain…. Même si ce dernier rebondissement ne peut être totalement écarté  il demeure bien improbable, car ce sont bien les pires néoconservateurs (néo-réactionnaires est bien plus approprié) noyau dur du parti Républicain, qui sont à présent à la manœuvre et assurément peu impressionnables.
Ainsi tous les freins (mêmes fragiles) que l’élection d’Obama avaient engendrés (et que celle de Clinton allait nécessairement prolonger) face aux démentiels et hégémoniques projets impérialistes  mis en place par l’administration Bush (économiques, géostratégiques et donc militaires) sont à présent levés.  Or qui pourrait contester que durant la période du
11 septembre 2001 jusqu’au 20 janvier 2009 la finance internationale en collusion avec les consortiums industriels et militaires n’ont pas connu une expansion sans précédent et se sont « gavés » comme jamais ? Ils ne laisseront pas passer cette nouvelle opportunité…La lie de l’humanité est en liesse  car la route est à nouveau libre !

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Pour finir et prendre un peu de champ théorique il reste nécessaire d’observer pour les dénoncer les bouleversements conceptuels qui accompagnent et cherchent à valider cette folie mortifère.   
Il devrait être clair depuis fort longtemps que la mascarade électorale étatsunienne n’offre aucune possibilité de changement de paradigme. La dominance du « bipartisme » n’a jamais proposé, au final, rien d’autre que la simple alternance entre deux versions (hard ou light) du même démentiel productivisme « libéral » ; dernier terme qui n’est au demeurant que l’établissement, la préservation et, lorsque c’est possible le renforcement  du « champ » institutionnel au sein duquel peut s’ébattre et se déployer (à la fois dans une connivence avérée  et une concurrence féroce mais en toute « liberté ») l’abject caste de ceux qui se croient dominants.
L’affrontement, tous les quatre ans, en vue de remplacer ou reconduire le précédent « élu », permet grâce à une médiatisation forcenée et hégémonique (dont les véritables enjeux sont, je l’ai déjà dit,  bien plus d’ordre économique que politique…) d’entretenir l’illusion qu’il est possible d’infléchir le cours de l’histoire même si, un simple regard en arrière, permet facilement d’invalider cette conjecture. Le capitalisme est inhérent au fondement même des Etats Unis d’Amérique puisque le droit « naturel » à la propriété y est consubstantiel de celui à la liberté (principe originel qui, en plus de deux siècles d’alternance des pouvoirs, n’a jamais été un tant soi peu ébranlé) et, que, de plus, l’idéologie socialiste y est tout bonnement prohibé. La Gauche n’a jamais trouvé d’ancrage aux Etats Unis car ce que ce nom signifie (je devrais certainement plutôt dire « a signifié ») en Europe, est totalement absent de ce qui constitue l’idéalisme fondateur de ce pays. La réussite individuelle, confondue et réduite au mythe du « self made man », est radicalement  antinomique de l’idée de solidarité (c’est d’ailleurs ce qu’incarne dans toute son arrogante « splendeur » D.Trump et ce qui explique aussi en grande partie son populaire succès).     
Est-il donc si manichéen d’affirmer que ceux qui dirigent réellement ce pays depuis son origine (les grands financiers, les grands industriels-commerçants et les grands propriétaires terriens) jusqu’à nos jours, sont par essence de Droite, à moins bien sûr que les mots et les concepts aient perdu toute véracité. Mais n’est ce pas, d’ores et déjà, le cas ? Ne peut-on encore affirmer sans craindre d’être démenti que le langage politique (et même philosophique) n’est plus porteur de sens, ni  d’objectivité ? Le dévoiement et la déprédation systématique du champ des idées
 par « deux siècles de rhétorique réactionnaire »[4] sont en passe d’anéantir toute possibilité de penser lucidement. C’est peut être bien là le plus grave danger auquel l’humanité est aujourd’hui confrontée et, s’il en est encore temps (ce dont je doute !) c’est de ce point de vue qu’il faudrait de toute urgence analyser, comprendre et combattre « l’élection de Trump »…  
Car, au-delà de l’inadmissible instauration d’une telle personnalité comme représentant de la puissance impériale américaine, et dont la « normalisation » médiatique et politique a débuté dans les minutes qui ont suivi l’annonce de son inconcevable désignation, ne venons nous pas d’assister au triomphe du mensonge, à tous les étages de la hiérarchie des pouvoirs !?
Ce qui est le plus intolérable, c’est bien, dès l’apparition sur la scène publique de cet immonde personnalité, la tolérance si ce n’est même le
consentement, qu’a accordé  l’ensemble de la sphère médiatico-politique, à cette impensable déchéance morale. S’il existait encore dans ce monde une « intelligentsia »  des centaines de milliers de voix auraient dû s’élever, pour clamer en cœur que si la prétendue « démocratie représentative » autorise de telles candidatures et finit par les investir d’un immense pouvoir cela prouve qu’elle n’a plus aucune légitimité et que ce résultat n’est, de fait, que l’expression achevée et incontestable de son absolue faillite.
Pour ma part je n’en ai entendu aucune ! Uniquement du « blablatage » sur les effets induits, crains, voire même parfois espérés par cette nouvelle donne… Pire, c’est le néo-concept de « 
post-vérité » qui est entré en scène accompagné de l’ère du même nom, dans laquelle nous serions à présent installés et auquel, bien entendu, il ne nous reste plus qu’à nous adapter !
Alors  qu’un minimum de réflexion sur cette pseudo-notion devrait philosophiquement et sans appel la désintégrer en voici le médiatique résultat :

  • «Post-truth» (post-vérité) a été choisi mercredi comme mot de l’année par le dictionnaire britannique Oxford. Cet adjectif fait référence «à des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles», selon la définition du très sérieux dictionnaire.
    Selon l’Oxford Dictionary, «post-vérité» est devenu en 2016 «un pilier du commentaire politique», son usage ayant augmenté de 2 000% par rapport à l’an dernier, «dans le contexte du référendum sur le Brexit au Royaume-Uni et de l’élection présidentielle aux Etats-Unis». Réf : http://next.liberation.fr/culture-next/2016/11/16/post-verite-mot-de-l-annee-du-dictionnaire-oxford_1528775

Pour qualifier « …des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles» ne devrait-il pas être plus judicieux d’utiliser les expressions suivantes : « le triomphe du mensonge », «L’imposture consacrée », « la fourberie au zénith », « la mystification 2.0 », « la foutaise au pouvoir », ou bien, tout simplement et pour rester tendance, « la post- crétinerie ».
La dérision ne suffira malheureusement pas à endiguer ce flot d’imbécillité apparente et bien que ce soit avec la plus grande répugnance et le sentiment d’affronter une indélébile souillure intellectuelle il est sans doute nécessaire d’admettre que nous (l’humanité) sommes, comme le prétend l’intitulé de ce texte, peut être définitivement entrés dans l’ère du non-sens généralisé et normalisé.
Ma génération, celle qui à vécu le grand chambardement des années 60 et la déconstruction d’un bon nombre de ses déterminismes culturels, a pris conscience très tôt, même si ce fut par pallier, de la duplicité du réel,  des différentes strates de mensonges, de contrevérités qui le structurent. Mais, dans le même temps et en contre point, s'affirmaient autant de voix  d’une exceptionnelle pertinence qui nous éclairaient le chemin et nous permettaient de penser qu’il se trouvait nécessairement une issue, que l’humanité était capable de se comprendre et donc de se modifier.[5]
Par delà leurs divergences, leurs défauts ou leurs qualités, toutes s’accordaient ou s’entrecroisaient sur un point : Le respect du langage, de la logique (au sens du logos) tous deux essentiels composants de notre humanité. A relire aujourd’hui Roland Barthes (je le choisis seulement parce que toute son œuvre est focalisée sur le langage et la sémiologie mais il en va de même pour tous les autres) et à confronter la finesse et la profondeur de ses écrits à ce qui nous advient, on est saisi de vertige devant l’ampleur de la dégradation de la pensée en moins d’un demi-siècle.
Si le mensonge a toujours été consubstantiel à l’exercice du pouvoir nous voilà réduit à rappeler  que la philosophie a, elle, ontologiquement pour objet la quête de la vérité. Alors allons-nous devoir également parler dans un futur proche de « post-philosophie » ?

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La propension du pouvoir étatique à déformer la réalité historique pour servir au mieux ses intérêts (surtout celui de perdurer) est une constante irrécusable. Mais la manipulation de la conscience des peuples à laquelle nous assistons en ce début de millénaire va bien au-delà d’une simple altération. Et le gouvernement des Etats Unis issu de l’élection de Georges W Bush en est depuis 2001 le primordial instigateur et exécutant. J’en donnerai comme premier élément de preuve cette citation attribuée à son ex-conseiller (Karl Rove) non relevée comme elle aurait dû:

  •  "Nous sommes un empire, maintenant, poursuivit-il, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité, judicieusement, comme vous le souhaitez, nous agissons à nouveau et nous créons d'autres réalités nouvelles, que vous pouvez étudier également, et c'est ainsi que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l'histoire (...). Et vous, vous tous, il ne vous reste qu'à étudier ce que nous faisons." (17octobre 2004) Cf. note de bas de page pour la version américaine[6]

Cette arrogante et effarante posture ne peut être vue et comprise que si on la relie à ce qui s’est passé quatre ans en arrière  et  seulement  9 mois après l’investiture de l’administration Bush. La quasi-totalité des commentateurs ou/et analystes de la vie politique « mainstream »  (toutes origines confondues) s’accordent pour considérer la date du 11 septembre 2001 comme le seuil d’une « nouvelle » période historique. Mais ils le font tous (ou presque) après avoir adhéré, cautionné, normalisé la version officielle établie par le gouvernement américain sans avoir pris la moindre distance critique à son égard.         
Or, ce jour là, les « Twin Tower » du
World Trade Center se sont effondrées sur elles-mêmes, de toute évidence pour tout esprit rationnel, en parfaite corrélation avec l’effet obtenu dans un « processus de démolition contrôlée » alors que la version officielle a attribué, au mépris absolu des lois fondamentales de la physique, leur destruction aux conséquences de l’impact provoqué par deux avions de ligne venus les heurter successivement dans leurs parties supérieures.

  • Il est physiquement impossible qu’un « gratte ciel », quel qu’il soit, puisse s’effondrer sur lui-même dans pratiquement le même temps que prend, par exemple, une balle pour tomber de sa hauteur maximum sauf si sa structure interne est minée. Selon le rapport de la Commission sur le 11-Septembre (NIST, rapport final, oct. 2005, p.322) «  les temps de chute seraient respectivement   de 11,5 et 12,6 secondes pour les Tours Sud et Nord »alors que la balle en chute libre aurait mis 9,22 secondes ce qui signifie que les parties supérieures des tours (celles au dessus des impacts) sont tombées comme s’il n’y avait rien en dessous d’elles ! Il est pourtant également incontestable que les parties inférieures des bâtiments étaient demeurées intactes après les collisions (en particulier aucune présence avérée de feux susceptibles de les fragiliser) ce qui réfute imparablement l’hypothèse de l’écroulement par écrasement successif (théorie du « marteau pilon » !) des étages l’un sur l’autre car ce scénario implique inéluctablement un ralentissement de la chute. (cf. annexe en fin de texte).

Cette seule contradiction irréductible entre les faits scientifiques (la réalité) et le récit institutionnel aurait dû (devrait toujours) être, en soi, plus que suffisante pour le mettre en doute. Or elle n’est que la première et la plus évidente de la multitude d’antilogies qui le discrédite de fond en comble…  Mais ce texte n’a pas, bien sûr, pour objet d’en faire une liste détaillée[7] et mon propos n’est pas de chercher à persuader qui que ce soit de la véracité de ce qui précède. Cela a déjà été fait, de manière irréfutable, par des associations citoyennes regroupant l’ensemble des secteurs professionnels concernés  (ingénieurs, architectes, pilotes, universitaires, militaires, etc.) et il suffit à celle ou celui qui s’interroge de consulter le site  reopen911  pour découvrir « le reste » de cette impensable imposture. Or si ce travail d’analyse et d’enquête a été et est toujours indispensable à toute la partie de la population mondiale qui ne s’est pas totalement laissé abuser il n’a pas abouti (comme le nom du site le réclame) à changer le « cours de l’histoire ». Toutes ces personnes indignées et soucieuses de rassembler le maximum d’informations pour démentir, point par point et dans les moindres détails, la fiction des autorités n’ont pas perçu (mais comment l’auraient-elles pu ?) qu’au-delà de la matérialité des faits, eux objectivement contestables, se situait la « Structure Etatique » elle, par essence, inamovible. Pour le dire autrement, parvenir à dévoiler le mensonge, ne pourrait manquer de provoquer l’effondrement général du pouvoir institutionnel américain. Ou encore l’importance du potentiel instigateur incriminé le place irrévocablement hors de toute atteinte… Il n’y a là rien de bien nouveau : c’est bien cette stratégie qui permet au système bancaire de prendre d’énormes risques financiers assuré qu’il est, en cas de risque de faillite, d’être renfloué par l’Etat… (Too big to fail  )              
En fait, à l’inverse, c’est donc de l’impossibilité de faire émerger la vérité qu’il faut aujourd’hui se préoccuper…Et prendre conscience, tout d’abord, que ce  questionnement a nécessairement été au centre des préoccupations stratégiques des cerveaux fêlés qui ont fomenté cette infamie. Et c’est bien là que les propos de Karl Rove acquièrent toute leur signification !
Car il n’est pas concevable que les véritables planificateurs de la destruction des trois tours du WCT n’aient pas prévu, de par la conception même de « L’opération » [avions de ligne les percutant dans des conditions de vol insoutenables (vitesses, altitudes, trajectoires), type d’effondrement incompatible avec les impacts, pas d’avion pour le WCT-7, etc.] et donc quels que soient la finesse et le soin de son exécution sa faiblesse logique, une stratégie pour rendre crédible le « storytelling » à faire, ensuite, « avaler » à l’opinion publique et pour verrouiller toutes les contestations qui immanquablement allaient survenir.
Les premières pièces poussées sur l’échiquier ont eu pour noms « effet de sidération » et « pouvoir de l’image vidéo ». Il faut l’avoir vécu « en direct » et par écran interposé, pour bien se rendre compte qu’il était alors totalement impossible de prendre la distance nécessaire pour analyser lucidement ce à quoi, chacun d’entre nous, seul ou en groupe, étions confrontés. Nous assistions,
médusés, à une sorte de film catastrophe dont nous étions pourtant persuadés qu’il était une représentation fidèle de ce qui se passait en réalité. Les avions s’encastraient dans les tours en explosant et puis, presque simultanément les tours s’effondraient. Le questionnement sur la relation de cause à effet n’avait aucune place pour exister. Et, bien sûr, le matraquage visuel s’est poursuivi pendant les semaines suivantes… Et comme l’annonce officielle d’un attentat organisé par Al-Qaïda et Ben Laden (qui a toujours nié toute implication et n’a jamais été inculpé par les autorités américaines) est immédiatement venu se superposer aux images, le tout relayé et cautionné par l’ensemble des mass-médias, il est assez facile de percevoir les difficultés à mettre en œuvre la moindre controverse d’envergure.    
Les autres pièces à déplacer n’étaient plus qu’une formalité :

  • Le rassemblement de la nation autour du drapeau et du Président devenu « chef des armées » pour venger les morts, assurer la défense du territoire et mener à « bien » la lutte contre le « mal ».
  • Puis, dans la foulée, la décision quasi immédiate (rien d’étonnant puisque ce projet était dans les cartons depuis plus de 10 ans) de partir en guerre contre le régime Taliban, en Afghanistan, base arrière supposée des « terroristes ».
  • Enfin, légitimés par des mensonges éhontés et avérés sur la présence en Irak d’armes de destruction massive les EU se tourneront dès 2003, vers l’Irak, pour y mener une guerre des plus effroyables[8] dont nous vivons, à présent chaque jour, les cauchemardesques conséquences… 

Dans ces conditions toutes pensées dissidentes remettant en cause la version officielle furent immédiatement suspectées d’antipatriotisme (voire de négationnisme). Dans le même mouvement, les autorités désignèrent ceux qui persistaient, pour en extraire les mensonges, à « fouiller les décombres », de « complotistes » ou « conspirationnistes », ce qui est un comble de perversité puisque cela revient à accuser celui qui cherche à dénoncer les conspirateurs d’en être un, lui-même !

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Seize années à présent nous séparent de cet hallucinant moment…Et c’est à dessein que j’utilise ce qualificatif car je pense que nous (l’humanité) avons plus été soumis à la projection médiatique d’une illusion à l’échelle planétaire que réellement informés sur un fait historique. Les tours se sont bien effondrées, c’est irréfutable… Mais qui est à l’origine de cette destruction ? Certainement pas deux avions ! Les autorités américaines ont menti et ont élaboré, construit de toutes pièces, un « fausse » vérité, la vérité d’après, et soudain tout s’éclaire... une « post-vérité ».
Or ce qui est « vraiment » nouveau derrière cette monstrueuse « réalité historique », prolongée aujourd’hui par ce dévoiement sémantique ce n’est pas que les pouvoirs (quels qu’ils soient !) aient déformé les faits pour les faire coller à leurs intérêts ou stratégies, mais bien plutôt et de la manière la plus cynique qu’il soit, de les avoir produits sciemment afin d’engendrer la « vérité » qui leur convenait. Rappelez-vous :

  • "Nous sommes un empire, maintenant, poursuivit-il, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. »

De ce point de vue Trump n’est donc rien d’autre que la suite logique de ce processus enclenché en ce début de millénaire. Il est la nouvelle « construction » des mêmes (ou de ceux qui leur ont succédé) qui, ce 11 septembre maudit, ont osé détourner le sens de l’histoire humaine et nous ont projeté, à court terme, vers un démentiel chaos. Ils viennent de récidiver et personne ne bronche ! La normalisation de l’insensé s’est faite sans aucun heurt, en toute impassibilité…  Car l’accoutumance à la fausseté et au mensonge s’est généralisée au point d’être maintenant inscrite  dans le vocabulaire et la rhétorique. Roland Barthes nous avait pourtant alertés :

  • « La langue, comme performance de tout langage, n'est ni réactionnaire, ni progressiste ; elle est tout simplement : fasciste ; car le fascisme, ce n'est pas d'empêcher de dire, c'est d'obliger à dire.
    Dès qu'elle est proférée, fût-ce dans l'intimité la plus profonde du sujet, la langue entre au service d'un pouvoir. En elle, immanquablement, deux rubriques se dessinent : l'autorité de l'assertion, la grégarité de la répétition….. (Ici !) »
    Leçon inaugurale de la chaire de sémiologie littéraire du Collège de France, prononcée le 7 janvier 1977.

Mais, aux  dernières nouvelles, il serait mort !

 

Le 6 décembre 2016

Singulier.eu

 

 


[1] Il faut lire à ce sujet le discours de Robespierre [« Discours contre le veto royalsoit absolu, soit suspensif »][1] où il s’exprime avec la plus grande clarté:

-        « Celui qui dit qu'un homme a le droit de s'opposer à la loi, dit que la volonté d'un seul est au dessus de la volonté de tous. Il dit que la nation n'est rien, et qu'un seul homme est tout. S'il ajoute que ce droit appartient à celui qui est revêtu du pouvoir exécutif, il dit que l'homme établi par la nation, pour faire exécuter les volontés de la nation, a le droit de contrarier et d'enchaîner les volontés de la nation ; il a créé un monstre inconcevable en morale et en politique, et ce monstre n'est autre que le veto royal. »

 

[2] Cf. Guy Debord : « Commentaire sur la société du spectacle » (1988) .

[3] Sommes-nous en mesure de faire référence à un soulèvement populaire de ces quinze  dernières années dont il serait possible de constater ne serait ce qu’un début de réussite en regard des espérances engagées (Tunisie, Egypte, Lybie, Ukraine, Syrie, Yémen, Grèce, Espagne, j’en oublie certainement …) !?.  Peut être l’Islande, bien que si je me réfère au dernier article du Monde Diplomatique que j’ai lu concernant ce sujet et le résultat des dernières élections, il semble bien que la relance économique en plein essor est en passe de balayer allégrement toutes les avancées sociales qu’avait générées la nécessaire solidarité face au dénuement produit pas « la crise ».    

[4] Cf. l’ouvrage éponyme d’Albert Otto Hirschman, référence indispensable à toute tentative de compréhension de notre situation (http://appli6.hec.fr/amo/Public/Files/Docs/296_fr.pdf)

[5] Pêle- mêle et évidemment de manière non exhaustive : Camus, Sartre, Beauvoir, Deleuze, Guattari, Foucault, Derrida, Castoriadis, Bourdieu (tout particulièrement lui), mais aussi bien sûr Barthes et avant eux, Marx, Nietzche, Kafka, Freud, Marcuse, Einstein, etc. etc. et ce ne sont que les plus connus.

[6] The source of the term is a quotation in an October 17, 2004, The New York Times Magazine article by writer Ron Suskind, "Faith, Certainty and the Presidency of George W. Bush," quoting an unnamed aide to George W. Bush (later attributed to Karl Rove):

The aide said that guys like me were "in what we call the reality-based community," which he defined as people who "believe that solutions emerge from your judicious study of discernible reality." ... "That's not the way the world really works anymore," he continued. "We're an empire now, and when we act, we create our own reality. And while you're studying that reality—judiciously, as you will—we'll act again, creating other new realities, which you can study too, and that's how things will sort out. We're history's actors…and you, all of you, will be left to just study what we do."

[7] Il me semble cependant utile d’évoquer ici l’effondrement magique de la tour WTC7 car médiatiquement occultée,   

7 heures après les tours jumelles, une troisième tour haute de 47 étages, le WTC7, s'est effondrée sur elle-même en à peine 7 secondes. Sans raison apparente puisqu'aucun avion ne l'avait percutée. Chose étrange, la BBC et CNN annonçaient son effondrement ... avant même qu'il ne survienne ! La Commission d'enquête a passé le cas sous silence.

 

[8] Les études d’experts soutiennent un chiffre allant jusqu’à 1,2 millions d’Irakiens morts, presque tous des civils. Deux millions d’Irakiens ont fui leur pays et deux autres millions ont été déplacés à l’intérieur de l’Irak. Les pertes afghanes sont inconnues.

 

Document extrait du site « Reopen911 » à la page:
http://www.reopen911.info/11-septembre/des-explosions-dans-les-sous-sols-des-tours-jumelles/

 

« Des temps de chute proches de la chute libre

Les nuages de poussière masquant la fin de la chute des Tours ne permettent pas de déterminer avec précision les temps de chute des effondrements. Toutefois, les différentes estimations – comprises entre 10 secondes et 13 secondes [24] – s’accordent sur le fait que les Tours Jumelles se sont effondrées à une vitesse proche de la chute libre (chute libre = 9,22 secondes). Le NIST lui-même ne fait aucun mystère de cette réalité : chaque Tour est « tombée en quasi-chute libre, comme le montrent les vidéos » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.146). Dit autrement, une balle lâchée dans le vide du haut des Tours aurait mis à peine moins de temps à toucher le sol. 
Ces temps de chute signifient, comme le reconnaît le NIST, que « la structure située sous la zone de l’amorce d’effondrement
n’a offert qu’une résistance minime à la chute de la partie supérieurde l’immeuble »
(NIST, rapport final, oct. 2005, p.146).

tours-1

Mais le NIST n’explique pas la raison pour laquelle la structure intacte sous la zone d’impact n’a opposé
à peine plus de résistance que ne l’aurait fait l’air. Or, une explication aurait été bien nécessaire, parce que
l’effondrement « en quasi-chute libre » de la partie supérieure va à l’encontre des lois fondamentales
de la physique, en particulier celle de la conservation de l’impulsion.
Comme  l’explique le physicien Steven Jones, professeur émérite retraité de l’Université Brigham Young [25],
« lorsque les étages supérieurs en chute heurtent les étages inférieurs – et les colonnes de soutien en acier intactes –
la chute aurait dû être significativement ralentie par la masse heurtée »
(S. Jones, sept. 2006).
Or, une étude de Graeme MacQueen et Tony Szamboti portant sur l’analyse de la chute de la partie supérieure
de la Tour Nord révèle l’absence de décélération à l’impact [26]
« D'une façon ou d'une autre, les énormes colonnes de soutien ont failli ou se sont désagrégées » conclut Steven Jones (S. Jones, sept. 2006). »

 

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