Recruter à tout prix, concurrence déloyale, le pari dangereux de LVMH. (partie 2/2)

L'heure de la rencontre avec les équipes de la Samaritaine est arrivée. Nous sommes début Février. Les équipes rassemblent des personnes des "ressources humaines", ce terme barbare qui prend tout son sens tant il est évident que les personnes sont utilisées, exploitées, jetées, quand elles ne servent plus.

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Le rendez-vous permet aussi de découvrir d'autres personnes : des managers, appelés "team leader", directement responsable de ceux présent sur la surface de vente.
 

Le petit déjeuner placé dans la salle du "Sofitel paris le faubourg" non loin de l'opéra est décent. Viennoiseries et boissons chaudes permettent à toutes les personnes appelé par Mr M de L intérim de faire connaissance avant de rentrer dans la salle, à l'intérieur de laquelle seront projetées quelques images et vidéo pour présenter DFS, la filiale Luxe de LVMH qui s'occupera de la Samaritaine. Le magasin est très brièvement présenté, la rémunération est abordée aussi, la partie fixe du salaire, puis la partie variable. Sur la partie variable, un mic mac pas très clair... A ce moment je me demande si ils sont encore en train de discuter de la chose ou si ils cherchent à noyer le poisson.  

  

Viens le moment des entretiens individuelle. Nous sommes chacune conviées à rencontrer un team leader et une personne des ressources humaines. Le team leader présente le poste et la chargée de recrutement est plus axée questions sur la motivation etc. Je répète le même discours qu'on téléphone avec Mr M. Petite surface, stand, marque... Je veux de l'expertise produit, de la relation client, je n'ai pas le temps de jongler avec 30 marques, 30 imaginaires et identités marques différentes, encore plus de gammes et de produits. Je sais en quoi consiste ce travail et l'investissement que cela demande. C'est trop de travail pour moi et pas ce que je recherche. LA, le team leader m'écoute, me rassure, il s'agit de travailler pour un stand. Je lui dit qu'en plus, un espace multimarque ne dégage pas le même chiffre qu'un stand ou une marque prestigieuse et que cela impacte directement la partie variable du salaire, et que par conséquent c'est un facteur déterminant. 

Blablabla la rencontre se poursuit, je pars confiante...  
... Ils devraient me rappeler. 

 

L'intégralité des articles concernant la Samaritaine et mon combat contre LVMH ici :
https://blogs.mediapart.fr/notsosama/blog/250221/liste-des-articles-ordre-de-lecture

 

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