Membre de la famille du pire des virus sur cette terre
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Mon premier et mon dernier amour Tuer par les peurs de ma mère Encore sous l’emprise de cette haine Qui l’avait envahie Après la guerre d’Algérie Où elle avait peur pour les enfants Que nous aurions pu avoir Au milieu de ce racisme Alors que je n’avais que 4 ou 5 ans (1965-66) Où j’ai passé ma vie à me demander Ce que voulait dire aimer pour eux Que j’en ai fini par les fuir Fatigué de leur jalousie, de leur possessivité Mais surtout de leurs violences Qui n’acceptaient pas ma différence Moi qui n’avait aucune empathie Pour cette violence Qu’ils avaient vue Plus que vécue. Mais voilà ils avaient tout perdu. Se permettant même d’être raciste Avec moi, qui était né ici. En me traitant de Francaouï. Où j’ai passé ma vie à fuir tous ces gens Qui leurs ressemblaient Où le seul amour qui me reste C’est celui de cette vie Qui nous est offerte, Où malheureusement De plus en plus de gens Sont comme eux, Où le but de leur vie C’est de tuer les gens Qui osent ne pas penser pas comme eux Qui ne leurs ressemblent pas Ne vivent pas comme eux. Où la seule chose Qui m’oblige de rester en vie C’est ce souvenir de ce pays Où j’ai vu le jour Où j’ai passé les 11 premières années De mon existence Dans la plus grande des libertés Où les guerres de religions Ont laissé des cimetières abandonnés Sur les flans des montagnes Les laissant dans mon esprit Comme nos ennemis Où mon insolant besoin de fraternité Les laissait violant Devant mon insultante générosité Que leur jalousie ne pouvait supporter Pour ce besoin d’égalité Qui ne faisait que froisser Leur besoin de possessivité.
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