Sous la délicatesse des Alizées

Les vents portants
Sous ce soleil brûlant
Font siffler les vagues
Sous la proue
Où les creux se jettent désespérément
Où leurs éclaboussures
Disparaissent comme par enchantement
Sur le pont brûlant
Où l’ombre s’anime
Pour garder le vent
Aux rythmes des bouts
Sur les bois qu’ils enlacent
Sous les sarcasmes
De deux goélands
Qui nous ont fait île
Et où la vie est toujours belle
Si belle, qu’ils s’étaient certainement
Laissés aller à faire la sieste à bord.
Finissant par ne plus leurs en vouloir
Pour ce poisson qu’ils laissent traîner,
Sachant qu’ils seront toujours bienvenue à bord
Qu’ils nous tardent à tous
De se larguer sans remords

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