NTParis
Membre de la famille du pire des virus sur cette terre
Abonné·e de Mediapart

457 Billets

0 Édition

Billet de blog 24 oct. 2022

NTParis
Membre de la famille du pire des virus sur cette terre
Abonné·e de Mediapart

Absence insupportable

Il y a des mots qui sont cruels. Pourquoi ? On cherche désespérément, on ne savait ce que l'on voulait faire, juste apprendre à être humain. Comme c'est difficile d'accepter de leurs ressembler et d'oublier de faire de nous, avant tout, des êtres humains, respectueux de cette vie qui nous est offerte et non de devenir ces êtres devenant inhumains pour avoir le droit de survivre.

NTParis
Membre de la famille du pire des virus sur cette terre
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Se libérer toujours de ces absences qui nous pèsent, peut-être à cause de ces mots qui ne sont que les seules choses que j'ai à t'offrir.

Peut-être aussi parce que la vie elle, n’attend pas.
Cruelle, car notre manque de curiosité, nous permet pas de prendre conscience, de ce qui nous écartent.
Où l’on se blesse sans le savoir, parce que l’on oublie, que ce qui nous pousse, c’est de permettre aux gens d’être humain, pas des adeptes où des militants fanatiques. Ce qui me rappelle sans cesse le premier conflit avec ma mère, qui m’a obligé de suivre le catéchisme et de faire ma communion, alors que déjà à l’époque les guerres de religions me faisaient horreurs. Comment peut-on se faire la guerre à cause de dieux, c’est qui ces dieux, qui nous demandent de nous entre-tuer, de nous battre entre nous.
Mais où les années passent et rien ne change enfin de compte, les gens les plus dangereux sur cette planète sont toujours ceux qui y croient dur comme fer, où on se demande justement, si ce n’est pas pour avoir encore avoir le droit de continuer à se faire la guerre, de continuer à mettre en sacrifice sur l’autel de la violence, tout ceux qui s’y refuse.
Où la raison est toujours celui du plus fort et où d’un seul coup mes mots me paressent si dérisoire, devant ce mépris de la vie, de ce savoir fabuleux qui nous montre chaque jour de plus en plus, les interactions qu’ont tous les êtres vivants sur cette planète, pour que la vie y soit possible et où notre impossibilité d’être des êtres humains responsables et respectueux de cette vie offerte, nous pousse à être juste des soldats de nos peurs, où si jusqu’à présent notre ignorance nous y laissait en proie, aujourd’hui, la seule peur inavouable, car elle est plus horrible que celles des guerres de religions, c’est cette surpopulation que le changement climatique, pousse sur les routes et nous oblige à sortir de notre petite zone de confort.
Alors que la seule façon et plus jamais que nous ayons de pouvoir tous nous en sortir, c’est justement de nous unir, non pour écarter les plus faibles et être toujours en guerre, mais pour apprendre à mieux comprendre cette vie offerte et de permettre à tous de mieux vivre, aujourd’hui, mais surtout dans l’avenir.

Je sais je suis à fleur de peau, faire des militants me paraît tout aussi absurde que faire des adeptes, car cela re-ouvre en moi de vieilles blessures, qui quelque par ne se sont jamais refermées.
Où élève de 1er scientifique dans un lycée privée, on avait la directrice comme prof de français, bachotage à mort, où l’on devait savoir nos cours de français par cœur, sinon on était collé et qui plus est, faire des lignes, où me levant à 5h du mat et ne me couchant pas avant minuit, ma mère avait fini par mettre le haut là, à cette gabegie et où mes camarades m’avait élu chef de classe ( peut-être, en y repensant, un peu trop critique vis vis à vis de nos cours de français).
Pas de chance, à la table ronde du conseil de classe, je me retrouvais juste assis à côté d’elle.
Elle finit par se lever et prendre la parole, l’éloge qu’elle fit de nous, nous laissait des êtres sans âmes, de parfaits abrutis qui ne disaient rien quand on leurs donnait des lignes à faire, alors que nous allions tous être majeur d’ici quelques mois et où le mépris qui se dégageait d’un seul coup d’elle, m’obligeait de la regarder, n’en croyant pas mes yeux, où finissant son plaidoyer majestueux, elle finit par me regarder,
car j’étais le seul à toujours être collé, car je ne lui rendais jamais ses lignes.
Moi qui étais là, plus par curiosité qu’autre chose, car j’avoue que se fût la première et dernière fois que je fus chef de classe. Ma présence en y réfléchissant bien était indécente, car je savais pertinemment que je ne faisais plus parti de la vie de ce lycée.
Mais où je ne pus retenir mon dégoût et où tout en la regardant droit dans les yeux, dans un calme que je rêve de toujours re avoir, je lui dis:

"Et vous en êtes fier ! 
Heureusement que je me casse 
De ce putain de bahut de merde."
Le silence se fit de glace, un court instant, un très court instant, car à l’autre bout de la table, notre prof de physique-chimie, qui pour une fois, n’avait pas sa blouse blanche, mais une jolie robe rouge, explosa, renversant même sa chaise en se levant brusquement :


"Mais si le seul qui comprend quelque chose dans cette putain de classe se barre, mais je vais me faire chier."

Déclaration d’amour qui résonne encore en moi, malgré moi, où notre différence d’âge ne m’avait laissé aucune illusion et où j’étais certainement plus blessé d’abandonner mes études, ce lycée, ces copains avec qui, on profitait de la vie qui s’offrait à nous, peut-être aussi par cette vie inconnue qui s’offrait d’un seul coup à moi et qui mine de rien m’a toujours permis de croire qu’il y avait mieux à faire que devenir un bon soldat ou une bête de foire, juste se permettre d’être plus humain.
Où devant toutes ces peurs, ces haines, ces violences, ces guerres, ce mépris de la vie qui est offerte sur cette oasis de vie, unique dans l’univers, qu’est cette planète qui nous à permis de l’appeler Terre, où je finis par me demander si j’ai encore quelque chose d’humain.
Peut-être ces mots où j’ai l’impression de m’éteindre à vouloir être juste de plus en plus humain.
J’entends certains dire que je n’ai plus envie de me battre, mais je n’ai jamais eu l’intention de me battre contre qui que ce soit, sauf contre moi-même, pour essayer de ne pas vous ressembler, sans vous blesser.

Être exigeant, téméraire, intrépide, je n’y vois aucun problème
Refaire les mêmes erreurs, là c’est carrément un problème.

Illustration 1

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans Le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte