Membre de la famille du pire des virus sur cette terre
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.
Comme j’aime ces matins Au bord de plage Où le ciel traîne ces nuages Sur le sable froid et fin De cette nuit trop paisible Où cette délicate humidité Juste matinale Le fait craqueler sous nos pas. Les bruits se font inaudibles Comme plus lointains. Les lumières du port se perdent, Irréelles, quelque peu féeriques. Seul le trait de lumière du phare qui coure dans la brume Et qui saute a notre passage Le cloue au paysage. Enfin le bord de mer Se découvre de son voile de brume Juste quelques mètres Pour nous laisser entrevoir Ce délicat miroir Qui se fait caresse Dans un léger fredonnement Sur la grève paisible Pas si paisible Où les crabes s’affairent La belle affaire. Douceur de ce temps Que l’on cueille au passage Juste au milieu d’un nuage Où la vie Dans ce qu’elle a de plus doux Vous laisse là Devant ce spectacle Sans amure du tout. Comme une envie irréelle De ne faire qu’un tout. Jusqu’à ce que le téléphone Sonne ! Et que l’on recompte tout.
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