Finirons nous un jour par ne plus aduler nos intolérances

Avec mes plus sincères et tendres pensées
Où il m’est difficile de retenir une larme
Difficile de ne pas avoir une pensée
Pour ce père
Qui a offert sa vie
A cette justice, à cette paix
Qu’il voulait que l’on ait
Même si aujourd’hui,
Plus amer que jamais
Je m’aperçois,
Que l’on a jamais eu
Le temps de s’amuser.
Laissant atroce
Cette violence
Où la peur
De nos différences
N’accordent plus 
Aucun crédit
A la vie
Où l’on condamne les gens 
Pour leurs différences
Et où l’on adule nos intolérances 
Qui n’acceptent plus
Que l’on soit autrement.
Alors que c’est la raison d’être même
De notre Démocratie :
De nous permettre d’être
Tous des êtres différents.

Mais voilà, des siècles de soumissions
Ne peuvent s’effacer dans ces âmes meurtries
Par tant de violences.
Où la raison s’égare
A vouloir refaire le mal 
Que l’on nous a fait
Et où l’on entretien ce mensonge
De peur d’avouer son ignorance
Où tout compte fait la violence
N’est qu’un cri de désespoir
Que l’on nourrit,
Ou que l’on laisse
Sans gloire
Sans aucun espoir.
Car qu’on le veuille ou non 
Se permettre d’ôter la vie
Pour quelque raison que ce soit 
Au regard de nos lois
N’est qu’un crime,
Oubliant pour je ne sais quelle raison
Que la peine de mort est abolie.
Nous permettant nous Français
De croire que cela est valable
Pour tous les êtres humains vivants
Sur cette planète.

lef

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