France-Intox, France-Embrouille: un vrai poison

(F)rance-Inter 10 heures nous donne les infos suivantes:

"- Michel Sapin affirme que la Grèce doit rester "dans l'Euro" (1)

et regrette que "Tsipras ait maintenu son référendum "

En effet "Tsipras maintient son réferendum sur la sortie de l'Euro et son intention de voter "Non"

Que comprendre à ce ragoût de désinformation?

Si vous vous en tenez au baratin d'Inter, Tsipras voterait "Non, à la sortie de l'Euro", à un référendum en posant la question, de cette sortie. La Grèce semblerait d'autre part avoir envisagé de reporter le référendum... malgré la décision majoritaire de son Parlement !

Il faut donc rétablir l'info, là ou Inter produit de l'intox, pour le compte des créanciers et de leur propagande:

- le référendum pose la question de l'approbation ou non des exigences des créanciers de la Grèce et n'évoque pas la question de rester ou non dans l'euro

- seules les rumeurs lancées par la propagande des créanciers ont évoqué un report du référendum

- Tsipras votera Non ... aux exigences des créanciers, mais reste partisan de la monnaie unique "Euro"(2) et de l'appartenance de la Grèce à l'Union européenne (et réciproquement de l'Union européenne à la Grèce) (3)

Donc l'info c'est:

"Pendant que Michel Sapin tient des propos vides de contenu ignorant les nécessités de la démocratie et l'économie en Grèce et en Europe, la Grèce maintient son exigence de démocratie et se prononcera le 5 juillet sur les exigences des créanciers. On peut espérer que le "NON" des Grecs ouvrira une ère nouvelle, où le capital devra accepter que son pouvoir sur l'Europe soit parfois contesté par les citoyens..." (4)

Radio Paris Ment - Radio Paris Ment - Radio Paris Ment.

 

(1) Jusqu'au cou?

(2) Beaucoup de Grecs pensent que c'est une erreur... Mais c'est la position invariée du gouvernement...

(3) On peut pourtant penser qu'il est urgent que la Grèce, le Portugal, l'Espagne, la France sortent de l'institution européenne, structurée par des traités qui enferment les peuples dans la dictature capitaliste, l'extorsion des richesses, l'austérité et l'inégalité. Chaque fois que Juncker prend la parole, ça crève les oreilles...

(4) Il serait pourtant naïf et lâche de s'en remettre aux seuls Grecs pour nettoyer cette écurie d'Augias qu'est l'Union européenne... Une révolution ne se fait pas par procuration.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.