L'Université sera-t-elle le point noir de la nouvelle politique gouvernementale?

Pour beaucoup d'universitaires engagés dans la lutte, ou la résistance contre la démolition de l'Université par les politiques ultra-libérales relayées notamment par, depuis "Bologne",  les instances européennes, le silence et les lâchetés du discours de campagne de Hollande et Peillon inquiétaient.

Pour beaucoup d'universitaires engagés dans la lutte, ou la résistance contre la démolition de l'Université par les politiques ultra-libérales relayées notamment par, depuis "Bologne",  les instances européennes, le silence et les lâchetés du discours de campagne de Hollande et Peillon inquiétaient. Beaucoup s'étaient reconnus dans la lettre ouverte de la Présidente de l'Université de Montpellier (cf. L'Humanité du 15 février). Tous avaient pu voir que sur cette question l'équipe de campagne du PS n'apportait pas de réponse. Ou pire suggérait que la la loi LRU, n'aurait pas à être abrogée, mais simplement "améliorée" ou "mieux comprise"...

Beaucoup ont caressé la tentation de s'abstenir au deuxième tour mais y ont renoncé, faute de pouvoir espérer que ce message serait compris et aussi parce que, bien sûr, il n'y a pas que l'Université et que bien d'autres urgences justifiaient de débarrasser la république d'un Président de plus en plus nuisible et malfaisant.

Mais quand on voit le choix du chef de cabinet de la ministre Geneviève Fioraso, on voit aussi que l'élection de Hollande n'a pas fait avancer d'un pas dans ce domaine. Voir: http://sauvonslarecherche.fr/spip.php?article3688

Cette nomination est certainement beaucoup plus significative que la présence soulignée par Claude Lelièvre (voir son blog) de quelques agrégés et autres personnes "ayant enseigné" dans ce gouvernement.

Cette question n'est pas franco-française. 

Voir par exemple: http://www.isa-sociology.org/universities-in-crisis/

Il faut aussi particulièrement s'intéresser au mouvement des étudiants du Québec, et les soutenir!




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