Le système médiatique nous cache le réel, enfin... il essaie

Plutôt sympa d'essayer ainsi de faire le point, à une croisée de chemins...

Donc, en une du club, un billet métapolitique de Dianne, dont le principal intérêt est de ne pas ressasser la petitemusique ambiante, qui fait du trio FN/UMP/PS l'affiche politique quotidienne.


Il faudrait peut-être envisager plus deux aspects qui ne sont qu'entrevus dans son propos:

1 - L'extaordinaire écart entre la réalité politique de ce scrutin et de son contexte et, comme ailleurs, la représentation médiatique fournie par les médias de flux.

Toute l'information est agencée par des journalistes obnubilés par le FN, qu'ils en soient les agents publicitaires plus ou moins consentants ou les bookmakers sans scrupule, qui ne mettent en scène que le "populisme nationaliste" face aux duettistes de l'alternance sans changement.

 

L'abstention est traitée comme un bloc visqueux, dépourvue de signification culturelle, sociale, économique, politique... Comme s'il s'agissait simplement de la méconnaissance de l'histoire des luttes de nos ancêtres pour le "droit de vote" (intransitif: voterz votez, il restera toujours des politiciens professionnels pour ramasser vos suffrages et faire la politique des multinationales...)

 

Les mêmes qui passsent sous silence le déni du NON au référendum constitutionnel évangélisent le civisme sans contenu ni objectif...

 

Les forces politiques réelles sont ignorées... Les milliers de militants du PG, du PCF, de Nouvelle Donne, d'EELV, du NPA,  ńexistent pas. TF1 n'a pas parié sur ces chevaux-là, France-Inter a joué Le Pen, Le Monde veut la peau de Mélenchon...

 

Cette censure économique et médiatique de la vie politique réelle est la principale cause de l'abstention. Elle l'organise.

 

L'entreprise médiatique capitaliste a façonné demain: FN ou UMPS...

 

C'est à dire qu'elle reprend très exactement la vision du monde du FN.

 

A nous de les démentir.

 

2 - La gauche a réussi à exister très concrètement de manière internationale, par la candidature de Tsipras, par la consolidation du Parti de la Gauche Européenne, qui conteste de manière internationaliste le consortium libéral européiste qui se partage dans le dos des peuples le pouvoir bruxo-strasbougeois. Une réelle perspective existe de sortir le Parlement européen de son ronronnement de machine à expertise et communication lénifiante.

 

Le Parlement européen peut devenir une tribune des peuples contre l'oligarchie et sa technocratie européiste.

 

Cela bien sûr, TF1, France-Inter, Le Monde, Libé, le Figaro, les siamois de l'alternance sans changement et le FN n'en veulent pas!

 

Nous, si!

 

http://www.youtube.com/watch?v=U7VvhHPS67E

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