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Billet de blog 26 févr. 2020

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LE DECUBITUS NEURONAL

Tout le monde parle du coronavirus mais avez vous entendu parler du décubitus ? Non ? Ça ne m'étonne pas ! Ecoutez moi, l'heure est grave !

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Tout le monde parle du coronavirus mais avez vous entendu parler du décubitus ?

Non ? Ça ne m'étonne pas !

On est au centre d'une rétention d'informations qui ferait, s'ils en avaient, baisser leur chapeau bas à tous les fonctionnaires en charge de la censure en Chine !

Ecoutez moi, l'heure est grave !

Le décubitus peut prendre plusieurs formes plus ou moins dangereuses pour la santé.

Mais quelle que soit la souche qui vous ait infectée, le décubitus vous couche à l'horizontal.

On connaissait le décubitus latéral qui te plaquait sur le coté. C'est le fameux PLS, que vous expérimentez tous les dimanches soirs jusqu'aux lundis matins. Un petit shot de café et ça repart, rien de bien méchant.

On connaissait aussi le décubitus dorsal, qui te plaquait sur le dos. Un peu plus incommodant, mais qu'avec un peu d’imagination on peut réussir à transformer en un moment plaisant finalement. Je fais confiance à vos esprits mal tournés et pervers pour imaginer plein de passe temps le temps que ça passe.

On connaissait aussi le décubitus ventral, qui était jusqu'à présent la forme la plus dangereuse de décubitus.

Alors je vais m'attarder un peu plus sur cette forme du virus parce qu'elle peut s’avérer mortelle, surtout si elle est inoculée par un tiers assermenté.

Il faut savoir qu'une bonne partie de la police est déjà contaminée, depuis longtemps, donc attention.

Par exemple si un type en uniforme un peu costaud accompagné d'un ou deux collègues vous interpelle en vous tutoyant, méfiez-vous.

Le premier symptôme du virus c'est que l'agent va subitement perdre toute notion d'humanité et vous projeter violemment au sol.

Ensuite s'il est vraiment atteint, là, il s'aidera de ses genoux et de ceux de ses collègues pour vous passer les menottes.

S'il est au stade terminal, alors que vous vous débattez parce que vous n'arrivez plus à respirer, là, si vous avez la chance de ne pas vous prendre son tonfa dans le cul, il vous lâchera probablement des mots doux du type « t'avais qu'à pas manifester fils de pute » ou encore « espèce de racaille ça t'apprendra à foutre le bordel ».

Tout ce que je viens de décrire sont des signaux qui montrent que nous avons affaire à un agent qui est clairement un cas désespéré. Y'a rien à faire, faut juste espérer pas se trouver dans son périmètre.

Alors y'a des zones de quarantaine, par exemple la Suisse, ou la Belgique où le décubitus ventral a été éradiqué. Mais dans la police nationale française je sais pas, il doit pas y avoir la lumière à tous les étages, probablement à cause des coupes de budget, donc non, il y a des morts mais on continue à ne prendre aucune mesure de protection.

La Cour Européenne des Doits de l'Homme a même condamné la france en 2007, d'abord pour la mort par asphyxie de Mohamed Saoud en 1998, ensuite parce que sa famille n'a pas eu le droit à un procès équitable vu que la justice française avait dit qu'aucune faute ne pouvait être imputée aux policiers.

Sa mort date de 1998 ! Vous imaginez le nombre de morts qu'on aurait pu éviter si on avait pris les mesures nécessaires ? En 98 c'était y'a vla le temps ! Genre j'ai 11 ans ! Genre y'a Zidane Champions du monde, y'a Footix, y'a « et non Bixente joue pas avé les pieds, joue avé les mains », y'a Chirac et Bernadette à l'Elysée et y'a même un paquet de clope est à 10 balles mais à 10 balles en francs.

Tout ce temps, une dizaine de morts et aucun plan anti-décubitus ? Et oui, nous sommes face à un véritable scandale sanitaire mais il y a pire.

Une nouvelle souche du virus, qui couvait depuis longtemps dans la police est apparue, passée sous silence, malgré l'existence de preuves scientifiques flagrantes. Le décubitus qui avant attaquait le corps entier, ce qui le rendait amplement reconnaissable, ne s'attaque désormais plus qu'au cerveau des personnes infectées rendant très difficile tout diagnostique. Les neurones sont plaqués au milieu du cerveau si bien que les hémisphères droits et gauches se rétractent pour ne former qu'un amas électrique central entraînant confusion et déni de la réalité chez les personnes infectées. Les malades commencent à utiliser des mots à la place d'autres, refusent toute opposition et pire, nient chez l'autre le droit de ne pas penser comme eux.

On ne sait pas vraiment quand a eu lieu la contamination mais on a les preuves que toute la chaîne de commandement est infectée : les préfets baisent les pieds du ministre de l'intérieur qui est lui même lèche la main du premier ministre qui lui même roule des pelles au président... De quoi faire ruisseler dans tout un tas de frocs !

Le préfet Lallemand qui répond à une gilet jaune qu'ils ne sont pas dans le même camp, vous croyez que c'est quoi ?

Bien sur que c'est le décubitus neuronal !

Si le terme de violences policières est un tabou pour Castaner alors qu'il a les images sous les yeux, vous croyez que c'est du à quoi ?

Le décubitus !

Si Macron dit « Ne parlez pas de répression ou de violence policière, ces mots sont inacceptables dans un état de droit »!

Encore le décubitus !

Leurs cerveaux sont affaiblis. Ils ne peuvent pas faire face à la réalité. Ces hommes sont malades, n'avez-vous donc aucune compassion ?

Face à de telles déclarations les scientifiques sont formels, le virus est d'une virulence rare.

C'est grâce à une observation assidue et rigoureuse de la sphère politico-médiatique que l'on peut se rendre compte de l'étendue sans précédent de la contamination.

Si Yves Calvi dénonce « l'incroyable procès » fait aux forces de l'ordre alors que David Dufresne en est alors à son 300ème signalement sur twitter c'est que l'homme est atteint ! Rappelez vous, le fameux déni de réalité symptomatique !

On a aussi le journaliste militant Pascal Praud de CNEWS dit que la violence policière est un élément de langage et que ceux qui la dénoncent font partie de ceux qui ont envie de taper sur les flics. Je vous entends ricaner. Mais qui êtes vous pour vous moquer d'un homme souffrant ? C'est pas de sa faute si il se torche avec sa carte de presse, c'est encore l'un des symptômes du virus.

Heureusement qu'il y a une sorte de cordon sanitaire naturel en place entre tous ces malades et nous! Comme nous n'évoluons pas dans le même monde, nous sommes encore quelque peu protégés. Mais pour combien de temps ? Vous qui n'êtes pas encore infectés par le décubitus neuronal, vous dont le cerveau est encore valide, c'est à vous qu'incombe la tâche de sauver notre démocratie : sortez, filmez, documentez ! Faites des livres même, tiens j'ai un titre pour vous : « Martine se fait arracher un œil pépouze sur les Champs-Élysées ». C'est la réédition 2020 de « Rachid se fait exploser la gueule au flash ball à Clichy-sous-bois », paru en 2005 !

Allez, à vos smartphones citoyens !

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