Communication & Information : 2 observations sur Mediapart et l’affaire Bettencourt–Woerth

Le scandale de l’affaire Bettencourt–Woerth largement alimenté par le site Mediapart appelle deux observations en tant que communicant. Cette abracadabrante histoire constitue d’abord un emblématique cas de communication de crise tant la cadence imperturbable des révélations de Mediapart perturbe systématiquement les considérations tactiques du camp mis en cause. Désarçonné dans un premier temps, ce dernier est ensuite passé par tous les états classiques du déni, de la citadelle assiégée puis du bouc émissaire pour tenter de sortir de la nasse de la crise.

Cette histoire marque ensuite à n’en pas douter l’avènement de la presse en ligne en dépit du haro général édicté par le camp gouvernemental qui veut voir dans Internet et dans Mediapart en particulier, la pire des horreurs éditoriales. Une émergence qui intervient au moment même où le gouvernement est régulièrement accusé de vouloir tirer les ficelles de la presse traditionnelle avec par exemple, la nomination du président de France Télévisions, l’éviction des humoristes Didier Porte et Stéphane Guillon de France Inter ou plus récemment le coup de billard avorté dans la recapitalisation du quotidien Le Monde. Analyse et explications de ces deux observations.

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