Si dès la première internationale, la question des coopératives ouvrières fait son apparition dans le champs politique des défenseurs de la classes exploitée, si des personnages aussi illustre que KARL MARX, ont abordés dans leurs livres la question. Des utopistes du type Mauss, un grand ami de Jean Jaurès qui a aussi porté sa pierre à l’édifice, ils ont fondé de grand espoir dans l’idée d’une prise en main de leur destin par les exploités, qui n’ont en effet que leurs chaînes à y perdre, le mouvement ouvriériste, n’a pas fait écho dans les têtes des personnes concernées ou peu, des miettes sur un mer déchainée.
Pourtant la marche, des LIPS aux FRALIB, CERALEP dans la Drôme, des ouvriers et des ouvrières ont pris en main leurs moyens de production et cela marche, cf le livre de BENOIT BORRIT coopérative contre le capitalisme dix euro aux édition Syllepse.
S’il ne s’agit pas de dire que tout va bien dans le meilleur des mondes, on peut tout de même constater que cela marche, quand on le veut, l’autonomie ouvrière peut être une réalité, pour peu que l’on suive, sa façon de faire, est pas celle que la loi le bras armé de la bourgeoisie : l’Etat, tente de nous d’imposer
Qu’on le nomme autogestion, autonomie ouvrière, ou communisme, cette utopie concrète peu être la transition vers le monde de demain, considérant à juste titre que KARL MARX a raison quand il considère que le mode de production, détermine tout le fonctionnement de la société et que pour cela il faut casser cette loi d’airain !
Ce chemin, n’est pas simple dans un contexte capitaliste, les principaux problèmes qui ne manque pas de se poser ne concerne pas la production, surtout dans le contexte actuel ou le cas le plus fréquent est : la reprise en mains par les salariés de leurs l’entreprises suite a un dépôts de bilan vrai ou fictif.
La difficulté réside dans l’accès aux acheteurs potentiels ou avérés. Avoir en mains sa production c’est bien, mais à moins de la consommer en totalité et de n’avoir que ce besoin a satisfaire. Pour exemple : nous vivons dans l’entreprise et nous consommons les barres chocolatées que nous produisons; on a mal au ventre, mais on est libre !
Il est plus prudent soit de vendre soit même, physiquement ou par internet , ou de faire vendre de ses produits chez des revendeurs, les deux , c’est mieux.
Les sociétés capitalistes sont plus réticentes à travailler avec des gens dont ils sentent bien qu’ils vont à l’encontre de leurs intérêts. La question des débouchés de l’entreprise coopérative est donc primordiale et ne doit pas être pris à la légère, lorsque on reprend son entreprise en main, il faut autant que possible soit garder les clients de l’entreprise, soit (et) en trouver de nouveaux. Attention camarde, durant les luttes pour le maintien de l’emploi , la reprise de l’entreprise en coopérative doit être pensé tout de suite et oui du travail en plus pour les syndicalistes honnêtes sur qui tout repose, avec la fatigue que cela représente, des « working class héros » ! pour ceux qui connaisse le problème, quel courage ces syndicalistes ! Ils seront d’accord avec moi !
Donc là ou, les socialistes spéculatifs, spéculent sur comment il faut faire, comment on fait rentrer la corde dans le trou du chat de l’aiguille, des gens travaillent au changement de demain, voir la coopérative intégrale de catalane, d’Emmanuel Daniel, Rébellion et désobéissance, la coopérative intégrale catalane, pour 12 Euros, diffusion au Seuil.
Anarchiste, communiste, syndicaliste révolutionnaire, on dans leur culture politique en filigrane cette réalité, l’œuvre de la CNT, anarchiste et syndicaliste révolutionnaire ont fait pendant la guerre d’Espagne, marché l’économie sans patron, l’autonomie-ouvrière de la commune était une fois de plus un fait et pourtant, on spécule, on fait des réunions, pour discuter sur la taille de la poutre du voisin, qui est quand même plus grande que la sienne, ou de la différence entre la couleur rouge et la couleurs noire et on fini par ne plus avoir de destin commun, une classe aux intérêts convergents, la « spéculation » c’est bien, le faire c’est mieux , si je puis m’exprimer ainsi…
Il est certain que l’un des problèmes des coopératives d’aujourd’hui est de trouver des débouchés aux produits. Elles sont encore trop peu nombreuses, mais fait incroyable, elles réussissent mieux que les entreprises capitalistes, plus elles seront nombreuses, plus elles se développeront, coopéreront, les unes avec les autres et mieux, elles fonctionnerons, plus elle attirons d’autres groupes de travailleurs dans cette démocratie directe.
Surtout cette façon de vouloir s’émanciper du capitalisme, est un autre débouché au syndicalisme, fonctionner sans patron, n’est ce pas la raison d’être du syndicalisme ? L’aboutissement de la lutte ? « L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux même » disait Marx, comment ne pas voir que cette action, qui amène à la prise de conscience de sa force en tant que classe, de s’extirper de ses chaînes qui sont aussi dans la tête. Ces « chaînes psychologiques » qui sont la cause de la faiblesse de la présence du prolétariat dans les instances politique, qui voit notre intérêt de classe être le dernier souci de la société. Non pas parce que l’on est minoritaire, comme on voudrait nous le faire croire, mais plus tôt, bien qu’étant majoritaire, parce ce que les autres nous considèrent comme les enfants de la famille et donc ils décident contre nous, dans leurs intérêts qui ne sont pas forcement les notres par ricoché, cf Adam Smith et la mains invisible.
Il y a pourtant dans l’histoire du prolétariat des penseurs et des organisateurs qui nous ont montré la voix du camarade Varlin de la première internationale, de Pierre Monatte un grand penseur prolétarien qui devrait être étudier par tout bon syndicaliste, a Pierre Kropotkine et son livre l’entraide qui garde tout sont utilité éducationnelle et structurelle. A na pas oublier KARL MARX , du capital, la lutte des classe en France et critique du programme de Gota, cela permet de se forger une éduction à la politique, même s’ils sont indispensable, il n’est pas toujours accessible, dans ce cas voir la vulgarisation par Pierre Jalée et d’autres qui ont mis à la portée de tous la pensée économique du monsieur.
La question de la coopérative, peut aussi être une solution pour les chômeurs qui en ont la possibilité, mais pas que ! Des solutions d’entraide, de misère mise en commun, des coopérations dans des appropriation en permaculture sont aussi possible, un américain Will Allen a travailler sur cette question, avec de bons résultats, bien, mais il reste vraiment dans les clous très institutionnel, il manque de l’audace.
La question de la coopérative est surtout une question, qui en engendre d’autres, mais qui tournent toutes autour de la prise de conscience de classe, une question d’entraide et de coopération de classe et pas collaboration inter-classe (donc sans lien de subordination), comme on voudrait nous le vendre, l’entraide, c’est le commun et donc la destinée politique de notre classe qui a trop laissé à d’autres sa destinée, par exemple en 1748 et a d’autre moment, elle la payée de son sang. Il est venu le temps d’une prise en mains de notre destiné économique et politique !!!
Copo. Olivier