L'Iran et les kurdes

L’Histoire de l’Iran avec les Kurdes va commencer vers 1514. L’Empire perse va diviser les terres kurdes avec les Ottomans. Ces deux empires vont donner une forte autonomie aux Kurdes jusqu’aux 19 siècles. L’Empire perse, voyait les puissances européennes dominer le monde, va copier leur modèle donc le principe d’État-nation. Ils vont centraliser le pouvoir et commencer à affirmer que seule la culture perse est légitime. Ils vont tenter d'assimiler les KurdesIran aurait une méfiance envers les Kurdes car celui-ci sera Parti sunnite et qu'Iran est chiite.

Dans le texte de Yann Richard, 1991, en 1906, la constitution du pays n’avait pas de mention d’une culture dominante, seulement le fait que l’islam ja'farite était le pilier de la nation. Les autres cultures pouvaient librement vivre et parler leur langue, la langue persane n’était pas imposée.

location-kurde

Sous la dynastie du shah Iran 1925-1979 :

La Première Guerre mondiale éclate et l’Empire perse se retrouve à occuper par les Russes et l’Empire ottoman (continua leur guerre sur le territoire perse). Aussi, à l’intérieur du pays, il est déchiré à savoir si on rejoint l’Allemagne ou les Britanniques. Ceci rendit faible le gouvernement central et la Tribu kurde Shakâk et profite pour proclamer une autonomie kurde et commencent ses attaques contre le gouvernement Iran. Ça prit une dizaine année au gouvernement pour écraser le mouvement kurde.

Dans le texte de Jaffer Sheyholislami, 2012, en 1925, le dirigent Reza Shah arrivé au pouvoir avec l’aide des Britanniques. Il va faire comme la Turquie, il va centraliser son pays et homogénéiser sa culture. La seule culture légitime est le Perse. Il va interdire toutes les langues non perses de 1915-1941. Les Kurdes vont se cacher pour pouvoir continuer la pratiquer leur culture. Vers 1941, par peur que Reza rejoint les nazis, Angleterre et la Russe occupent Iran et fait le fait débarquer. Mohammad Reza Shah prend le pouvoir et il arrête l’assimilation, il sera plus clément envers les minorités.

Dans le texte de Yann Richard, 1991, durant la Deuxième Guerre mondiale, Angleterre et la Russe occupent l’Iran. En 1942, les Kurdes profitent pour commencer leur projet, celle-ci avoir un pays. Les Kurdes vont créer le Parti du PKD (plus tard le PDKI). Le 22 janvier 1946, la république de Mahabad a été créé. Son président est Massoud Barzani. Sa première relation diplomatique est avec l'azerbaïdjan qui signe un accord de reconnaissance de son nouvel ÉtatTéhéran va détruire ce nouveau pays le 15 décembre 1946 à cause de la pression américaine, ce nouveau pays avait une certaine influence communiste, ce que les USA n’aimaient pas. 

mahabad

Après cette république, les Kurdes vont diviser en deux courants, un courant communiste et un courant islamique. Les communistes veulent un pays, les islamistes visent un respect des cultures et unifier les musulmans sous la Ouma. Dans les années 60, les Kurdes Irak a pris les armes contre leur gouvernement. L’Iran va aider les Kurdes Irak et en retour, les Kurdes Irak se sont assuré que les Kurdes Iran ne se révoltent pas. Les Kurdes Irak a déjà eu recours à la force contre les Kurdes Iran.

Une révolte a lieu en 1967 et 1972 par le PKDI, ce sont des petites révoltes qui ont fait quelque certaines de mort, j’ai très peu informations sur ses évènements.  

La révolution islamique :

Dans le texte de Marouf Cabi, 2020, les Kurdes sont hostiles au régime du shah a cause l’idée de modernisation du pays. Un pays moderne est pour Iran, un État-nation centraliser et homogène. Les régions kurdes sont pauvres et peuvent développer pendant la dynastie du shah, la famille du shah prenait toutes les ressources pour eux ou développait quelque région. Pendant la révolution, les Kurdes vont massivement participer au reversement du shah. Beaucoup de partis de gauche vont se développer après et pendant la révolution. Les Kurdes vont profiter pour demander plus autonomie ou une représentation du peuple kurde dans le parlement et une meilleure démocratie. Peu de temps après la fête du Newroz (une fête kurde), le régime des mollahs attaque les Kurdes et réprime leurs militants, cette opération a duré 5 jours. En aout, le régime décrète un état militaire dans les zones kurdes, le but est de contrôler la population et empêcher les idées autonomiste et démocratique. Le régime considéra les zones kurdes comme des laïcs laïques et de gauche, ce qui était un danger à leur révolution islamique.

Dans le texte de David L. PHILLIPS, 2015, le régime des mollahs affirme que le Perse est la langue officielle mais que les langues régionales sont autorisées, écrit dans article 15. Durant la guerre Iran-Irak dans les années 80, Iran va utiliser les Kurdes Irak contre le régime Saddam et celui-ci va utiliser les Kurdes Iran contre le régime des mollahs. Vers les années 90, Iran va créer une ouverture avec les Kurdes et donner certains droits culturels comme une représentation des Kurdes et certaines universités et école kurde. Vers la fin année 90, par peur un mouvement transnational kurde et la capture d'Öcalan, le chef du PKK, l'Iran arrête ouverture kurde.    

La Constitution de l’Iran : https://www.wipo.int/edocs/lexdocs/laws/en/ir/ir001en.pdf

État actuel des Kurdes Iran :

Si les Kurdes ont le droit de pratiquer leur culture, prévu dans la constitution, dans les faits, ils subissent beaucoup de discrimination.
Dans un rapport d'Iran: Freedom of expression and Association in the Kurdish Régions, ce rapport dénonce des répressions de mouvement étudiant kurde comme en 1999 et 2005 par la violence. Elle dénonce des arrestations arbitraires et une mauvaise justice. Elle dénonce que les Kurdes ont de la difficulté à exprimer leur opinion (cas partout dans le pays). Les Kurdes ne peuvent pas organiser entre eux et créent des associations. Aussi que les Kurdes sunnites subissent des discriminations religieuses.

Le rapport : https://www.hrw.org/sites/default/files/reports/iran0109.pdf

Dans un rapport d'Amnesty de 2008, des discriminations religieuses envers les Kurdes sunnites comme incapacité avait leur propre école. Les Kurdes ont des difficultés à trouver de l’emploi et à avoir des maisons dues à des discriminations. Aussi, les Kurdes aimeraient avoir leur propre école en Kurde. Les femmes kurdes sont doublement discriminées, elles sont en proie à des crimes honneurs, subissent des violences conjugales et a de la difficulté a trouvé une autonomie financière. L’État Iranien ne protège pas les femmes kurdes et certaine se suicide à cause des discriminations. Il y a aussi des cas de mariage forcé. Les Kurdes qui défendent les droits humains sont arrêté et jeter en prison, certains meurent par pendaison ou par mort accidentelle. La liberté de médias est difficile. Certain Kurde a été tué par les forces de l’ordre durant des manifestations. Sans compter que le régime Iran exécute des opposants kurdes pour exprimer contre le gouvernement.

Le rapport : https://www.amnesty.org/download/Documents/MDE130882008ENGLISH.pdf

Les partis politiques kurde en Iran :

Le PJAK :

Ce parti a été crée le 25 avril 2004 pour résister au gouvernement de Iran et promouvoir la démocratie. Ce parti est lié au PKK et partage son idéologie. C’est une branche du PKK. IL y a très peu historique pour ce parti, il s’est battu contre Iran et se cache en Irak, c’est leur base arrière.

Leur site : https://pjak.eu/en/policy/

Le PKDI :

Crée le 16 aout 1945, c’est le plus important parti politique kurde en Iran. C’est lui qui est à origine de la république de Mahabad. Depuis 1979, il mène une lutte armer contre le gouvernement de Iran pour autonomie kurde. Des tentatives de paix entre les deux groupes ont lieux en 1989 mais Iran tue le représentant des PKDI (Abdul Rahman Ghassemlou). Leur guerre est de faible intensité, leur conflit à tuer entre 600 et 1000 morts depuis 1979. Depuis années 2000, le PKDI s’est calmer pour reprendre ses activités depuis 2017.

Leur site : https://pdki.org/english/about/

pdki-logo

Le Komala :

C’est un parti kurde de gauche qui travaille pour les droits des kurdes, ce groupe a ma connaissance n’est pas un groupe armé

Leur site : http://www.komalainternational.org/about

Le PAK :

C’est un groupe armée qui est lier au Kurdistan Irak qui le soutient, leur activité est liée en 2014, malgré leur création en 1991, contre l’état islamique et il est une source de tension entre Irak et Iran. Leur idéologie est le nationaliste kurde mais avec des idées de gauche comme égalité.

Le PDK :

Ce parti s’est séparé du PKDI à cause du chef en 2006, il n’a aucun impact sur le terrain.

 Les causes du faible mouvement kurde en Iran :

Les autres pays qui ont des Kurdes ont des mouvements très forts, en Syrie et en Irak, les Kurdes ont des autonomies et en Turquie, les Kurdes ont centralisé leur parti envers le HDP et le PKK est le seul groupe armé, malgré quelque division. Les Kurdes Iran est peu actif comparé à leur semblable malgré leur importance en nombre, iran est le deuxième plus grande population kurde. Quelles sont les causes de la faiblesse des kurdes Iran :

Dans le texte d'Asso Hassan Zadeh, 2018, les facteurs extérieurs ( intervention des autres pays)  ne sont pas enclin pour une autonomie kurde iran, les États-Unis ont demandé au gouvernement Iran en 1946 écraser le nouveau pays kurde. Pour les facteurs internes , les Kurdes Iran n’ont pas profité une semi-démocratie comme en Turquie pour organiser. Les divisions entre les Kurdes iran et Irak durant année 80 ont détruit les mouvements transnationaux.
Dans le texte de Norvell B. d'Atkine , les divisions ont nui aux Kurdes Iran, en 1979, le régime des Mollah a utilisé les Kurdes ruraux contre les Kurdes Urbains ( dernier était favorable à autonomie). La communication entre les kurdes Iran et le reste des kurdes est difficile à cause du type alphabet (arabe) qui utilise et leur dialecte différence des autres kurdes. La géographie va en sorte que les Kurdes Iran est plus isolé que les autres.

 

Biographie :

Richard Yann, « Les Kurdes d’Iran : révoltes, idéalisme et silence », dans : Elizabeth Picard éd., La Question kurde. Paris, Éditions Complexe (programme ReLIRE), « Espace international », 1991, p. 53-78. DOI : 10.3917/comp.picar.1991.01.0053. URL : https://www-cairn-info.proxy.bib.uottawa.ca/la-question-kurde--9782870274163-page-53.htm

 

Sheyholislami Jaffer, International Journal of the Sociology of Language | Volume 2012: Issue 217 Kurdish in Iran: A case of restricted and controlled tolerance https://www-degruyter-com.proxy.bib.uottawa.ca/view/journals/ijsl/2012/217/article-p19.xml

 

https://uca.edu/politicalscience/dadm-project/middle-eastnorth-africapersian-gulf-region/irankurds-1943-present/ , université de Arkansas , consulté le 11 mars 2020.

 

Middle Eastern Studies / 56(3) The roots and the consequences of the 1979 Iranian revolution: A Kurdish perspective Marouf Cabi May 2020, Volume56(Issue3)Results page, p.339To-358 :https://journals-scholarsportal-info.proxy.bib.uottawa.ca/details/00263206/v56i0003/339_tratco1irakp.xml

 

David L. Phillips The Kurdish Spring A New Map of the Middle East , Edition1st Edition 2015 New York Routledge : https://www-taylorfrancis-com.proxy.bib.uottawa.ca/books/9781315132846

 

Asso Hassan Zadeh , Kurds of Iran: the missing piece in the Middle East Puzzle ,

consulté le 12 mai2020 : https://www.washingtoninstitute.org/fikraforum/view/kurds-of-iran-the-missing-piece-in-the-middle-east-puzzle

Norvell B. DeAtkine , 2018 , The Fears of Iran and its Forgotten Kurds:

https://limacharlienews.com/mena/fears-of-iran-forgotten-kurds/

                                                                                 

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