Il est impossible d'être écolo

“Le mode de vie américain n’est pas négociable.” Par ces mots, George H. W. Bush voulait en 1992 exprimer sa ferme intention de ne pas céder quoi que ce soit à la lutte contre le réchauffement climatique, qu’il venait alors de découvrir. L'écolo colibriste, soucieux des générations futures, tente depuis, vainement, de rendre compatibles mode de vie occidental et durabilité.

Le mode de vie américain n’est pas négociable.” Par ces mots, George H. W. Bush voulait en 1992 exprimer sa ferme intention de ne pas céder quoi que ce soit à la lutte contre le réchauffement climatique, qu’il venait alors de découvrir. Beaucoup d’écologistes ont interprété cette phrase comme la preuve de l’inaction du gouvernement de la première puissance mondiale. L’écologie politique a alors tenté de pallier ce manque à travers la promotion d’un mode de vie sain, plus respectueux de l’environnement, mais sans questionner les vraies causes du péril écologique.

Notre mode de vie n’est que la partie émergée de l’iceberg que représente notre société. Bien plus largement, notre macro-système est destructeur ; fustiger le consommateur ne remet pas en cause sa construction sociétale et la prédation de notre milieu pour assouvir notre croissance. C’est en Occident, et en premier lieu aux États-Unis, que le développement économique est devenu la nouvelle religion dominante. Il se diffuse depuis à travers le monde, s’imposant comme modèle.

Les petits gestes considérés comme écolos ne sont en rien une remise en cause du modèle consumériste et productiviste ou de la dépendance aux transports carbonés. Recycler implique une dépense énergétique importante ; isoler son habitation exige l’exploitation et la transformation de ressources. Penser sa pratique écolo dans le monde d’hier, par petits pas aux effets parfois contestables, et ce malgré les efforts fournis, est bien insuffisant. Pire, il est contre-productif d’envisager que des modifications personnelles à la marge puissent avoir un quelconque effet sur notre devenir climatique.

Derrière ce titre volontairement provocateur, il s’agit ici de pointer la position malheureusement intenable de celles et ceux qui se disent “écolo”, mais aussi de montrer en quoi il est ridicule et aveugle de tourner en dérision un tel mode de vie.

UNE “VIE PARASITAIRE

Très souvent, l’ambition de sensibilisation ou de conscientisation se manifeste dans la logique écolo. Sur les sujets mis en avant depuis le début des années 1980, les écolos ont souvent eu gain de cause : le renouvelable se développe dans les pays riches - bien que les éoliennes et les panneaux photovoltaïques soient produits grâce à l’électricité carbonée des pays producteurs -, l’usage de produits chimiques pour l’agriculture est largement contesté, les mobilités douces se développent dans les métropoles… Mais ces évolutions sont lentes et marginales, et surtout, elles ne remettent absolument pas en cause le système bien plus global qui est responsable de la destruction généralisée de notre milieu.

Plus largement, le mode de vie occidental est une “vie parasitaire” pour reprendre l’expression de René Riesel et Jaime Semprun. Parasitaire, tout d’abord, parce qu’il s’impose aux autres modes de vie en générant activement le réchauffement climatique ; parasitaire, aussi, parce que des populations lointaines aux sociétés non-climaticides sont déstructurées pour assurer l’extraction des ressources et la production de biens de consommation, afin d’approvisionner les pays riches et d’assurer ainsi un mode de vie destructeur pourtant largement promu par la culture de masse.

Les écologistes à travers le monde n’ont jamais été aussi menacés. Pire, des centaines de militant∙e∙s sont tué∙e∙s depuis plusieurs années, preuve d’un durcissement de la répression à leur encontre. C’est aussi la preuve que leurs actions vont à l’encontre d’intérêts puissants et violents. Le militantisme écolo consistant à dire, à juste titre, qu’il faut éviter les emballages plastiques et la malbouffe, se révèle bien pâle et confortable à côté de celles et ceux qui risquent leurs vies pour éviter qu’un barrage s’installe ici, ou qu’une compagnie industrielle s’accapare des terres paysannes . Toutes les formes d’engagement écologiste sont à soutenir, tant qu’elles sont justes et qu’elles défendent les biens communs dans le temps et dans l’espace.

UN DISCOURS QUI NE PASSE PAS

Les propositions des partis écologistes dominants se contentent souvent de promettre une préservation de notre mode de vie et de notre fonctionnement. Les modifications y sont vues comme marginales, réalisables, et durables. Des voies dissonantes à l’intérieur et à l’extérieur de ces mouvements montrent le caractère irréaliste et très conservateur de cette vision.

Au motif de vouloir rassembler et de paraître attractive, cette écologie perd son essence en prétendant savoir comment mobiliser les masses, alors que de nombreux débats sont encore en cours sur la manière d’aborder les sujets environnementaux pour les rendre non plus annexes, mais centraux dans la conscience politique. L’écrivain John Michael Greer propose pour sa part une analyse éclairante des mécanismes de pensée collective : il considère que l’échec du mouvement écolo jusqu’alors a été en partie causé par l’absence totale d’idéal et de promotion d’un modèle qu’on voudrait pour la société, au-delà du “simple” rejet d’un monde carboné. Utilisant l’exemple états-unien, il exprime aussi la nécessité de mettre en avant des mesures qui profiteraient au plus grand nombre. Ainsi, parmi les idées écolo impopulaires, la volonté de fermer des mines de charbon va à l’encontre des intérêts immédiats des populations nombreuses qui vivent de cette activité. Au contraire, s’attaquer au trafic aérien invite à repenser un privilège réservé à une élite, et l’interdire ne changerait pas, dans l’imaginaire commun, le quotidien des masses. Construire un éco-quartier sera vu et promu comme vertueux par les écolos, mais quid de la hausse du foncier qui reléguera les classes populaires vers l’extérieur ?

Si les classes supérieures veulent sensibiliser sur les dangers de notre fonctionnement, au sujet du réchauffement climatique par exemple, qu’elles fassent ce qu’il faut pour gagner en crédibilité. Acheter une voiture électrique californienne à 60 000€ n’aidera en rien à redorer un quelconque blason, prendre un avion pour participer à une table-ronde sur l’altermondialisme de l’autre côté de l’Atlantique suscitera plus de moquerie et de colère que d’adhésion. Pourtant, l’écologie est là piégée, car le devoir d’exemplarité est difficilement conciliable avec le fonctionnement médiatique. Pour rayonner, une organisation quelle qu’elle soit a besoin d’un important budget et de déplacements nombreux et rapides. Les climatologues, pourtant bien conscients du péril climatique, continuent de prendre l’avion pour se rencontrer et pour tenter de sensibiliser. Certaines ONG écologistes (comme 350.org), par nécessité budgétaire, sont financées par des entreprises aux activités climaticides. Comment, alors, les considérer comme pleinement engagées ?

LE JEU DE LA RESPONSABILITÉ

Dénoncer la consommation de produits issus de l’agro-industrie ou de biens manufacturés à bas coût revient à pointer du doigt les acheteurs, et seulement eux, jugés alors destructeurs et inconscients. Pourtant, une gradation des responsabilités est envisageable : l’impact du mode de vie sur l’environnement est corrélé aux revenus. Plus une personne est riche, plus son mode de vie sera polluant et destructeur. Par la répétition des trajets en avion, par l’accaparement d’espace, la consommation de nombreux objets technologiques…

L’analyse du sociologue Jean-Baptiste Comby est à ce titre très éclairante. Considérer que “les Français sont responsables de 50% des émissions de gaz à effet de serre” est réducteur pour deux raisons. D’une part, les émissions individuelles sont corrélées au niveau de revenu ; autrement dit, plus un ménage est riche, plus son impact sur l’environnement sera lourd. D’autre part, cette vision du pollueur-consommateur se heurte aux limites de notre socio-système, où nos choix de vie sont bien souvent conditionnés, de la nécessité sociale de décrocher un contrat de travail jusqu’au neuromarketing.

Pourtant, l’écologie conventionnelle ne cible pas la richesse comme cause de la destruction du milieu. Il est de bon ton de considérer que l’achat de solutions que l’on estime vertueuses est à soutenir, y compris par le moyen d’aides gouvernementales. Un vélo ou un véhicule électrique, au prix exorbitant pour la majorité de la population, intéressera une clientèle riche, qui bénéficiera en plus de subventions publiques. Malheureusement, et contrairement à l’idée trop répandue, la mobilité électrique n’est en rien une solution car elle est demandeuse de ressources, de technologies très énergivores, et sera longtemps encore coûteuse à l’achat. L’écologie ne peut pas se contenter d’accompagner les plus riches à acheter un véhicule haut de gamme. Pourtant, de nombreuses attitudes éco-citoyennes s’imposent, sans que les ménages concernés n’aient un budget démesuré, et pour ceux-là, aucune aide n’est prévue, aucun accompagnement envisagé. L’écologie est toujours faite par les riches et pour les riches.

LES PARADOXES DE FRANÇOIS

J’illustrerai mon propos ici à travers l’exemple de François, Nantais de 44 ans, privilégié de par son statut social et son salaire de plusieurs milliers d’euros mensuels. François ne cache pas sa fibre écolo mais n’est ni révolutionnaire pour un sou, ni décroissant. Lorsqu’en 2006, il visionne Une vérité qui dérange avec Al Gore, un déclic lui fait sentir qu’il est de son devoir d’homme raisonnable d’adopter un comportement éco-responsable.

François représente à la fois le “bobo” méprisable selon certains, malgré son engagement pour le long terme ; et l’acteur politique influent de l’écologie conventionnelle, par lequel et pour lequel les mesures sont prises. Ce grand écart est révélateur d’une position intenable, François souhaite à la fois continuer à profiter des conforts contemporains propres à sa catégorie sociale, et adopter une attitude non-climaticide permettant d’éviter la sixième extinction de masse. Pourtant, ce sont deux vœux incompatibles.

Brandissant le drapeau de “l’écotourisme” (sic), François se rend une fois tous les deux ans dans des pays lointains, visite des parcs naturels protégés et rencontre les populations locales. Cette forme de tourisme lui permet de se donner la bonne conscience de participer au “développement” de communautés soucieuses de leur environnement. Malheureusement, outre le vol en avion très carboné - un seul aller-retour vers un pays d’Afrique australe émet autant de CO2 qu’un Français “moyen” pendant un an -, la pression exercée par ce tourisme sur les espèces et les espaces naturels est difficilement compatible avec une quelconque éthique écologiste. Le tourisme lointain n’est nullement compatible avec l’écologie, François ne peut pas satisfaire à la fois ses ambitions écolo et ses envies de découverte de l’Okavango.

L’IMPOSSIBLE ÉQUILIBRE

François est vu par ses collègues comme un donneur de leçons, et ils ne ratent pas une occasion de le lui faire savoir, s’il a oublié d’éteindre la lumière ou oublié d’arrêter la cafetière. Eux ne font rien, et n’ont jamais rien entrepris d’autre que l’assouvissement de leur confort personnel, mais se permettent tout de même de caricaturer celui qui tente d’entrevoir une position écolo, dans le système-monde qu’il aimerait participer à rendre pérenne. Comme il est confortable de moquer celui qui tente le maigre effort ! La position de ceux-là est proche du climato-négationnisme : se bander les yeux et sourire de celui qui voit.

Les écolos conventionnels tentent de “naviguer dans les méandres” pour reprendre l’expression de Derrick Jensen. Se faufiler entre les jugements de ceux qui ne font rien et ceux qui, comme je le fais ici, disent que c’est insuffisant. Se contenter de l’action sur soi, quand l’action sur la société est nécessaire. Ils tentent d’adopter la tactique du colibri popularisée par Pierre Rabhi : que chacun∙e accomplisse son petit travail personnel pour que le monde soit meilleur. Bien que la démarche soit louable, théoriquement sans prétention, elle amène souvent l’écolo à considérer que ses propres actions sont suffisantes et à tenter de prouver aux autres que les légères adaptations de tous les jours sont climato-satisfaisantes et vectrices d’espoir.

Mais voilà, la consommation ne représente jamais plus d’un quart de notre consommation d’énergie. Les consom’acteurs peuvent tenter de réduire leurs déchets, d’acheter le moins possible et le plus local possible, mais ils n’arriveront pas en agissant ainsi à faire dévier le ferry industriel de sa trajectoire. Ils adoptent des comportements à la marge qui, au mieux, feront rire le personnel naviguant, au pire provoqueront les moqueries des autres passagers. Dans tous les cas, ils seront pris pour des donneurs de leçons accusés d’employer un ton péremptoire.

L’ÉNERGIE COMME CONTRADICTION PREMIÈRE

Un élément qui a participé à l’essor des énergies renouvelables ou à la meilleure acceptation de certains écolos dans les médias est la “digestion de la question écologique par le capitalisme“. Face à l’essor du néolibéralisme comme référence inattaquable, les écolos ont souvent tenté de ruser pour que leurs propositions, à commencer par la transition énergétique, soient compatibles avec le fonctionnement du sacro-saint marché. Pour être cohérent, on ne peut pas promouvoir le développement des énergies renouvelables pour lutter contre le dérèglement climatique. Le développement des énergies vertes (sic) ne participe qu’à la hausse de notre consommation énergétique globale, et ne se substitue en aucun cas aux énergies fossiles climaticides. Contrairement à une idée largement répandue, une énergie sale n’est pas remplacée par une énergie propre ; mais une énergie peut-être un peu moins sale vient s’additionner à l’énergie sale. La peinture verte qu’on tente d’appliquer sur ces usines à énergie s’écaille bien vite quand on gratte le vernis. Quand bien même nous parviendrions à produire toute notre électricité grâce au renouvelable, la part de l’électricité dans notre consommation d’énergie globale n’est que de 17% ; autrement dit, ce combat est secondaire, et surtout, le prix de notre électricité exploserait.

L’écologie politique n’appelle pas tant à une révolution de notre fonctionnement qu’à un léger aménagement supposément décarboné aux marges de notre société. Le nucléaire aurait dû alors s’imposer pour elle comme une évidence car c’est une manière de produire de l’électricité (presque) sans émettre de carbone. Grâce au nucléaire on pourrait théoriquement poursuivre notre mode de vie tout en ne participant que marginalement au réchauffement climatique. Pourtant le nucléaire a été choisi par l’écologie conventionnelle comme symbole d’une société destructrice et comme premier obstacle à un monde durable. Comme l’a exprimé Brice Lalonde, l’un des premiers écologistes français à se lancer dans la politique conventionnelle au début des années 1980, les écolos de l’époque, dans un objectif électoraliste, ont très tôt fait le choix de vilipender le nucléaire, alors qu’il est le premier allié du mode de vie qu’ils défendent. Quelques années auparavant, René Dumont, premier candidat écologiste à l’élection présidentielle française, remettait, lui, clairement le productivisme en cause, et avec lui le mode de vie de tout un chacun destructeur et a fortiori provisoire.

L’espoir de la technologie, ou de la solution miracle à tous nos problèmes, empêche de nombreux écolos conventionnels d’entrevoir les leviers qui pourraient initier un élan vers un monde plus résilient, plus adapté aux chocs climatiques et à la déplétion des ressources. Il apparaît nécessaire de passer d’une “écologie palliative” à une écologie de refonte : que l’écolo ne perde plus son temps et son argent à tenter de soigner le monde destructeur d’hier, mais à construire celui, vraiment durable, de demain.

LA JUSTICE CLIMATIQUE PLUTÔT QUE LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

Le concept de justice climatique est intéressant à plusieurs titres. Tout d’abord, il montre une forme nouvelle d’engagement : pour ses défenseurs il n’est plus question de mitiger leurs propres émissions de gaz à effet de serre, mais davantage de mettre en question notre société dans son ensemble. Pas seulement ses excès, mais sa structure et son fonctionnement propres. Aussi, en appeler à une justice climatique permet d’envisager une autre loi que celle du droit occidental. Une loi considérée alors “supérieure” pour reprendre la formule de la physicienne Vandana Shiva, et plus légitime pour défendre le bien commun d’une planète habitable aujourd’hui et demain. Dans cette perspective, la désobéissance civile permet, partiellement, d’envisager une forme d’engagement à la fois fidèle à la non-violence chère à de nombreux écolos, et suffisamment subversive pour engager un réel débat de société.

L’écologie conventionnelle a jusqu’ici souhaité le passage en douceur d’une société marquée par la destruction, à un modèle considéré comme vertueux à travers la promotion du développement durable. Remettre en cause cette démarche est urgent, car au-delà du fait qu’un développement infini est précisément impossible sur une planète finie, la promotion d’un modèle forcément positif repousse le problème. La procrastination est bien insuffisante face aux problématiques environnementales. C’est d’une part déporter l’ensemble des problèmes sur la génération suivante, et d’autre part c’est faire preuve d’un certain déni solutionniste selon le journaliste Chris Hedges. Enfin, poser l’écologie comme garante d’une justice climatique, ou plus largement d’une justice environnementale, repose les fondations de valeurs qui portent davantage que les “faits” exposés en vain par les progressistes de tous horizons.

IL N’EST NULLE ÉCOLOGIE SANS...

L’écologie conventionnelle et médiatique ne répond pas du tout aux enjeux de l’épuisement des ressources, du dérèglement climatique, ou encore de la sixième extinction de masse, bref, elle ne s’attache pas à lutter contre ce que l’environnementaliste Richard Heinberg appelle le “dépassement”. Elle se contente de mettre en avant des “solutions” souvent illusoires, ou des alternatives à des technologies existantes, sans questionner l’ensemble des impacts. Cette écologie n’est ni cohérente, ni protectrice. Elle permet a contrario aux tenanciers de l’ordre établi de se frotter les mains et de leur inspirer le fumeux écoblanchiment. Après avoir promu un développement durable et une croissance verte, par essence non durables, cette écologie soutient une transition écologique sans exposer dans le débat ce que celle-ci implique réellement, et sans lutter contre les blocages qui s’y opposent. Il n’est nulle écologie sans rejet du productivisme, du capitalisme et du consumérisme. Il n’est nulle écologie sans relocalisation du pouvoir de décision, sans redéfinition des biens communs.

Il est impossible d’être écolo sans renverser son monde. Les circuits courts sont une réponse partielle et parcellaire. Court-circuiter notre macro-système est plus difficile, plus engageant, mais semble être un moyen plus adapté de répondre aux enjeux vitaux de notre société. Ce renversement de paradigme ne se fera pas sans réhabilitation de la démocratie, à l’échelon local, entre les mains des citoyen∙ne∙s. Que toutes et tous, à l’échelle d’un bassin versant par exemple, soient responsables de la gestion de leurs biens communs. Il n’est pas tant question d’adapter ce que Claude Lévi-Strauss appelait la “monoculture” - notre société industrielle -, mais de la désacraliser, de la contester, et aussi de la marginaliser en créant une existence durable. C’est ça, être “écolo”.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.