Dieu n'existe pas.

Faust-et-Omar, Murnau par François Mede © Omar Yagoubi

Dieu n'existe pas.

 

Le merveilleux est si beau quand on n'est pas obligé d'y croire.

Chaque jour qui passe, je vois la liberté individuelle et la laïcité être rogner par les religions monothéistes. Chrétiens, juifs et musulmans, et j'en oublie, se sont donnés le mot pour tenter et tenter encore de coloniser nos esprit par le culte d'un dieu unique. Avec exigences (ils ne doutent de rien), ils imposent des contraintes pour exprimer leur foi, qui est, paraît-il, la seule voie de salut à leurs yeux. Ne s'appliquant pas à eux-même les principes qu'ils prônent, comme par exemple « tu ne tueras point », ils massacrent, fustigent, ostracisent, éliminent des individus, des tribus, des sociétés. Globalement tous ceux qui ne croient pas comme eux, au nom de leur dieu unique, paraît-il, si bon.

Non content de vouloir coloniser les esprit, ces religions ont pour logique corolaire l'annexion des territoires d'autrui. En Asie, en Afrique, en Europe, aux Amériques ou en Australie, le principe est le même: Coloniser la terre par la force, coloniser l'esprit par la croyance. Je ne saurais d'ailleurs dire qui de l'économie, de la religion ou de l'armée vient en premier. Mais, après tout, en regardant l'Histoire récente ou passée, le résultat est le même: une catastrophe pour celui qui veut vivre simplement en paix avec son prochain.

Les dogmes mettent de la mort dans la vie, de l’intolérance dans la liberté, de la haine dans l'amour, de l'abrutissement dans l'intelligence. Le dévoiement spirituel qu'ils génèrent se résume en une phrase: " ils croient qu'ils savent, ils ne savent pas qu'ils croient."

Mais ces religions monothéistes ne peuvent rien si elles ne sont pas accompagnées d'autre force consanguine. Je veux parler ici du dogme du « capital » car ces axiomes débiles, ces certitudes stupides où se nichent de la vérité pour mieux la masquer, ont leur miroir économique: Le marché. Cette dictature du bénéfice entraîne les peuples dans son côté le plus irrationnel: l'avidité. Au fil de ses pratiques, tel un dealer, elle a développé un savoir-faire pour capter sa cible: la taxicomation, mariage entre la toxicomanie et la consommation. Travailler plus pour gagner plus est une de ses maximes. La cible, c'est nous, victime consentante d'un bien-être de camé dans les volutes d'une sous démocratie infantilisante. Une dictature light.

Ainsi se trouvent réunis notre trilogie, la religion, le commerce et l'esprit militaire, dans ce qu'elle a de plus dangereux. Pour croître, elle aime et favorise un paysage obscurantiste propre à éliminer toute réflexion, toute révolte. Elle nous abêtit sous un monceau de produits dont la seule utilité est d 'enrichir ces handicapés du partage: les marchés et ceux qui les servent.

J'ai parlé de tout ça à mes arbres. Ils m'ont répondu: dieu n'existe pas.

merci à François pour le montage de Faust de Murnau.

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