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Billet de blog 27 avril 2020

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Sur ses deux oreilles serein

Il peut dormir ce souverain, il y a peu de chances qu'on...

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Les cons, c'est nous. J'en suis un, un beau.

Le roi n'est pas celui à qui vous pensez.

Ils sont plusieurs, lui c'est une animation holographique des désirs de ces messieurs. Vous savez, nos maîtres. Le roi est de carton, et brûlera à Carnaval. Le vrai maître des maîtres c'est la bien nommée liberté. Petit nom : le marché. Non, rien à voir avec nos courses frénétiques. On parle du renard, libre. Les poulettes sont libres, elles aussi, mais sans dents à la naissance. La couronne, portée sur une tête quelle qu'elle soit, qui sera coupée un jour, ne sert qu'à cacher la raison. Les maîtres se nourrissent d'esclaves. Pendez le petit roi factuel, il en poussera un autre. Il suffit d'une élection.

Par contre, nous les cons, sommes immortels. Nous avons de beaux jours devant nous.

Une question : comment la distanciation sociale, qui est la dernière action salutaire en temps d'épidémie quand aucune autre n'a été tentée, est-elle devenue le confinement ? Pourquoi "empêcher le virus de nous atteindre" a été compris par nous tous "passer le printemps sous le tapis" ?

Comment "protégez-vous !" est devenu "pas de promenade, pas de plage, pas de ballade, nicht distraction !". Pourquoi des gendarmes ou policiers, ou tous gens armés en uniforme me disent que ce que j'achète n'est pas ce que j'aurai dû acheter ? Et pourquoi je réponds "oui, monsieur l'uniforme, bien monsieur l'uniforme, merci monsieur l'uniforme"? Un con, je sais.

Et depuis quand me suis-je mis à nourrir des drones comme des moineaux ? Depuis qu'ils virevoltent autour de ma tête... Il n'y a plus d'oiseaux. Je suis un sentimental, je m'attache vite.

Un bracelet électronique pour sortir ? Mais quelle bonne idée, j'aurai du l'avoir le premier, monsieur le marché. J'achète, avec les faux masques, les faux téléphones, les chaines et le boulet.

Ma poulette, picore, picore. Tu es libre dans ton enclos. Attention ! Tout le monde est libre, c'est la règle. Mais toute liberté ne se vaut pas, ça s'achète. Le kit de base, c'est poussin. Tu étais fonctionnaire ? Agent du service public ? Hors d'atteinte, portant ta mission au delà de ce qu'on te demande parce qu'utile et sensée, deviens poussin, camarade. Tu verras, c'est bien.

Pour l'égalité, on est d'accord : c'est égalité des chances. Chaque poussin peut courir. Egalité en droits ? Ah, oui, le truc obsolète ? La déclaration, là... Hé hé. Tu as raison. Le renard s'appellera poussin aussi. Tu vois, il est égal. Mais lui qui a bossé dur pour naitre renardeau, il garde ses dents.

La fraternité, bro', tu déconnes. La famille on sait tous ce que c'est...

Et nous, nous applaudissons. Prosternation.

Consternation. Les cons ça n'ose rien, c'est à ça qu'on les éduque.

Il me restait une devise, trois mots, une vieille photo de Marianne. Une certaine idée de la République. Je vais l'avaler. Hé ! les cons, mes frères, ça va ?

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