Invitée de "C'est à vous", la ministre de l'écologie a réaffirmé sa volonté de ne pas contribuer à une "écologie punitive". Elle le faisait en réponse à une responsable d'association, qui soulignait à la fois les grandes disparités sociales des atteintes à la santé par la pollution automobile, et la nécessité, selon elle, d'une intervention forte de l'Etat afin de faire respecter le droit, jugé par elle fondamental, à la santé pour tous.
Dans sa réponse, la ministre a dit une nouvelle fois qu'elle ne pensait pas que l'Etat devait agir seul en matière d'écologie (d'une manière "punitive", donc), mais que le solution devait venir "de tous". Même si le mot ne fut pas employé, on devinait confusément qu'elle en appelait une nouvelle fois à la démocratie participative, où l'Etat partenaire constate l'avancée des mentalités, à divers échelons de représentation, pour finalement consacrer les progrès dans la loi.
S'agissant de la nécessité d'un consensus pour réglementer, et de la considération équivalente de volontés populaires à polluer comme à survivre, il nous faut qualifier cette démarche de "promotion de l'écologie acclamative".