Récemment encore, M. Valls déclarait tout à la fois son amour de la démocratie: "les valeurs de paix et de démocratie sont nos biens les plus précieux" (16/05/14) et son inquiétude à la voir menacée par le vote front national, espérant "une "insurrection démocratique" lors des élections européennes (21/05/14).
Son gouvernement, par l'intermédiaire de l'Europe, est engagé dans des négociations sur un accord international concernant les services financiers (TISA) dont le brouillon est ainsi formulé:
"Ceci est le brouillon secret de l'accord sur les services financiers (TISA), objets des négociations entre [51 pays, dont l'Europe] ..."
"Déclassifié 5 années à l'issue de la conclusion ou de la non conclusion de l'accord"
" Ce document doit être protégé des divulgations non autorisées... il doit être enfermé dans une pièce fermée ou sécurisée..."
Que son gouvernement soit, ou non, à l'origine des fuites relayées par Wikileaks ne change en rien à la donne: le principe accepté de négociations secrètes menace la démocratie à laquelle il se dit attaché.
On attend, avec goumandise, l'insurrection du gouvernement Valls en commission européenne.
Voir http://www.mediapart.fr/journal/international/030714/tisa-cette-autre-negociation-secrete-sur-la-mondialisation-financiere