Le CNRS bugge sur le COVID

Un exemple de ce qu'un seul fait scientifique n'est pas nécessairement éclairant.

Le CNRS mène  "toutes les recherches présentant un intérêt pour l'avancement de la science ainsi que pour le progrès économique, social et culturel du pays". Certaines de ces recherches sont exposées dans "CNRS hebdo", et le dernier numéro, dans sa rubrique "diffusons la science", propose une video d'information intitulée "Quels sont les facteurs de risque de développer une forme grave du COVID ?".

Nous savons tous que l'âge est l'un des facteurs les plus déterminants. La relation précise entre l'âge et la létalité du virus est cependant peu détaillée. La contribution du CNRS à cette information n'aura pas été des plus éclairantes. En produisant une courbe logarithmique (donc écrasée) du nombre de décès en fonction de l'âge (qui, compte tenu de la part décroissante de la population lorsque l'on avance en âge, est décroissante pour les âges les plus avancés), l'exercice échoue à  mettre en évidence ce fait simple: la létalité augmente exponentiellement avec l'âge.

En l'absence de cette information, on ne peut conclure à cette simple évidence que, si l'on veut donner à tous la même chance de ne pas succomber au virus, il faut que les plus âgés soient particulièrement protégés. A l'inverse, la première courbe ne permet de conclure qu'en termes de pertes globales, et en particulier de la nécessairement faible contribution quantitative des plus âgés à ces pertes.

la mortalite selon l'âge - CNRS la mortalite selon l'âge - CNRS
Le nombre de victimes du COVID selon l'âge (CNRS)

 

La létalité du COVID selon l'âge (The Conversation) La létalité du COVID selon l'âge (The Conversation)

La létalité selon l'âge (The Conversation)

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