Il n'y a pas si longtemps, en 2002, le R.P.R. discrédité par un dernier scandale (les emplois fictifs des HLM de Paris) disparaissait pour donner naissance à l'U.M.P. De la virginité de la création, douze années plus tard, il ne reste à nouveau plus rien: passé entre les mains de N. Sarkozy, tombé à présent dans celles de l'affairiste Copé, ce qui reste du parti s'interroge sur la nécessité d'y faire un grand ménage.
Un ménage crédible voudrait que les têtes changent. Las, Nicolas Sarkozy parait avoir entraîné dans son discrédit personnel toutes les nouvelles têtes de la droite, empêchant qu'on donne à voir à l'électeur un réel changement. Un nouveau parti ? Outre que la recette parait à présent éculée, la crédibilité de la démarche se heurte à la précédente objection, même si, il y a peu de temps, la chose avait pu être évoquée.
Décidemment, F. Mitterand avait bien raison: la droite serait toujours emportée par les grandes forces de l'argent. Un constat, cependant, qui pourrait ne pas lui être éternellement fatal, grâce aux lois de la relativité. Si l'argent venait à emporter non seulement la droite, mais toute la société, c'est une nouvelle séquence harmonieuse qui s'ouvrirait pour le pays. Un relativisme que les défenseurs de N. Sarkozy s'emploient depuis longtemps à faire connaître: ce qui est pourri ne l'est pas; la justice n'en n'est pas une; les options de l'argent sont librement choisies.