Extrait du texte voté par les suisses à une courte majorité (disponible ici: http://www.parlament.ch/sites/doc/CuriaFolgeseite/2012/20120098/Texte%20pour%20le%20vote%20final%20NS%20F.pdf):
"Les plafonds et les contingents annuels pour les étrangers exerçant une activité lucrative doivent être fixés en fonction des intérêts économiques globaux de la Suisse et dans le respect du principe de la préférence nationale; ils doivent inclure les frontaliers. Les critères déterminants pour l’octroi d’autorisations de séjour sont en particulier la demande d’un employeur, la capacité d’intégration et une source de revenus suffisante et autonome."
Selon les commentateurs, le vote ne serait qu'identitaire, au vu de l'absence de chômage en Suisse. Si cela est le cas, le texte indique qu'il aura très peu d'effets sur la possibilité des étrangers à travailler en Suisse, du fait de la demande.
La vraie révolution, c'est que le texte contrarie les principes européens de libre-circulation. Et c'est bien là le fond du problème: des citoyens pensent que leur vie ne serait pas réellement positivement conditionnée par ces principes. Il faut bien reconnaître que la preuve n'est pas présentement faite que les tous les principes européens aient atteints leurs buts, pour peu qu'ils soient explicités.
On a raillé la Suisse, qui aimerait la libre-circulation des capitaux, et non celle des individus. Mais cette libre-circulation est elle, aussi, l'un des principes européens. Des principes européens, lesquels sont les bons ? Comment se défait-on des mauvais, qui nous sont vendus avec les bons?