Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.
En mettant en place le paiement à la performance des médecins généralistes, la CPAM ne se contente pas de promouvoir les bonnes pratiques médicales, en termes de coûts et de performances. Elle détruit aussi la relation de confiance qui doit exister entre le médecin et le patient, qui voudrait que cette relation respecte les convictions et choix des deux parties en matière de santé. Ainsi, on peut souhaiter ne pas se faire vacciner contre la grippe, jugeant, par exemple, que le bénéfice-risque est dans ce cas défavorable, les adjuvants sensibilisants pouvant être susceptibles de provoquer l'apparition de maladies auto-immunes (et le vaccin de Mme Bachelot, préparé dans la précipitation, n'en manqua pas). On peut aussi estimer tel dépistage superflu, en l'absence d'antécédents hériditaires, etc ... Quelle relation de confiance peut-on alors avoir avec son médecin de famillle, si l'on sait que des indemnités qui lui seront versées par la CPAM seront proportionnées au nombres de vaccinations ou de dépistages qu'il aura réussi à prescrire ? Faudra-t-il que seuls les malades fortunés puissent être en mesure d'exprimer un choix de soins, en faisant appel à des médecins surcotant leurs prestations ? Le système mis en place par la CPAM ne respecte ni le médecin ni le patient: à l'intelligence d'une bonne information de part et d'autre (et il faut rappeler là la véritable misère dans laquelle se trouve la formation continue des médecins), dont les effets seraient librements consentis, il substitue l'asservissement des deux.
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