Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.
Municipales, européennes: elles auront toutes deux été sacrifiées à 2017. François Hollande a récemment lié sa candidature, sa ré-élection, à un succès de sa politique en matière de chômage. C'est à la fois faire le seul constat qui s'impose, prendre peu de risques, et passer sous silence la seule vraie chance qu'il compte donner à une ré-élection de la gauche, à savoir une austérité que devrait dépasser la droite pour revenir au pouvoir. Ne pas prendre les mesures impopulaires qui sont celles et seront celles du gouvernement Valls, aurait été en effet une possibilité ouverte à la droite de les proposer à son compte, et qu'elles soient jugées acceptables. Les adopter, c'est obliger la droite à avancer en 2017 des mesures qui seraient pour le coup suffisamment effrayantes pour qu'une partie de l'électorat souhaite la prolongation du mandat de la gauche. Dans l'état actuel des choses, la droite défendrait donc un deficit qualitatif des réformes du gouvernement actuel: ce ne serait pas une question de curseur de la rigueur mal positionné, mais de réformes qualitativement mal ciblées. L'avantage du qualitatif étant que l'électeur a toujours des difficultés pour en apprécier l'impact quantitatif: le seul qui compte, au final.
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