Echapper au symptôme de confusion mentale, lui-même générateur de stupeur mentale: c'est le défi qui sort des urnes.
Si le peuple pense avoir devant lui à la fois des droits légitimes et impérieux, et une offre de politiques toutes incompatibles (comme lui semble l'avoir finalement démontré le parti socialiste en la personne de F. Hollande), alors il se tourne vers à peu près n'importe quoi qui lui permette d'échapper à ce qu'il juge être l'acceptation de la destruction de ses idéaux.
En l'espèce, les droits légitimes et fondamentaux en question: avoir du travail, pouvoir en vivre décemment, se loger, être soigné et s'éduquer indépendemment de sa richesse, vivre dans un environnement non toxique, bénéficier de l'action de l'Etat pour assurer ces droits ... sont tous menacés ou déjà attaqués en dépit des dénégations des dirigeants, perçus sur ce plan comme sur celui de la mécanique politique comme des menteurs ou des imposteurs, deux qualificatifs que l'électeur accole volontiers à présent à la personne de F. Hollande et à ses paris perdus.
Les réactions 'anti-fascistes' de certaines catégories de la population récemment descendues dans la rue ne servent à rien, si ce sont celles des mêmes personnes qui, lorsqu'il s'agit d'exiger le respect des aspirations populaires, disparaissent du paysage social. Si celles-ci veulent réellement et durablement lutter contre le fléau qu'elles dénoncent, alors qu'elles participent activement et beaucoup plus qu'elles ne l'ont fait jusqu'à présent aux exigences des populations dont elles rejettent si ostensiblement le vote.
En effet, ce n'est pas de faire trembler d'avantage des populations finalement apeurées dont nous avons besoin, mais de mettre en déroute des ennemis autrement plus puissants, à qui les généreuses pancartes de notre brave jeunesse ne font absolument aucun effet.