Osez le féminisme
Abonné·e de Mediapart

10 Billets

0 Édition

Billet de blog 8 nov. 2021

Chronique judiciaire : Retour sur le procès d'Alexandra Richard - Partie 1

Chronique judiciaire - Les effronté-es, Osez le féminisme ! - 8 novembre 2021 Alexandra Richard humiliée, niée et condamnée : Un procès sous le signe de la toute-puissance masculine et du déni de la parole des femmes.

Osez le féminisme
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

La justice refuse une nouvelle fois la légitime défense à une femme victime de violences conjugales. Retour sur un procès honteux, théâtre d’humiliations et de dénigrements, qui culpabilise et revictimise une victime.

Alexandra Richard vient d’être de nouveau condamnée en appel à 10 ans de prison pour homicide volontaire sur la personne de son conjoint violent, Sébastien Gest. Ce verdict inique et presque impossible à croire est tombé le samedi 23 octobre à 20h30. La Cour d'assise d'Évreux a rendu quasiment le même verdict qu'en première instance (novembre 2020). N’avons-nous rien appris sur la légitime défense des femmes victimes de violences conjugales depuis les affaires Alexandra Lange (acquittée en 2012, à la demande du procureur Luc Frémiot) et Adriana Sampaio (acquittée en 2020) ? Ni rien sur le phénomène d’emprise - pourtant entré dans le code pénal via la loi du 30 juillet 2020 - depuis  Jacqueline Sauvage (graciée en 2016) ou Valérie Bacot (libérée en 2021) ?

Ce procès tout entier traduit l’incapacité de la justice à comprendre le phénomène des violences conjugales et ce qu’elles produisent sur les victimes en termes de psychotraumatismes, de mémoire traumatique, de souvenirs parcellaires. On a accusé Alexandra Richard d’être dans la “surenchère”, d’en rajouter sur les violences qu’elle a rapportées durant le procès. Pourquoi ? Parce qu’elle n’avait jamais mentionné certaines de ces violences auparavant. Elle aurait dû se souvenir de tout, tout dire, dès la première audition par la police pendant les 48h de garde à vue qui ont suivi le drame, alors même que la défense a fait valoir que les gendarmes ne lui ont pas laissé la possibilité de livrer un récit plus complet, qui lui aurait permis de recontextualiser son geste. Lors de ces deux auditions, trop courtes, on lui a demandé par deux fois d’abréger son discours sur les violences vécues avec Sébastien Gest, et d’en venir aux faits du 16 octobre 2016, jour du drame. 

Un procès hors normes dans sa tenue

Ce procès s’est déroulé de manière honteuse : l’avocat général, Patrice Lemonnier, a maintenu durant cinq jours une posture archaïque et patriarcale, volontairement provocatrice. Il s’est permis de crier sur les témoins et les experts dès lors que ceux-ci étaient en faveur d’Alexandra, leur coupant même la parole, les intimidant à loisir, sans jamais être rappelé à l'ordre par la Présidente, Julie Arzuffi. Cette dernière n’a mené aucune police d’audience durant le procès, laissant l’avocat général, en roue libre, tenir des propos ouvertement sexistes, gratuitement offensants, des commentaires désobligeants clairement en rupture avec les obligations de déontologie des magistrats.

Nous pouvons même affirmer qu’elle a joué un double jeu : d’apparence calme et posée - on aurait pu penser qu’elle assurerait la sérénité des débats - , elle a été la caution de l’attitude inqualifiable du procureur. Peut-être a-t-elle même  fait preuve de dureté au moment des délibérés, puisque le verdict a porté à 15 ans l’interdiction pour Alexandra Richard de porter une arme - mesure certes automatique en cas d’homicide. C’est 10 ans de plus qu’en première instance ! (Or, ce n’était pas une demande de l’avocat général qui n’a fait aucune référence à l’interdiction de port d’armes.) 

Alexandra Richard est traitée comme une personne dangereuse alors que le risque de récidive a été explicitement écarté par tous les experts psychiatres, qui l’ont dépeinte comme une personne à la construction psychologique saine, sans profil criminogène. L’interdiction de port d’armes, mesure qui aurait pû être utile et efficace si elle avait été imposée à Sébastien Gest - un homme violent passionné par les armes, condamné en 2001 pour violences volontaires aggravées par préméditation et usage d'une arme, et contre lequel plusieurs femmes avaient porté plainte - est, dans un renversement de la réalité, appliquée à sa victime qui a cherché à défendre sa vie. Cette interdiction de porter une arme aurait dû frapper en premier lieu le conjoint violent d’Alexandra Richard. Cette peine infamante qui ajoute 10 ans à l’interdiction de port d’arme, prouve la coloration politique de ce procès : on ne traite pas les femmes et les hommes de la même manière, on ignore la volonté de tuer de Sébastien Gest mais on prête à Alexandra des intentions criminelles qu’elle n’a jamais eu !

Ironie ! Car tout le long du procès, on a reproché à la défense et aux soutiens féministes d’Alexandra de politiser les faits, comme si le politique ne se trouvait que d’un côté… Tout est politique ! Toute parole est évidemment située, aussi bien celle de l’accusation que celle de la défense, aussi bien celle d’une justice patriarcale que celle des associations féministes. C’est un discours typique et récurrent du conservatisme que d’attacher les termes “militant”, “partisan”, “politique” au camp progressiste.

Le but de la manœuvre, menée principalement par l’avocat général, était de rejeter toute recontextualisation des faits. Il a par exemple cherché à discréditer et à dénigrer, avec l’appui de la Présidente, un témoignage clé : celui de la présidente du Collectif Féministe Contre le Viol (voir ci-dessous). L’autre finalité était de faire peur aux jurés, avec ce mot lâché comme un danger, “politique”, assorti d’une connotation volontairement péjorative, comme pour dire aux jurés qu’ils risquaient d’être manipulés par quelque chose qui les dépasse, or personne n’aime se sentir manipulé. Mais lorsque l’on appuie sur des peurs et que l’on convoque des stéréotypes issus de notre imaginaire patriarcal commun, dans lequel les hommes sont injustement accusés et les femmes sont des menteuses, dans lequel les agresseurs ont des excuses et les victimes l’ont bien cherché, on obtient souvent ce que l’on veut... C’est ainsi que l’obscurantisme, dans ce procès, a triomphé au détriment de la vérité.

EXTRAITS DES DÉBATS

L’avocat général, Patrice Lemonnier

À la mère d’Alexandra : d'emblée, il lance “Vous avez réponse à tout”. Puis l'interrompt, lui crie dessus, tandis qu’elle rectifiait un terme qu’il venait d’employer : “Vous avez l'air d'aimer couper la parole des autres mais moi aussi !”, puis “Taisez-vous !” avec une rare brutalité, donnant ainsi le ton, dès le premier jour des débats.

À Abigaelle, fille cadette d’Alexandra, 16 ans : “Comment voulez-vous qu’on vous croie [sur le reste de votre témoignage] ?” - sous prétexte qu’elle et sa sœur aînée de 19 ans, Enola, disent toutes deux avoir porté le bébé le jour du drame, après l’arrivée des gendarmes. Elles l’ont tout simplement porté tour à tour comme l’a ensuite expliqué Abigaelle.

Aux avocats de la défense, Maîtres Questiaux et Dekimpe : “Vous allez payer les pots cassés !” - intimidation, menace…

À Maître Questiaux : “C’est sans doute à cause de votre jeune âge…” - sexisme, infantilisation des femmes, même lorsqu’elles sont avocates.

À l’expert psychiatre, en s’emportant très vivement : “Vous avez utilisé le mot “réification”, est-ce que vous savez ce que ça veut dire ?” - Tentative de discrédit de l’expert qui emploierait des mots trop forts, dont il ne comprendrait pas la signification. Réifier quelqu’une, c’est tout simplement la chosifier, la traiter comme un objet. C’est un terme tout à fait adapté pour décrire ce que faisait Sébastien Gest à Alexandra Richard lorsqu’il la violait.

À Maitre Questiaux, qui demande la définition juridique du viol à un gradé de la gendarmerie chargé de l’enquête, et avant que celui-ci ne puisse répondre : “Mais donnez-la, la définition du viol !” - Sauvant ainsi de l’embarras un gendarme muet, visiblement ignorant en matière de violences sexistes et sexuelles.

À Emmanuelle Piet, présidente du Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV), citée en qualité de témoin : il lui demande pourquoi elle est là, quel est le rapport entre un collectif contre le viol et une “affaire de meurtre”. Lorsque Maître Questiaux veut expliquer pourquoi elle a demandé à Madame Piet de témoigner, autant à l’intention du jury que de l’avocat général, celui-ci la coupe brutalement, en criant qu’il a posé une question à un témoin et pas à Maître Questiaux - la manœuvre de l’avocat général est évidente : maintenir l’ignorance autour du fait social des violences conjugales, qui comprennent toujours des violences sexuelles, et nier la pertinence d’apporter des éléments d’éclairage sur cet enjeu clé du procès, via la parole de personnes formées et instruites sur ces questions. 

Quand Alexandra Richard a témoigné des violences qu’elle avait vécues, il l’a accusée de mentir, révélant une fois de plus son incapacité - feinte ou réelle - à comprendre que le récit des victimes puisse évoluer au fil du temps : “On ne peut pas ne pas s’en souvenir !” - négation totale des conséquences psychotraumatiques des violences, de l’amnésie traumatique notamment.

Il a également, à plusieurs reprises, lorsque les déclarations des témoins divergeaient, pris le parti de croire un témoin plutôt qu’un autre, puis de présenter à des témoins tiers ou aux experts la version qu’il avait élue comme un fait établi. Il a déstabilisé des témoins et mis en cause leur crédibilité avec une fausse question : “Et si je vous dis que c’est faux ?” - Par exemple, sur le fait que les enfants n’avaient pas le droit de rester au rez-de-chaussée car ils troublaient la tranquillité de Sébastien Gest (ce que les filles d’Alexandra ont confirmé).

Dans une minimisation ahurissante de la violence de Sébastien Gest : “Il m’arrive de boire aussi”, “j’ai quatre armes chez moi, encore un effort et je vais devenir aussi méchant que Sébastien Gest” - Alors que, bien évidemment, ce n’est pas son alcoolisme qui lui était reproché mais sa violence, la consommation d’alcool (qui lui permettait de se désinhiber) n’étant qu’une circonstance aggravante. Ni le fait qu’il ait eu huit armes chez lui, élément à replacer dans le cadre des multiples violences et menaces proférées à l’encontre d’Alexandra, à rattacher aussi à son tir volontaire sur le petit-ami de son ex, à 19 ans. D’ailleurs, quand Sébastien Gest menaçait Alexandra de mort, il se basait sur ce fait : “Tu sais que j’en suis capable, je l’ai déjà fait”.

L’avocat général a également remis en cause le coup de poing reçu au ventre par Alexandra lorsqu’elle était enceinte, lors d’une soirée, en précisant qu’il pouvait s’agir d’une “gifle appuyée”.

Au moment de son réquisitoire, il est revenu, pour les justifier, sur les insuffisances - soulignées en amont par la défense - des deux auditions menées par les gendarmes lors de la garde à vue d’Alexandra en disant qu’ “en 48h vous ne pouvez pas faire ce travail-là” à savoir “trouver des témoins, interroger la gardée à vue, cerner une ambiance...”, avouant donc à demi-mot qu’il reconnaissait que ces auditions n’avaient pas permis à Alexandra de livrer une parole plus complète, qu’il exigeait pourtant d’elle pendant le procès, en l’accusant de varier dans ses déclarations.

Patrice Lemonnier s’est-il rendu compte qu’il était finalement  d’accord avec la défense sur les dysfonctionnements du système, qui ne sont pas imputables aux seuls gendarmes, mais dont les victimes comme Alexandra Richard font au final les frais ?

Malgré cette attitude agressive qu’il a conservée tout au long des débats, il a montré un tout autre visage durant son réquisitoire, celui de quelqu’un de prétendument “mesuré”, comme il l’a explicitement dit, présentant la démesure comme étant du côté de la défense, et expliquant ses emportements antérieurs par son caractère “sanguin”. On voit bien toute la manipulation derrière ce revirement, cette attitude soudainement beaucoup plus calme. Les termes de “mesure” / “démesure” reviendront à plusieurs reprises au cours de son réquisitoire, comme pour bien les ancrer, telle une vérité, dans l’esprit des jurés : “La démesure je l’ai côtoyée depuis mardi et ça ne me plait pas”. Ou encore : “Je ne peux pas être dans la démesure, je représente les intérêts de la société”. Une farce absolue venant de celui qui a fait preuve de brutalité et de mépris durant les jours précédents, autant vis-à-vis des témoins que de la défense. Il a également rappelé qu'“il y a des règles !” - sans doute ne s’appliquent-elles pas à lui...

Dans un exemple parfait de négation des violences sexuelles propre à la culture du viol, il remettra en doute le fait que Sébastien Gest était un violeur. Il a lu un échange SMS faisant état d’une scène de viol de la veille, Sébastien ne s’excusant pas auprès d’Alexandra mais se justifiant par le fait qu’il “avait besoin de son corps”. L’avocat général a fait passer cet échange pour la preuve d’une relation sexuelle consentie, niant la réalité du viol conjugal.

Il a aussi cherché sans relâche à réhabiliter Sébastien Gest, comme si celui-ci avait été sali, en feignant de reprendre un vocabulaire qui n’a jamais été utilisé par la défense, mais seulement par lui-même et par les avocates des parties civiles : il a souligné “cette propension à présenter Sébastien Gest comme une ordure absolue” (tout en disant qu’il “n’[était] pas là pour le défendre” : “Je n’ai pas de client”), un “salaud de chez les salauds”, “une ordure”, “un biturin”. Des mots que la défense n’a jamais employé, comme l’a rappelé Maître Dekimpe lors de sa plaidoirie.

Après s’être stratégiquement présenté comme la voix de la raison, comme celui qui vient rééquilibrer les choses, il a peint à grands traits le portrait d’un homme en rupture totale avec la réalité de ce qu’était Sébastien Gest, à savoir un conjoint violent et dangereux. Ainsi, des propos aussi euphémisants que “Moi je dis qu’il avait à l’évidence des travers...”, auraient dû en principe faire perdre toute crédibilité à ce réquisitoire auprès de quiconque avait suivi ce procès et ayant un tant soit peu cerné la personnalité de Sébastien Gest… Le verdict qui a suivi a pourtant dérogé à cette logique. De la même manière, c’est cette stratégie qui lui a permis de dire avec le plus grand des calmes : “Il [Sébastien Gest] a pu être énervé par un week-end passé à cinq, générateur d’anxiété pour lui”. Un récit qui tranche brutalement avec la journée émaillée de menaces de morts vécue par Alexandra (qui a si peur qu’elle demande à Laetitia Lemoine, l’ex-compagne de Gest, de rester), une inversion spectaculaire de la réalité : Alexandra Richard devient la méchante, responsable d’un week-end qui s’est mal passé.

Toutes ces minimisations concernant la dangerosité et la violence de Sébastien Gest vont pourtant trouver une contradiction dans la bouche même de Patrice Lemonnier : en effet, il ne nie pas l’existence des menaces de mort en elles-mêmes, qui se sont répétées durant des années, mais il refuse à Alexandra Richard le droit de les avoir prises davantage au sérieux le jour du drame : “Il ne s’est rien passé [jusque-là] en terme d’atteinte létale” ; “Ça fait des années qu’elle est menacée de mort, il ne se passe rien ! Quel est l’intérêt de tuer ce jour-là ?” - ce jour où les menaces étaient montées crescendo tout au long de la journée…

Nous avions entendu le même argument durant le procès d’Adriana Sampaio, finalement acquittée pour légitime défense... Comme si la seule “bonne victime” était la victime morte. Pourtant, on sait que les féminicides ont souvent lieu après des années de menaces de mort !

Mais le plus étonnant dans le réquisitoire de Patrice Lemonnier est peut-être le doute qui en ressort et qu’il ne cherche pas à cacher : “Je ne peux pas en déduire grand-chose, simplement ça me préoccupe”, “Je ne sais pas ce qui s’est passé ce jour-là, nous n’en savons rien”. Et de conclure : “Pour terminer je ne sais pas ce qui s’est passé”, “Je considère [que c’est un] problème plus passionnel qu’autre chose ce jour-là”.

Malgré ce doute assumé, il a demandé à ce que soit maintenue la condamnation pour homicide volontaire assortie d’une peine de 10 ans de réclusion criminelle.

La suite ici : Chronique Judiciaire : Retour sur le procès d'Alexandra Richard - Partie 2 | Le Club de Mediapart

L’auteur n’a pas autorisé les commentaires sur ce billet

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
#MeToo : Valérie Pécresse veut faire bouger la droite
Mardi, Valérie Pécresse a affiché son soutien aux victimes de violences sexuelles face au journaliste vedette Jean-Jacques Bourdin, visé par une enquête. Un moment marquant qui souligne un engagement de longue date. Mais, pour la suite, son équipe se garde bien de se fixer des règles.
par Ilyes Ramdani
Journal — Asie
Clémentine Autain sur les Ouïghours : « S’abstenir n’est pas de la complaisance envers le régime chinois »
Après le choix très critiqué des députés insoumis de s’abstenir sur une résolution reconnaissant le génocide des Ouïghours, la députée Clémentine Autain, qui défendait la ligne des Insoumis à l’Assemblée nationale, s’explique.
par François Bougon et Pauline Graulle
Journal
Sondages de l’Élysée : le tribunal présente la facture
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce vendredi Claude Guéant à huit mois de prison ferme dans l’affaire des sondages de l’Élysée. Patrick Buisson, Emmanuelle Mignon et Pierre Giacometti écopent de peines de prison avec sursis.
par Michel Deléan
Journal — Violences sexuelles
L’ancien supérieur des Chartreux de Lyon, Georges Babolat, accusé d’agressions sexuelles
Selon les informations de Mediacités, trois femmes ont dénoncé auprès du diocèse de Lyon des attouchements commis selon elles lors de colonies de vacances en Haute-Savoie par le père Babolat, décédé en 2006, figure emblématique du milieu catholique lyonnais.
par Mathieu Périsse (Mediacités Lyon)

La sélection du Club

Billet de blog
Un grand silence
L'association Vivre dans les monts d'Arrée a examiné le dossier présenté par EDF. Nous demandons, comme nous l'avons fait en 2010 et comme nombre de citoyens le font, que soit tenu un débat public national sur le démantèlement des centrales nucléaires : Brennilis, centrale à démanteler au plus vite.
par Evelyne Sedlak
Billet de blog
Le nucléaire, l'apprenti sorcier et le contre-pouvoir
Les incidents nucléaires se multiplient et passent sous silence pendant que Macron annonce que le nucléaire en France c'est notre chance, notre modèle historique.
par Jabber
Billet de blog
Fission ou fusion, le nucléaire c’est le trou noir
Nos réacteurs nucléaires sont en train de sombrer dans une dégénérescente vieillesse ; nos EPR s’embourbent dans une piteuse médiocrité et les docteurs Folamour de la fusion, à supposer qu’ils réussissent, précipiteraient l’autodestruction de notre société de consommation par un effet rebond spectaculaire. Une aubaine pour les hommes les plus riches de la planète, un désastre pour les autres.
par Yves GUILLERAULT
Billet de blog
Notre plan B pour un service public de l'énergie
[Rediffusion] Pour « la construction d’un véritable service public de l’énergie sous contrôle citoyen » et pour garantir efficacité et souveraineté sur l’énergie, celle-ci doit être sortie du marché. Appel co-signé par 80 personnalités politiques, économistes, sociologues, historiens de l’énergie dont Anne Debrégeas, Thomas Piketty, Jean-Luc Mélenchon, Aurélie Trouvé, Gilles Perret, Dominique Meda, Sandrine Rousseau…
par service public énergie