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Billet de blog 2 avr. 2018

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Venezuela Infos: Politique Commerciale du Régime Chaviste du Venezuela

Le libre commerce et le socialisme du siècle XXI sont incompatibles.

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Le Venezuela s’est retiré du Traité de Libre Commerce avec la Colombie et le Mexique en 2006, ainsi que de las Communauté Andine en 2011.  Elle a réussi a rentrer au Mercosur - avec le soutien de Lula et Kirchner - en 2012, gagnant à six années d’opposition du Paraguay.  En décembre 2016 le pays a été suspendu pour non respect de ses obligations en matière de Droits de l’Homme ainsi que des traités commerciaux , et la non adoption de 116 des résolutions du Mercosur.  Maduro, sans sourciller a menti en affirmant qu’il avait tout respecté comme il se doit, et sa chancelière de l’époque, Delcy Rodríguez, a voulu imposer sa présence à Buenos Aires, malgré qu’elle n’avait pas été invité et qu’elle n’était pas la bienvenue.

La politique commerciale du Venezuela a aussi tourné le dos à l’Organisation Mondiale du Commerce.  Depuis 15 ans elle ne se soumet pas à l’examen de ses politiques commerciales, comme le font tous les pays.  Et ne respecta pas non plus avec les obligations de transparence notifiantes mesures commerciales - sanitaires, licences d’importation, validation des douanes, propriété intellectuelle, entre autres - ni a enregistré les points de contact des autorités.  En résumé, la politique commerciale adoptée par le régime vénézuélien est opaque et imprévisible.

Le panier exportateur vénézuéliens est composé quasi exclusivement de pétrole, car manque d’éléments, fournitures et matières premières, la production nationale s’est effondré.  Son principal associé commercial, est son “ennemi” , les tas Unis.  Le commerce établi avec son “ami” Cuba, est basé sur le troc:  pétrole contre services de sécurité publique.  Avec la Chine et la Russie, le Venezuela a établi une sorte de troc:  des crédits payés avec du pétrole; mais actuellement les payent ne sont pas honorés.

Les doits de douane sont en moyenne du 11,9% pour l’agriculture et du 13% pour l’industrie.  Mais les principaux obstacles au commerce pour les entreprises privées son le problème du flou artistique concernant les licences et le stricte contrôle des devises par le régime chaviste.  Par contre, pour les entreprises d’Etat, ni licences ni droits de douane sont demandés, et avec le manque de transparence, cela laisse une porte ouverte à un système de corruption qui provoquent les grosses pénuries qui ont été constatées dans le pays à tous les niveaux.

Le Venezuela est classé à la position 187 sur 190 dans dans la qualification réalisée par Doing Business sur l’efficacité des démarches commerciales, placé juste devant l’Erythrée, le Yemen et le Congo.   Un processus d’importation est très long, durant en moyenne plus de deux mois:  au moins 50 jours pour l’importation et au moins 10 jours pour le dédouanement.  Ceci combiné à la dévaluation qui approche les 3000% rend impossible pour les commerçants le maintien des stocks des marchandise et leur remplacement ainsi que la prévision des prix.

La valeur des toutes les variables du secteur externe sont en chute libre.  En 2016, les importations se sont fermées à 18 milliards de dollars tandis que les exportations de pétrole on chuté au plus bas, avec une production d’à peine 1,2 million de barils par jour, au lieu des 3 millions auparavant.   les réserves internationales ont chuté quand à elles à 10,4 milliards de dollars - en comparaison, la Colombie détient 47 milliards de dollars -, dont les 71% sont représentées en or.  Les importations depuis la Colombie qui étaient de l’ordre de 6,1 millards de dollars on chuté à 614 millions de dollars. 

La politique commercial menée par le régime chaviste nous permet d’en tirer quelques conclusions:

1,- le comportement des importations est un indicateur de la vitalité de l’économie;  la chute des importations est le symptôme d’une économie anémique.

2,- La “protection” commerciale n’est pas la meilleure politique industrielle, car elle renchéri les matières premières et afecte négativement la compétitivité.

3,- Pour exporter, il faut importer:  le Venezuela n’exporte qu’un seul produit, lequel n’a pas de valeur ajouté.

Le régime de Maduro a peur du default.  Face à la pénurie de devises, il préfère importer moins de médicaments et d’aliments, car un default est l’équivalent  à l’embargo de ses actifs pétroliers ainsi que ses avoirs dans les banques internationales.  L’opposition est contrôlée par l’Armée et un appareil judiciaire répressif.  Quand aux contestations de l’opinion publique internationale, il fait la sourde oreille:  que personne s’en prenne au Venezuela, martèle constamment Maduro.  Tan pis si le peuple crie famine.

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