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Résistant à la dictature chaviste de mon pays: Venezuela

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Billet de blog 29 septembre 2016

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VENEZUELA INFOS: CENSURE A LA LIBERTÉ D'EXPRESSION

Depuis quelques semaines, une vidéo réalisée par "Primero Justicia" fait le buzz sur les réseaux sociaux du Venezuela. Cette vidéo met en évidence, que les problèmes de la crise humanitaire que subi le pays, touche tout le monde, civiles et militaires, sans distinctions d’appartenance politique.

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SALVATORE GIARDULLO RUSSO

Video de Primero Justicia que causó tres detenciones © El Correo del Orinoco

 Résultat : l’arrêt arbitraire d’Andrés Moreno Febres-Cordero pour avoir participé en tant que cameraman à cette production audiovisuelle.

Ceci démontre, une fois de plus, que nous ne sommes plus une démocratie, mais un projet de militarisation du pays.  Nous ne contestons plus, nous obéissons; nous ne remettons plus en question, on se soumet aux ordres.  Les charges imputées a Andrés Moreno Febres-Cordero sont offense aux FFAANN, délit contre le devoir et l’honneur militaire, usurpation de fonctions, usage indu d’insignes et uniformes militaires et délits contre l’administration militaire.

Illustration 2

Ceci est la preuve que chaque jour, notre espace de liberté est de plus en plus réduit par un régime qui nous impose son obscurité et qui à la fois interdit toute manifestation d’autonomie, car il a peur de toute manifestation de vérité qui puisse mettre à nu ses mensonges.  Et cela ne peut être compris que par le biais des violations constantes et permanentes au Droits Humains et Citoyens des vénézuéliens.

Nos journées s’écoulent dans un état général de suspicion, qui permet au régime de gérer un « Etat d’Exception », car supposément, tout ce qu’il se passe au pays de Bolívar est due à un quelconque ennemi qui conspire avec une guerre économique, ou bactériologique, ou autre,  et qui essaye par tout les moyens de tronquer la victoire du « bolivarianisme » du XXIème siècle.

Mais nous constatons que les chavistes n’ont aucun projet pour le pays, ni aucune conception de la république, car ils sont constamment en train de planifier des plans de secours puisque nous nous trouvons dans une éternelle urgence, et tout cela bien sûr, sans lésiner sur les méthodes de contrôle et répression du peuple.

Les chavistes  socialisent même la peur au même temps l’autocensure s’impose, pour nous soumettre ainsi à un nouveau modèle, celui de l’homme nouveau tellement souhaité par Chávez : un homme qui se soumet à une seule réalité (celle imposée par le régime)  et auquel il est interdit de penser.

Nous devons être conscients que l’héritage de Chávez est la misère, l’insécurité, le chômage, l’inflation, et l’angoisse de vivre un présent qui ne nous propose rien de bon pour le futur.  A coup de propagande ils ont essayé de cacher cet héritage avec quelques « misiones », qui ne sont que quelques goutes (très médiatisées) dans cet océan d’horreur, que loin de résoudre les problèmes de la population, n’ont fait que les aggraver. 

Le pluralisme n’est permis, qu’à condition qu’il n’y ai pas de remise en question ni de critiques au régime, car la diversité, pour les chavistes, c’est louche.  On ne respire que mensonges qu’ils nous imposent et qui finissent par nous étouffer, car la seule chose qui compte pour eux, est de garder le pouvoir par tous les moyens possibles et de soumettre les vénézuélien à l’esclavage de la pensée unique, car ils méprisent la tolérance et la liberté.

Ce régime est devenu plus tragique que dramatique, plus terrifiant que fort.  Son objectif est d’oppresser toute une collectivité sous la bote d’une classe dirigeante, ou seuls ceux qui forment partie de cette élite obtiennent des bénéfices.

Le modèle qu’ils nous imposent n’encourage pas, il ne fait que détruire.  Ils exigent ordre et obéissance pour détruire au nom d’idées décadentes.  Car les perspectives que la révolution chaviste puisse apporter de la justice, de l’éducation, de la sécurité, de la prospérité et du bien être ont complètement disparues, et la seule chose qu’il nous reste, c’est lutter pour survivre, coute que coute.

Ceux qui nous gouvernent se couvrent avec l’ignorance des plus pauvres, pour justifier leur autoritarisme et la violation constante et permanente de l’état de droit, et quand on croit qu’on a touché fond, le chavisme nous montre que cela peut toujours être pire.

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