Le Fesman (festival mondial des arts nègres selon ses initiateurs), à part les musiques de Akon, Youssou Ndour ou viviane Ndour (qui n'ont rien à voir avec les arts nègres), n'a pas connu l'adhésion des populations sénégalaise. Dès la fin de la prestation des musiciens sénégalais, les sites se vidaient de leur monde au point que les animateurs demandaient au public de rester. En vain. Les prestations de Sunni Kuti et autres artistes de la Diaspora africaine n'ont pas attiré les foules. Ce fut un échec culturel.
Qualifié de mondial, ce festival n'a connu la visite que des "invités" logés, nourris, blanchis, transportés avec l'argent de la hausse des prix des denrées de première nécessité, de l'électricité ou de l'essence. La plupart des manifestations, si ce n'était pas de la musique, n'ont connu la présence que des acteurs de la dite manifestation, de leurs amis et proches. C'est tout. Le public qui ne se sentait pas concerné était absent malgré la gratuité.
Ils ont fait venir dans des conditions contestées des artistes pour la plupart inconnus du monde entier, sans concertation et sans associer les plus grands acteurs culturels du Sénégal comme Joe Ouakam (peinture), Amadou Lamine Sall (poèsie), Ousmane Sow (sculpture), Diouma Dieng Diakhité (mode) pour ne citer que ceux là...
Pour quel résultat ? Est ce que la "culture nègre" est sortie grandie de ce festival ? As t-on parlé de ce festival dans les médias du monde ? Quel est le bilan culturel, financier, économique, social de cet évènement ? Nous ne le savons pas.
Signalons que Abdoulaye Wade a trainé sa carcasse dans plusieurs activités qui se tenaient parfois jusque tard dans la nuit : concert de Hughe Massékéla, lecture de poésie à la porte du souvenir sur la corniche, défilés de mode à Ngor Diarama etc... Pendant ce temps, le peuple tire le diable par la queue et regarde sans réagir les milliards des rentrées fiscales partir en feux d'artifices et autres futilités exécutées a la gloire d'une famille prise par la folie du pouvoir et des grandeurs.
Le réveil sera dur. Nous l'espérons en tout cas pour les membres de ce clan qui dilapident les maigres deniers publics pour des émotions sommes toutes très nègre. La raison étant décidément ailleurs...
Oumar Ndiaye