Réponse à F. Soudan et à Jeune Afrique

Comme à leurs habitudes, entre l'oppresseur et l'opprimé, François Sou-dan et " jeune-à-fric " ont choisi leur camp (celui de l'oppresseur) !

Avant d'aborder le sujet sur l'article de " jeune-à-fric " dont le titre est " Elections en Guinée : la rue contre les urnes ", il semble intéressant de parler d'abord de F. Sou-dan et de la machine à propagande " jeune-à-fric ".

Le nom de famille de François est Soudan, mais étant gradé pour avoir des sous (argent) auprès des dictateurs africains, il s'appelle désormais F. Sou-dan (argent + dan (grades dans les arts martiaux)). Normalement, son nom signifie noir en arabe, mais il n'a rien de noir à part son mariage avec l'actuelle ministre du tourisme du Congo (Brazzaville) et sa proximité avec les dictatures africaines.
Mais en attendant, parlons de " jeune-à-fric " avant de revenir sur F. Sou-dan.

- La machine à propagande " jeune-à-fric " :

 Le magazine qui se présente comme panafricain a été crée en 1960 plus précisément le 17 octobre par l'ancien ministre tunisien de la communication en l'occurrence Béchir Ben Yahmed. Au départ, il portait le nom d' " Afrique action ", mais il sera renommé un an après sa création " jeune-à-fric " (Jeune Afrique). En effet, il faut rappeler qu'il était proche des réseaux de Jacques Foccart, c'est-à-dire de la Françafrique pendant les " indépendances " africaines. Il regroupait en son sein des francophiles soutenus et financés par la France pour déstabiliser les Chefs d'Etat nationalistes africains auxquels, elle était hostile.

Après la mort de Jacques en 1997, la machine à propagande va connaitre des difficultés financières qui avaient failli l'entraîner en faillite. Du coup, Béchir Ben Yahmed se rapprocha de l'ancien dictateur de Tunis Zine el-Abidine Ben Ali pour sauver la machine. C'est ainsi que ce dernier va injecter plusieurs millions de dinars dans l'entreprise. Alors connaissant la personnalité de Ben Ali, on peut se faire une idée sur la moralité de Béchir Ben Yahmed. Et revenons sur la personne de F. Sou-dan.

Alors qui est F. Sou-dan ?

L'actuel directeur de la rédaction de " jeune-à-fric " est l'époux d'Arlettes Soudan-Nonault, actuelle ministre du tourisme du gouvernement congolais Maloumba II. Il s'avère que celle-ci est une nièce ("éloignée") du dictateur congolais Denis Sassou-Nguesso. Donc, F. Sou-dan est le gendre de Sassou; il est serviteur des réseaux obscurs et obscurantistes (Franc-maçonnerie et Françafrique) et l'ami des dictateurs africains. C'est ce qui fait de lui un habitué des palais africains. Le moins qu'on puisse dire, F. Sou-dan est un " journaliste " alimentaire. Il a cessé d'être journaliste depuis qu'il a décidé d'arrêter d'informer pour devenir un vendeur de torchon de papier d'où ses articles crapuleux taillés sur mesure ! Mais rien d'étonnant. Car si un journaliste cesse d'être professionnel, il va se chercher un autre chemin. C'est ce qui justifie la démarche de F. Sou-dan et " jeune-à-fric " qui sont devenus des business-men auprès des dictateurs fantoches africains et au grand dam des peuples ostracisés d'Afrique. Ils sont désormais leur porte-voix.

Bizarrement, le magazine se présente comme panafricain, mais il est boudé par les véritables panafricains qui le voient d'un mauvais œil.

Mais comment comprendre les virulentes reprises de position contre les deux principaux adversaires politiques d'Alpha Condé, des jeunes de l'Axe et des Peuls ?

Pour comprendre cette désolante attitude de F. Sou-dan, il faut avoir une double analyse. En effet, il faut faire le lien entre son amitié avec Alpha Condé et la politique menée par celui-ci. Alpha Condé est un vieux habitué des milieux médiatiques, maçonniques et françafricains de Paris. Du coup, il est ami avec François Sou-dan et ils partagent une amitié avec Sassou-Nguesso. Un autre facteur explique le rapprochement entre les deux est celui de la désignation d'Alpha Condé comme chef de l'Etat guinéen en 2010. Donc, quand F. Sou-dan s'en prend à Cellou Dalein, Sidya Touré, les jeunes de l'Axe et les Peuls, il joue le jeu d'Alpha Condé qui mène la même politique de diversion et de division.

- L'élargissement de la diabolisation :

Autrefois, F. Sou-dan s'en prenait uniquement à Cellou Dalein et ses militants pour les diaboliser, mais désormais il rajoute Sidya Touré sur la liste des personnes à diaboliser.

Souvent F. Sou-dan cherche à diaboliser Cellou Dalein et ses militants en désignant l'un de leader des Peuls et les autres, comme des hors-la-loi. Mais quel est l'intérêt de François Sou-dan à s'en prendre aux opposants d'Alpha Condé ? La raison est simple. Elle consiste à les présenter comme les leaders communautaires en vue de les diaboliser et de les discréditer aux yeux des Guinéens et de la Communauté internationale afin de présenter Alpha Condé comme le seul rassembleur des Guinéens. Donc, légitime pour faire régner la paix en Guinée. De ce fait, Alpha Condé aura un boulevard largement ouvert pour favoriser le tripatouillage de la Constitution qui lui permettra rester illégalement à la tête du pays en 2020. Mais Sou-dan oublie sciemment que Cellou Dalein est un leader politique, donc, loin d'être leader des Peuls parce qu'il y a des Peuls qui ne se reconnaissent pas en lui. Donc, le présenter comme tel est une insulte à l'égard de ces derniers ! Et cette tentative de diabolisation ne fera que renforcer ses militants dans leurs convictions et un repli identitaire. Même si le but est de favoriser cela pour conforter leur démarche.

Egalement, il oublie que Sidya Touré n'est pas un Soussou, mais un Djakanké. Le présenter aussi comme un leader Soussou est intellectuellement malhonnête parce qu'il est souvent présenté à tort ou à raison comme le leader le plus transversal de la classe politique guinéenne.

- L'acharnement obsessionnel de F. Sou-dan à l'égard des Peuls :        

Pour comprendre cette obsession à l'endroit des Peuls, il suffit de lire les nombreux torchons de papier que " jeune-à-fric " a consacré aux Peuls dont celui-ci : " Planète peule : un peuple sans frontières ". Rapidement, on s'aperçoit qu'il y a quelque part une volonté à nuire cet important groupe social d'Afrique en le diabolisant, lui collant une étiquette avec une image négative. Pour comprendre là aussi, il faut faire une lecture politique par rapport aux différentes sortie et attitude d'Alpha Condé concernant les Peuls de Guinée.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2010, le discours politique a renforcé l'exacerbation des tensions ethniques. Il faut se rappeler du discours qu'il avait tenu en Haute-Guinée dans lequel, il présenta les Malinkés, les Soussous et les Forestiers (Kissis, Guerzés, etc.) comme appartenant tous au Madingue, donc, les soi-disant autochtones de la Guinée. A analyser ce discours, il sous-entendait que les Peuls sont des étrangers en Guinée. Il y a aussi la fameuse affaire de madingue-djalon qu'il avait orchestrée pour opposer les populations du Fouta.

Alors, vu l'amitié entre Alpha Condé et Sou-dan et le statut de vendeur de torchon de papier de ce dernier devenu le nouveau chargé de propagande de Sékhoutouréya, il est dans une mission crapuleuse. Donc, il fait le jeu de Condé !!!

 - La Guinée est une République une et indivisible :

Comme F. Sou-dan semble l'ignorer, la Guinée est une République une et indivisible même si au sein de celle-ci, il y a un "roi" et "président" ! Par conséquent, il n'y a pas en Guinée, une république qui s'appelle Ratoma (commune de la banlieue de Conakry). Et dans cette commune, il y a certes des délinquants comme dans le reste du territoire, mais aussi des jeunes diplômés sans emploi et commerçants qui contribuent au développement socio-économique de ce pays. Et la majorité des jeunes qui y habitent, est ostracisée par un système voyou et corrompu qui les prive de leurs droits les plus fondamentaux. Ils luttent pour une justice sociale et une égalité entre tous les enfants du pays. Ils ne demandent que reconnaissance en tant que citoyens à part entière. A défaut, ils seront des citoyens entièrement à part et continueront la lutte jusqu'à nouvel ordre pour exiger le respect de leurs droits !!!

F. Sou-dan parle de " Ghetto peul ", mais s'il veut être un journaliste sérieux, qu'il aille sur le terrain pour constater la réalité au lieu de rester dans des réceptifs hôteliers à Kaloum (centre-ville de Conakry) pour aduler un pouvoir qui opprime son peuple. Par ailleurs, il ferait mieux de parler de l'usage disproportionné de la force par les forces de "désordre" et des tirs à balles réelles, et d'être aux côtés d'un peuple qui aspire la démocratie ou de se taire une fois pour toute et arrêter de jouer le jeu des prostitués face aux proxénètes.

Que lui et sa machine à propagande " jeune-à-fric " se mettent au service de l'information ou continuent leur masturbation intellectuelle !

Cependant, si l'objectif de Sou-dan et de ses dignitaires est de verser l'huile sur le feu afin que le pays s'embrase, alors, ils doivent savoir qu'ils seront tenus pour responsables ! D'ailleurs, faudrait-il le rappeler qu'il est Français et non Guinéen et que par conséquent, il n'a pas à se mêler dans les affaires intérieurs guinéennes ? Alors, qu'il se rappelle de cela !

En conséquence, une mise en demeure est lancée à F. Sou-dan et à sa machine " jeune-à-fric ". Et s'ils récidivent, une plainte sera portée pour incitation à la haine devant les juridictions françaises ! A bon entendeur...

 

                     

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