Ce soir, en ces jours obscurs, nous nous retrouvons pour allumer nos lumières de Hanouka pour un cessez-le-feu immédiat et permanent en Palestine.
Pour commémorer nos traditions juives, notre héritage et nos valeurs, celles des luttes aux côtés des opprimé-es.
Pour se rassembler, dans la pluralité de nos voix, et célébrer l’espoir et la résistance en cette période de deuil et de colère.
Hanouka est une fête durant laquelle on commémore un moment de résistance du peuple juif face à l’empire grec. C’est une fête qui rappelle la rébellion contre un État conquérant qui écrase les identités minorisées. C’est la célébration d’une minorité qui s’oppose à l’injonction à l’assimilation et qui résiste au pouvoir impérial dominant.
C’est en s’inscrivant dans cette tradition qu’on voulait se retrouver aujourd’hui avec nos identités juives plurielles. Cette année, pour Hanouka, on allume les bougies pour un cessez-le-feu permanent et en solidarité avec Gaza et avec le peuple palestinien.
En Israël, un groupe d’extrême droite a organisé une marche des « maccabim » (Maccabées) depuis la place nommée Tsahal à Jérusalem et vers le mur des lamentations, en passant par le Mont du temple. Cette marche n’est qu’une provocation de plus de colons pyromanes légitimés par l’Etat, qui utilisent nos traditions juives pour provoquer le feu. Un État qui n’hésite pas à éteindre les lumières des Gazaouis et semer la mort et la destruction.
On est là aujourd’hui pour rappeler une autre lecture de Hanouka, celle d’une commémoration de la résistance antifasciste, anti impérialiste, anti coloniale.
Dans la tradition juive, Hanouka est aussi la célébration du miracle de la fiole d’huile, celle utilisée pour allumer la Menorah du temple. Un miracle du côté des opprimé-es lorsque, malgré toute attente, la flamme qui ne tenait qu’à une petite fiole ne s’est pas éteinte.
Cette flamme est la lueur de notre espoir face aux ténèbres.
En cette période sombre, on tient à sauvegarder notre espoir en un avenir de paix, de justice et de liberté en Israël/Palestine, en un avenir viable sur une terre partagée.