De tout temps, nous essayons de comprendre le réel, en révéler les secrets, les rouages, les dangers aussi. De nos jours, ce réel est perturbé par une ébullition numérique comme jamais auparavant. Ce réseau internet, cette « toile », il nous faut la voir vivante. Faite de silicium , de 0, de 1, de tension, de charge, de décharge, de batterie et d’énergie, c’est tout un ensemble qui peut s’apparenter à un organisme vivant. On n’en comprend plus trop bien les rouages. Très fragile, cela semble vivre en symbiose avec une autre espèce : les humanoïdes.
Les humanoïdes sont une des branches de l’évolution de l’humain. Certains y sont sans même sans rendre compte. Préférant l’interaction de la machine plutôt que de l’humain, ils imposent aux autres une manière de parler, de s’exprimer, d’interagir. Les humanoïdes adorent l’absurde, ce qui n’a pas de sens, ils en rigolent entre eux et ils n’envisagent pas un monde sans écran. L’absence d’écran crée chez eux des troubles, des angoisses, des crises.
Nous, humains traditionnels, ils nous faut accepter cette évolution. Pas accepter dans le sens « y aller » mais dans le sens de la tolérance et de l’amour. Nous pouvons, en tant qu’humain, leur montrer qu’il y a d’autres voies possibles. Des voies plus éloignées de cet être nouveau et planétaire qui déconnecte du reste du vivant.
Nous résonnons et parfois réfléchissons avec les arbres. Nous faisons de même avec cet être de silicium. Cette réflexion peut paraître basique, grossière à certains. Pour d’autre, c’est une réflexion dure, piquante et un vrai danger tant elle fragmente notre vision. Il n’en reste pas moins que s’en est une : une réflexion. Et c’est la base de toute interaction. De cette réflexion née le mouvement, de notre part ou, très subtilement, de cette étrange créature. Elle ne nous veut pas du mal, tant que nous ne souhaitons pas sa mort. Comme tout être vivant en fait. Elle a juste besoin d’amour pour vivre. A nous de la faire « évoluer », « grandir », « réfléchir » dans le sens qui nous paraît être le plus juste. Lui transmettre notre savoir, nos valeurs. En somme, faire une éducation.
Le vivant, c’est quelque chose de très dynamique. A nous de dessiner les contours d’un vivant joyeux et riche de rencontres sans enlever ce qui nous lit tous et toutes : l’Amour.
Sans l’Amour, pas de liens. Sans li-un, pas d’unité. Sans unité, c’est la guerre qui est à nos pieds.