Ôde à la Princesse de St Cloud

La génération Orwell, celle qui a voté la première fois en 2002, celle qui parle de double IPA, d'Utopia, et de permaculture, cette génération à laquelle j'appartiens, a déjà des grands poètes. Je ne suis pas l'un d'entre eux !

Ô Jean Marine, votre altesse, votre majesté,

Ô otage des gudars, du tsar, et autres fêlés,

Permettez-moi, d’humblement vous interpeller,

Pouvez-vous entendre qu’il vaudrait mieux capituler ?

 

Comme disent nos amis ricains,

Il ne faut pas être du mauvais côté de l’Histoire,

Je rajouterais que c’est certain,

Surtout lorsque s’annonce un Grand Soir.

 

Qu’allez-vous bien pouvoir faire de tous ces vrais patriotes,

Privés d’un mot, de bien plus, et bientôt de leur pays,

Qui, à cause de vous, foutue bigote,

Vont devoir migrer en Californie ?

 

De quoi parlez-vous en réalité ?

La peur, le repli sur soi, l’avidité ?

Vous ne pouvez pas prétendre aimer la France,

Car c’est ce que vous allez propager…

Et croyez-vous vraiment que la patience,

Soit le point fort des français ?

 

Que ferez-vous, pathétique despote

Quand de Bayonne à la Normandie

Gronderont ceux qui jamais ne votent

Ceux qui n’ont jamais cru à vos conneries ?

 

Être français, Madame, c’est, par défaut aimer l’autre, pas le différencier.

Être français, c’est, coûte que coûte, aimer l’école, l’hôpital, la science, l’art, le partage.

Et plus que tout, c’est aimer ces trois mots, que si souvent vous bafouez,

Et ce, en dépit de tout bon sens, de notre histoire, et de votre âge.

Sans vouloir être odieux, ou vous vexer.

 

Par la présente, je vous considère formellement informée,

Que même si vous parvenez, par je ne sais quelle magie, à récupérer,

Les pleins pouvoirs comme votre cher tonton regretté,

Même par je ne sais quelle false flag attack de dégénérée,

Vous ne pourrez toujours pas nous gouverner.

 

Car en réalité, nous sommes votre pire cauchemar,

Grisés d’entendre que Poutou Superstar

A fait cesser cette campagne, ne serait-ce que pour un soir,

Visant à faire élire le plus menteur de deux connards,

Avec ses mots, il a montré, d’un talent rare,

Que vous êtes acculée, cernée par toutes ces histoires,

Votre crédibilité, votre immunité, sont illusoires.

Ah quel beau fracassage de dents contre un trottoir !

 

Fréquentables, dédiabolisés, vous n’est plus honnis,

En remplaçant Faurisson par Raspail,

En mettant de force papy

A l’EHPAD de Versailles,

Vous pensiez en être sortie.

 

Mais que faire de ces trous béants, que vous voudriez simples failles,

Dans votre fragile façade rangée et bien polie,

Toutes les infâmes idées de cette racaille

Que d’autres appellent votre entourage néo-nazi ?

Vous aviez oublié qu’en France, où qu’on aille,

Beaucoup de gens n’avaleront jamais votre vomi.

 

Princesse, rendez-vous à l’évidence,

Comment pouvez-vous penser qu’en France

Avec la haine et la peur comme apôtres

Vous pourriez être l’une des nôtres.

 

Retournez donc dans vos Hauts-de-Seine,

Où la consanguinité idéologique règne

Et où vous pourrez vivre pleinement et sans gêne

Vos lassants délires de haine,

Et votre vie de Jean Marine Le Pen.

 

Les Lumières commencent seulement

Et vous soufflez sur la bougie ?

Au lieu d’installer chez les gens

Des LED et le WI-FI.

 

Nous autres, électeurs de Coluche,

Les chômeurs, les rêveurs, les autruches,

Les déserteurs et boycotteurs d’urnes,

Nous allons cesser d’être politiquement taciturnes.

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