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Billet de blog 2 juillet 2015

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L'augmentation des dépenses publiques et son impact sur le Vénézueliens

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 Anabela Abadi y Marinell Falcón

96% des revenus du pays sont le résultat des exportations pétrolières, qui on été considérablement touchés par la chute du prix du pétrole. Jusqu'au 26 juin 2015, le baril vénézuélien fluctuait entre 49,59 et 38,83 US$, biens moins qu'à la même date en 2014 (88,42 US$) et 10,41 US$ de moins que les prévisions pour le budget national.

Déjà en novembre 2014, pointait l'inquiétude pour la chute des prix du cru, face à quoi Maduro a annoncé des restrictions sur le budget de la nation, et que serait créée une "Commission Présidentielle pour la Rationalisation et réduction des dépenses publiques", rendue officielle par le JO N40.553 du 2 décembre 2014.

Mais Maduro ajoute qu'en 2015 il va maintenir les misiones et les droits sociaux quel que soit le prix du pétrole.

1.- de combien était le budget national en 2015?
Le 22 octobre 2014, le Ministre du Pouvoir Populaire pour l'économie, la finance et la banque publique, Rodolfo Marco Torres, a présenté un projet de Loi budgétaire pour l'exercice fiscal 2015. Ce budget prévoyait des dépenses pour Bs.F 741.708 millions, ce qui représente une augmentation de 34% du budget de 2014 qui était de Bs.F 552.632 millions en plus des 300 crédits supplémentaires qui ont été approuvé cette année (Bs.F 594.100 millions)

C'est devenu courant que les dépenses publiques soient supérieures au budget prévu. (Tableau1). Et cette tendance n'a fait que croitre: en 2009 les dépenses publiques on dépassé le budget de 12% - Année pendant laquelle le budget a été réformé en fonction de la chute des prix du cru - différentiel qui s'est accrue régulièrement jusqu'à atteindre 107,5% en 2014. En gros, en 2014 le montant des crédits supplémentaires ont été supérieurs au total du budget.

2.- combien de crédits supplémentaires ont été approuvés en 2015, et à combien se chiffrent ils? Jusqu'à juin 2015 on été publié au JO 189 crédits supplémentaires pour un total de Bs.F 413.429 millions. C'est à dire, que pour le seul premier semestre 2015 ont été approuvés l'équivalent au 69,4% des ressources extraordinaires autorisées pour toute l'année 2014.

Il est important de signaler que du aux ajustements des salaires, le 46,5% des ressources approuvées via les crédits supplémentaires à ce jour (Bs.F 191.630 millions) ont été destinés au paiement des salaires, pensions et autres prestations. En juillet sera appliqué la troisième augmentation du salaire minimum, raison pour laquelle des nouveaux crédits supplémentaires devront être ajoutés pour accomplir cet objectif.

3.- De combien ont augmenté les dépenses publiques vis à vis du budget national de 2015?
Vu l'augmentation des ressources approuvées via les crédits supplémentaires tout au long de l'année, de nouveau les dépenses publiques débordent largement le budget de 2015. Le budget établi pour 2015 étant de Bs.F 741.708 millions, si nous ajoutons les crédits supplémentaires approuvés à ce jour, les montant des dépenses publique atteint la somme de Bs.F 1.15 millards. Donc jusqu'en juin 2015, les dépenses publiques par rapport au budget national la augmenté de 55,6%

Si pour le deuxième semestre 2015, l'assemblée Nationale accorde une somme similaire en ressources extraordinaires, les dépenses publiques dépasseront le budget de 111,2%

4.- Quel impact représenté pour le vénézuélien l'augmentation des dépenses publiques?
Pendant le boom pétrolier, le gouvernement a considérablement augmenté la taille de l'état (plus de ministères, de commissions, de fonctionnaires). Avec la chute du prix du cru, le gouvernement central a préféré financer son déficit via l'impression de nouveaux billets au lieu de réduire ses dépenses. Ceci provoque que les dépenses publiques contribuent à la création et augmentation d'argent inorganique. Et il est considéré inorganique, car l'augmentation de la liquidité est supérieur à toute la production nationale.

Dans ce sens, l'augmentation disproportionnée de la liquidité monétaire (M2) face à la production locale de biens et services (PIB), se traduit en importantes pressions d'inflation. Entre le 1er trimestre 1999 et le 3ème trimestre 2007, M2/PIB (Bolívar en circulation pour chaque unité de production) c'est maintenu en dessous de 10; entre le 4ème trimestre de 20017 et le 4ème trimestre de 2012, il était en dessous de 50; et pour le 3 ème trimestre de 2014 ils est arrivé à 124. Ce qui veux dire que la quantité d'argent dans l'économie à été disproportionnellement supérieur à la croissance et à la productions de biens et services dans le pays.

Malgré le manque de chiffres officiels, les estimations du Bank of America reflètent une inflation de 100,7% pour avril 2015, et de 172,4% pour la fermeture de l'année.

5.- conclusions:
Malgré que le modèle politique qui gère l'économie à fait preuve de faiblesses depuis 2013, le gouvernement central se montre très peu disposé à réaliser les réformes nécessaires pour réduire les déséquilibres économiques. En fait, pendant que la production industrielle se réduit et les revenus pétroliers se maintiennent en dessous de prévisions budgétaires, l'augmentation des dépenses continue d'augmenter via l'émission de plus de monnaie. Cette politique à pour conséquence l'accélération de l'inflation que vit le pays actuellement, et le gouvernement ne paraît pas avoir l'intention de changer de cap.

Dans ses conditions, et avec une campagne électorale qui approche, les probabilités que soient réduites les autorisations de ressources extraordinaires pour ce second trimestre 2015, son quasi nulles. Et les actions de la Commission Présidentielle pour la rationalisation et réduction des dépenses publique, semble être restées lettre morte. Donc si le gouvernement central prévoie d'augmenter les dépenses publiques en vue des élections parlementaires, l'inflation dépassera les prévisions faites à ce jour pour 2015 et 2016.

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