Medecins cubain au Vénézuéla: la grande arnaque

Valentina Ovalles

 

Depuis qu’en 2005 a été proposée la création d’un système d’enseignement de la Médecine, en dehors du parcours universitaire traditionnel, une grande inquiétude est née chez les médecins, professeurs et experts en la matière.

 

Après six ans d’études (contre neuf dans le parcours traditionnel pour être généraliste et rajoutez quatre ans pour une spécialisation), quand n’importe quel étudiant en médecine commence son internat; ces “médecins” cubains sortent de ces universités “sans murs” et commencent à travailler dans des hôpitaux.  Et là, les craintes se confirment: les manquements dans leur formation son la manifestation de l’improvisation dans leur enseignement.

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Donc, l’Académie Nationale de la Médecine, plus haute instance médicale au Vénézuela,  décida en 2012 de réaliser une évaluation pour confirmer ses craintes et déterminer l’ampleur des dégâts.

 

Cette analyse fait partie du rapport :http://www.anm.org.ve/FTPANM/online/2013/posicionANM/PRONUNCIAMIENTO%20DE%20LA%20ACADEMIA%20NACIONAL%20DE%20MEDICINA%2020.10.211.pdf

Ce rapport signé par onze médecins, professeurs et experts  fait le point sur : “l’enseignement de la Médecine en dehors des universités formelles: La Médecine Intégrale Communautaire”

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Entre janvier et avril 2012, furent analysées les compétences de ces médecins communautaires dans des hôpitaux du Distrito Capital et Miranda.

 

Ceux envoyés à l’Hôpital J. M. de los Ríos ont dut être exclus, car ils ont abandonné le centre sans avoir terminé l’évaluation.

 

Le résultat fût le même partout: manque de compétences de base pour l’exercice de la médecine.

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“Ils sont incapables d’effectuer un examen physique complet.  A aucun des médecins communautaire n’a pu être assigné des patients dont ils seraient responsables du diagnostique, enregistrement et suivi, dû à leur manque de compétences” est indiqué dans l’aparté “résultats de l’évaluation”.

 

Un aspect curieux aussi est que ces jeunes médecins ne connaissent pas le langage médical scientifique ni les protocoles de base.

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“Ils emploient des termes “cubains” inconnus dans d’autres pays.  En médecine il existent des protocoles et une terminologie qui doivent être compris ici et dans le monde entier” explique le Pr. Yubisaly López, directrice de l’école de médecine Vargas.

 

“Ne pouvant pas effectuer un examen physique, ils sont incapables de donner un diagnostique et d’appliquer un traitement adéquate.”

 

Durant les visites médicales de manquements graves ont put être observés, comme non connaissance des caractéristiques anatomiques, concepts basiques de physiologie, physiopathologie et biochimie.

 

Et malgré toutes ces failles, le système d’évaluations est trop complaisant et les étudiants sont promus.

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Cette évaluation était noté sur une échelle qui allait d’excellent à mauvais, et aucun des médecins testés n’est arrivé à avoir une bonne mention. Tout au contraire; 80% des spécialistes les ont notés comme “mauvais” dans des aspects et compétences considérées comme basiques.

 

“On note des manquements de connaissance en anatomie et en pharmacie….” explique un des médecins résidents qui a participer à l’évaluation de ces “médecins communautaires”.

 

les spécialistes regrettent aussi le peux d’exigence et de rigueur du cursus de ces études et la Présidente du Réseau des Sociétés Scientifiques et Médicales, le Pr.  María Yánez a rappelé le cursus académique que doivent suivre les étudiants en chirurgie générale et obstétrique, pour pouvoir se recevoir dans leur spécialité: 4 ans d’internat!

 

Ce qui inquiète le plus aujourd’hui les représentants de la santé, est que ces médecins communautaires qui ont un niveau très basique juste bon pour des soins de base en ambulatoire, intègrent le système hospitalier avec des failles évidentes.

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LES FAILLES DANS L’ENSEIGNEMENT

 

Les formateurs désignés pour préparer ces médecins communautaires sont les médecins qui travaillaient dans le programme “Barrio Adentro”, sans aucune expérience ni qualification dans l’enseignement universitaire.  Pour des matières telles que l’histologie et Anatomie, ils ne comptent même pas avec des laboratoires équipés et non aucune pratique en aucune matière scientifique de base.

 

Les experts qualifient ce système comme une véritable arnaque éducative.

 

Et l’inquiétude est grande, car il est impossible de garantir les compétences de ces médecins, et la qualité de leur service ne sera donc pas à la hauteur, mais par contre les risques pour les gens trop importants.  Il est très grave s’ils n’ont pas les compétences, qu’ils puissent prendre des décisions qui nécessitent d’un jugement cliniques.

 

Et pendant ce temps là, rien n’empêche  qu’un de ces médecins, incapable de remplir un historique médical convenablement- exerce en tant que pédiatre, chirurgien ou obstétricien.

 

 

 

 

  • des 8152 premiers médecins communautaires, 25% travaillent dans des dispensaires et 75% dans le milieu hospitalier.
  • entre 2011 et 2013 arrivent 14 mil nouveaux médecins communautaires.

 

  • Entre janvier et avril 2012, lors des évaluations, les résultats furent les suivant:
    • Incapables de réaliser un examen physique complet.  Impossible de leur donner le suivit d’un patient.
    • Méconnaissance du langage et des protocoles médicaux
    • Méconnaissance d’anatomie, physiologie, physiopathologie et biochimie
    • Dans aucuns des domaines ils n’ont pu obtenir une qualification “excellent”;  80% des évaluateurs les ont considérés “mauvais
    • Malgré toutes ces failles, les étudiants sont promus.  Système d’évaluations trop complaisant.

 

Le Pr. Yubizaly López, directrice de l’école de Médecine Vargas de la UCV, signale que les médecins communautaires ne sont pas en capacité de soigner des malades:

“Un cursus a été crée spécialement pour eux et ils n’ont qu’un seul professeur tout le long de leur cursus.  Leurs connaissances et compétences ne sont pas satisfaisantes.  Ils ne peuvent pas donner un diagnostic clinique et ne savent pas comment réaliser un examen physique.  Ils manquent de la pratique d’une spécialisation en internat universitaire.”

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