LA DECONSTRUCTION DU REGIME DICTATORIAL DU VENEZUELA

 

 

Par  Francisco Suniaga

Traduction Palmyra Montiel

 

 

 

Je suis en prison pour avoir dénoncé de vive voix que le Vénézuela n’est pas une démocratie, que les pouvoirs publiques ont été séquestrés par une élite corrompue, inefficace et anti-démocratique ce qui a donné origine à une profonde crise sociale, économique et politique que nous subissons aujourd’hui tous les vénézuéliens.  Je suis emprisonné pour avoir dénoncé  qu’au Vénézuéla nous sommes en dictature..”  

 Cette affirmation est de Leopoldo López, le leader de l’opposition vénézuélien enfermé dans une prison militaire (depuis bientôt 1 an)  du Vénézuéla, coupé du monde.  Un monde qui ne connais pas la nature des forces obscures qui l’ont enfermé là.  Des forces malgré tout familières a tous les êtres humains, car elles sont les mêmes que tout au long des siècles, avec différents masques et déguisements et dans tous les recoins de notre planète, mais en particulier en Amérique Latine, se sont acharnés à nier aux peuples le droit de jouir des pleines libertés.

 Ces forces obscures, se sont assemblées au Vénézuela pour établir, ou au long des ces quinze dernières années, depuis 1999, un régime qui viole ouvertement les droits humains des ses citoyens, qui à détruit l’institution démocratique du pays, a dévasté son économie  et à réduit l’ensemble de la société à la pauvreté matérielle et morale.  Une véritable dictature qui a été très habile pour déguiser sa condition et a prétendu face au monde être une démocratie que se protège des agressions extérieures et internes.  Déconstruire ce régime et montrer sa vraie nature perverse est le propos de ce papier.  

L’autoritarisme - caudillisme - militarisme est une vieille maladie au Vénézuéla.  Il suffit de dire que, depuis son indépendance en 1811, le pays n’a eu que quarante ans (1958-1998) de paix démocratique.  L’actuel régime autoritaire vénézuélien est, pour commencer, le produit de la vision politique et mégalomane d’un homme avec un certain charisme.  un lieutenant auteur de deux coups d'état qui ont causé trop de morts et que malgré cela, s'est présenté et est arriver à passer pour certains comme un “humaniste”.  Il est arrivé au pouvoir par le biais d’élections libres en décembre 1998 et à partir de là, avec les dollars d’une abondante rente pétrolière y très peu de considérations républicaines, il a détruit l’institution démocratique et coupé les libertés publiques jusqu’á soumettre à sa volonté toute une société autre fois libre.

Il était armé du traditionnel discours qui intègre tous les éléments propres au populisme latinoaméricain.  Pour commencer, comme source de références historiques de base, il a eu recours au “génocide” des indiens par les conquistadores espagnols, et l'esclavage des africains, 'a la domination étrangère durant le XIX et XX`me siècles - en particulier à l'impérialisme étasunien, pour lui l’unique et véritable responsable de tous nos maux - et une interprétations très personnelle et particulière de la guerre d’indépendance au Vénézuela.  Ces prémisses de base du discours chaviste on muté en une espèce de sous-culture que dans les mentalités délirantes de ses suiveurs, a conféré à ce pays le rôle d’axe moral et politique de la résistance planétaire contre l'impérialisme étasunien et le capitalisme.  De la même manière, le chavisme a pris ces prémisses comme le fondement d’une étique supérieure qui transforma en patriote ceux qui étaient loyales au caudillo et traitres à la patrie ou “larbins de l’empire” à ses opposants.

Une bonne partie de la recette discursive consistait à une permanente et constante condamnation du capitalisme, et une exaltation du socialisme, mais sans rien éclaircir ni définir, et surtout en restant très vague sur les concepts.  La seule nouveauté du socialisme de Hugo Chávez fut son nom de famille:  “Bolivarien”.  Le culte à Simón Bolívar, utilisé par tous les régimes totalitaires du Vénézuéla depuis 1842 jusqu'en 1958, fut élevé par Chávez à la catégorie de religion intégriste.  Si bien ajouter Simón Bolívar à sa rhétorique n’a fait que rendre son discours plus confus (le Libertador fut lui même victime de ses propres contradictions), il a eu la stratégie de le rendre accessible aux masses populaires et de gagner ainsi leur appui.  Et cela suffisait à ses objectifs.

Durant la phase d’assaut du pouvoir, le socialisme marxiste était pour Chávez et les chavistes, une bonne idée qui n'avait pas marché pour avoir été victimes d’une conspiration capitaliste globale et permanente.  L’immense quantité de dollars - quelque chose comme un million de millier de dollars - provenant du pétrole depuis 1998 jusqu’à ce jour, servit à vendre un rêve et occulter les barbaries  que étaient commises en politique économique.  Grâce à ses ressources gaspillées à pleines mains, ils on convaincu la majorité - et par malchance continue d’entretenir les expectatives de beaucoup - qu'au Vénézuéla, même si l’histoire universelle a prouvé le contraire, le socialisme est en effet possible.  Mais maintenant que l’ont ne peux plus cacher le désastre, et le rêve est devenu cauchemar, ils ont recours, comme il a toujours été le cas, à la répression pour se maintenir au pouvoir.

Et pendant ce telps là, les académiciens débattent  autour du sujet de comment qualifier le régime vénézuélien: démocratie autoritaire, néolibéralisme populiste, neo-autoritarisme compétitif, neo-autoritarisme démocratique, etc. etc. etc…

A l’heure des dénominations, les mêmes chavistes on choisit celui de “socialisme du XXIème siècle”, suffisamment ambigu pour pouvoir naviguer sur toutes les vagues.  Pour les vénézuéliens qui doivent subir au quotidien avec le désastre économique, les violations constantes à leurs droits les plus élémentaires comme celui de s’alimenter ou se soigner, à la répression violente qui fait rage depuis 2014, le nom qu’on  puisse lui donner n'est plus important du tout, car ce qui est vécu et est ressenti au quotidien c’est une dictature. 

 Dans son parcours politique, qui inclu les grands échecs pour ses deux coups d’état militaires en 1992, Hugo Chávez s’est retrouvé avec un navire navigant sans boussole depuis l’invasion soviétique à Tchécoslovaquie: la gauche orthodoxe vénézuélienne.  Á la dérive depuis ce printemps 68 quand il se sont rangé avec Brezhnev en appuyant l’entrée des chars à Prague, la gauche de l’ADN staliniste - Téodoro Petkoff (ex guerrilero)- pour ne pas le nommer - lui a estampillé le qualificatif de “Bourbonesque”, car “ils n’apprennent ni oublient”.  Ils étaient tellement occupés a faire de “l’esprit” et voulaient tellement être sur le devant de la scène, qu’ils n’ont pas hésité à s’allier avec le plus grand ennemi historique de la démocratie en Amérique Latine:  un militaire poutchiste.  Depuis se moment là, par l’effet du monopole que cette gauche là avait de la morale révolutionnaire  du continent et au-delà, les coups d’état militaires de 1992 paressaient plus à des rébellions de petits anges et le lieutenant qui les a organisé s’est converti en une sorte de Ché Guevara en plus attrayant, grâce à un chéquier en dollars du pétrole avec des fonds apparemment infinis.

Avec ce chéquier pétrolier il a payé et financé des programmes pour des centaines d’intellectuels de gauche en Europe et en Amérique, de ceux-la qui apprécient de regarder à la télé les révolutions dans d’autres pays bien loin, et que surtout ne touchent pas à leurs acquis, pensions et qualité de vie.  Ceci fut pour Hugo Chávez un grand investissement qui lui beaucoup rapporté, en plus de l’héritage du discours gauchiste traditionnel, bonne presse et bonnes références de l’élite intellectuelle de cette gauche.  Ainsi il s’est assuré de jouir jusqu’à sa mort de la même couverture et impunité morale dont profite Fidel Castro:  à la différence que les siens, par la magie romantique de la pensée intelectuelle ne furent pas de coups d’état et lui n’était pas un dictateur.

De la gauche Bourbonesque vénézuélienne, comme s’ils n’avaient pas déjà suffisamment participé, ont surgi des grandes figures de la “révolution" bolivarienne, une authentique nomenklature pleine de ressentiment et disposée á faire payer au pays leur naufrage historique.  Parmi eux Jorge Giordano, qui dirigea l’économie vénézuélienne depuis 1999 et qui n’est autre que le responsable technique des programmes et politiques économiques du chavisme qui ont généré l’effondrement de l’économie nationale.

Le chaos provoqué par les hallucinations économiques de Giordanni  auraient pu causer au Vénézuela une famine comme celle de Corée du Nord ou d’un pays africain, sans la rente pétrolière.  A ce jour il la laisse avec une monnaie qui a subi une dévaluation qui défie le rationnel.  En 1999, le taux de change était de 577 Bolívares pour 1 dollar ( on ne parle de pas du Bolívar Fuerte qui n’est qu’une mascarade pour cacher l’énormité de la dévaluation de la monnaie).  Aujourd’hui on en est a 120 mil Bolívares pour 1 dollar. L'inflation cumulée durant cette même période atteint les sommets de 2521%, un parc industriel en ruines, une agro-industrie dévastée, une dette externe de proportions gigantesques ( seulement la financière est de 95981 millions de dollars) et la faillite de PDVSA, c'est à dire de la seule source d’argent du pays: l’industrie pétrolière

 L’autre secteur du régime chaviste est le militaire.  Tout au long de son histoire, les militaires vénézuéliens ont conspiré contre tout genre de régimes, même les leurs militaires.  Ils sont arrivés même à faire tomber Rómulo Gallegos en 1948, qui fut le 1er président élu en élection universelle - représentant même le parti communiste -  directes et secrètes de toute notre histoire et ayant obtenu la majorité absolue avec 75% des votes.  Ainsi durant les quarante années de la période démocratique, de 1959 à 1998,  les conspirations furent nombreuses.  Hugo Chávez, leader des deux poutchs de 1992, fut le produit le plus aboutit de cette tradition. 

L’alliance des militaires avec le régime chaviste, plébiscitée sans pudeur par les deux camps comme une union civico-militaire, n’a à différences d’autres dictatures passées, un fondement idéologique.  De faite cela pourrait faire rire, si ce n’était pas aussi offensant pour le citoyen lambda, voir les généraux vénézuéliens avec la poitrine remplie de médailles et insignes, comme leurs pairs nord-coréens, crier lors des défiles le même “Patria, socialismo o muerte" de Fidel Castro.  En vérité, l'union civico-militaire est solidement cimentée par les dollars du pétrole.  

Depuis 1999, le régime chaviste a donné aux militaires vénézuéliens des millions de dollars pour l'exécutions des plans sociaux et achat d’aliments.  Des montants moindres que les attribués à l'achat d’armes.  Selon l’Institut International d’Etudes Stratégiques de Londres (ISS), le Vénézuéla a augmenté de 12% l’acquisition d’armement en 2013.  Cette augmentation s'est vérifiée par l’achat fait à la Russie dans l'ordre de 13200 millions de dollars.  La corruption dérivée de ces opérations, qui ont été rendues publiques a plusieurs reprises, n’aboutissent pas, car malgré que les achats militaires peuvent être audités, cela a été impossible par une omerta qui s’est imposée et qui dénature la transparence de ces opérations.

Une autre distorsion importante générée par le chavisme dans le secteur militaire a été la politique de  promotion aux grades supérieurs, utilisée pour récompenser la loyauté au régime et non à la Constitution.  Le 5 juillet dernier on étés promus à Généraux 229 colonels et capitaines.  Avec autant de généraux (Il y plus de Généraux de division que de Divisions à diriger!!!) sans unités, la participation des militaires dans la gestion du gouvernement déjà très importante en temps de Chávez, s'est multiplié avec Maduro.

Les militaires actifs ou à la retraite occupent la plupart des postes du cabinet, et les plus hautes charges, mêmes celles liées à l’économie.  L’administration publique, les entreprises de l’Etat, la Chancellerie, les mairies, les gouvernements régionaux sont données de professionnels militaires actifs.  Des hommes d'armes retirés occupent des postes stratégiques de l’État.  Un militaire retiré préside l'Assemblée Nationale (Diosdado Cabello) et d’autres occupent dix des vingt-deux gouvernement régionaux du pays.

 Par cette perversion de l’argent et des promotions (ce qui donne accès à plus d’argent pour la gestion des budgets), les militaires vénézuéliens s’éloignent de plus en plus de leur condition de Corps Armé de l’Etat pour devenir des chavistes militants du partit PSUV, c’est à dire la nomenklatura gouvernante; ce qui va à l’encontre de l’article 328 de la Constitution Nationale, qui dit:  

Artículo 328. La Fuerza Armada Nacional constituye una institución esencialmente profesional, sin militancia política, organizada por el Estado para garantizar la independencia y soberanía de la Nación y asegurar la integridad del espacio geográfico, mediante la defensa militar, la cooperación en el mantenimiento del orden interno y la participación activa en el desarrollo nacional, de acuerdo con esta Constitución y con la ley. En el cumplimiento de sus funciones, está al servicio exclusivo de la Nación y en ningún caso al de persona o parcialidad política alguna. Sus pilares fundamentales son la disciplina, la obediencia y la subordinación. La Fuerza Armada Nacional está integrada por el Ejército, la Armada, la Aviación y la Guardia Nacional, que funcionan de manera integral dentro del marco de su competencia para el cumplimiento de su misión, con un régimen de seguridad social integral propio, según lo establezca su respectiva ley orgánica.

Il y a un aspect fondamental pour déconstruire le chavisme et qui est propre des régimes dictatoriales n’importe où et à toute époque:  la terreur.  Durant la dictature passé, celle de Marcos Pérez Jimenez, la population fut terrorisée par la “Seguridad Nacional”, la police politique du régime.  Le chavisme, qui compte déjà avec une police politique terrible - formée et préparée para la police militaire cubaine -  a été plus sophistiqué dans ses formes et a créé un mécanisme beaucoup plus efficace et pervers: la délinquance.

 Martin Amis fait référence dans son oeuvre “Koba the Dread” de l’alliance que le communisme soviétique conclut avec les délinquants qui rendaient encore plus misérable la vie des adversaires politiques du régime: les urka.  “Individuellement grotesques et collectivement une armée mortelle, les urka étaient des égorgeurs de cirque qui s’amusaient avec le jeux du pillage, la mutilation et le viol” dit Martin. Ce furent les urka les exécuteurs de la politique de “piller les pilleurs”, par laquelle les prolétaires dépouillaient les bourgeois des propriétés dont l’état ne voulait pas se charger. De cette racaille surgissaient aussi les assassins qui désolaient le Gulag (l’équivalent des “pranes” de nos prisons vénézueliennes avaient donc des précurseurs)

De la même manière, le régime chaviste a conclut des alliances - parfois tacites, et souvent clairement exprimé - avec la délinquance.  La tacite coule du discours implicite et des agissements du gouvernement, qui légitime l’assasinat et le pillage des biens des citoyens, et cela est évident par l’impunité face à la criminalité.  Et clairement exprimée lorsqu’il organise, finance et forme les “cercles bolivariens” et les “colectivos” pour les utiliser contre les citoyens lors de manifestations, comme cela a été le cas surtout en février 2014.

 A plusieurs reprises, Chavez a raconté que Fidel Castro lui disait qu’à différence de que qui était arrivé au Cuba, d’où depuis le début les adversaires de son régime ont émigré massivement, au Vénézuéla, la contre-révolution était restée, n’avait pas fuit, et donc qu’il avait l’ennemi à l’intérieur.  Et il a vite découvert l’allié qui lui faciliterai la tache de faire le ménage parmi ses adversaires:  les racailles et délinquants, les “urka” de ce pays.  Une armée de milliers, qui avec la garantie de l’impunité judiciaire, pillerait les barrios, les quartiers et les villes et terrorisent les citoyens, les obligeant à vivre sous couvert et les pousserait à l’exil.

Leopoldo López dans sa plaidoirie de défense fait référence à cette situation:  “Aujourd’hui le Vénézuéla est le pays avec les plus hauts indices d’insécurité en Amérique du Sud.  Á peine 2% des homicides son résolus par la Police.  Les homicides, séquestrations et délits augmentent d’année en en année, malgré l’annonce de 14 plans de sécurité, chaque année est plus violente que celle d’avant.  En 2012 ont été comptabilisés 21mil homicides, en 2013 ce furent 25 mil et 2014 le chiffre frôle les 30mil et pour 2015 la projection va en augmentation.  

La police intervient seulement dans les cas où la victime fait partie de la nomenklatura gouvernante, ou comme dans le cas de Mónica Spears et son mari, qui produit de la mauvaise presse, surtout à l’international, car en ce qui concerne le plan national, le Gouvernement s’en fou, car il contrôle la quasi totalité des medias.  L’usage politique de la délinquance se fait de plus en plus sophistiquée et les délinquants fonctionnent comme des brigades de choc.  Lorsque se produisent les manifestations de l’opposition, le gouvernement et son PSUV, agissant comme une seule entité - font appel à leur colectivos, des véritables escadrons motorisés armés jusqu’aux dents, lesquels jouissant de totale impunité maltraitent, blessent et assassinent les citoyens.  A cela il faut ajouter les actions délictives quotidiennes, ceux qui agissent par leur propre compte, propageant la terreur parmi ma population.  Cette activité est en bonne partie la principale responsable de l’exode massif des vénézuéliens, jeunes, universitaires et professionnels pour la plupart.

 La dernière composante du régime chaviste, est l’alliance avec celui dirigé par Fidel et Raúl Castro.  Le Vénézuéla est le seul pays dans l’histoire qui a donné sa souveraineté à un autre pays.  En plus des cadeaux au régime “frère” - particulièrement les 110mil barils de pétrole journaliers -  les cubains sont venus par centaines de milliers pour occuper des postes stratégiques dans a bureaucratie vénézuélienne.  En particulier dans les Forces Armées, question de détecter toute initiative de dignité patriotique de la part d’officiels vénézuéliens; ainsi que dans les services d’identification, question de savoir qui est qui, ce qu’il fait et où il se trouve, pour mieux le réprimer ou le faire disparaitre.

Il y a d’autres secteurs, apparemment moins percutants mais qui ont leur importance, comme l’est la nouvelle classe d’entrepreneurs ou “boliburguesía”.  Un groupe de jeune entrepreneurs proches du gouvernement qui se sont enrichie de manière incroyable tout a long de ses 15 années, et qui sont des alliés très utiles, notamment en ce qui concerne le redistribution de l’argent généré par la corruption.  Un exemple de cela a été le dossier des communications de la révolution.  On n’exproprie plus des médias, comme il a été le cas pour RCTV.  Maintenant on fait une triangulation par laquelle, avec de l'argent provenant du pétrole (de tous les vénézuéliens), par le biais d’attribution de devises assez obscur, les entrepreneurs “boliburgueses” achètent des médias indépendants ou d’opposition (mis à mal par la pénurie sélective de papier, ou coupure de signal), pour des montants très supérieurs à leur véritable valeur, pour les convertir en médias privés et indépendants qui œuvrent pour la révolution.  C’est le cas notamment de Ultimas Noticias et la Cadena Capriles, Globovision, et El Universal entre autres.

Vu tout ceci, il est clair que quand Leopoldo López a dénoncé le gouvernement de Nicolas Maduro comme une dictature, il n’exagérait pas et ne mentait pas.  De fait il est resté court.  Une comparaison simple démontrerai que ceci va au delà de la vieille et traditionnelle dictature militaire d’Amérique Latine.  Cette nouvelle forme de dictature, ce régime crée par Hugo Chávez et continué par Maduro peut, comme il l’a prouvé lorsque les gens sont sortis manifester leur mécontentement, être pire que ce qu’on avait pu imaginer, et plus sophistiqué qu’espéré vu la violence de ses réponses à toute opposition.

 

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