Venezuela: Les présidents riches et l'héritage de Chávez

Thais Peñalver

Même en étant clair que le Venezuela est la terre de toutes les opportunités, ils se sont entêtés à mentir de manière éhontée sur le faite que la démocratie n’avais jamais donné aucune opportunité aux pauvres.  A tous - et surtout aux communistes - la démocratie leur a permis non seulement d’obtenir un diplôme universitaire, mais ils furent aussi envoyés dans les meilleures universités du monde pour faire des maîtrises et des doctorats.

 Si nous observons l’histoire présidentielle vénézuélienne depuis l’ère démocratique, Hugo Chávez est né dans une petite maison en terre cuite, dans la plus grande misère pendant la dictature de Pérez Jiménez.  Et  quand la démocratie est arrivée en 1958, la famille Chávez a été installée par l’état dans une maison en briques, avec électricité et eau courante; la fratrie est allée à l’école gratuite, et ils ont été soignés gratuitement aussi.  Son père a pu étudier, devenir maitre d’école, arriver au poste de directeur d’école et  avoir un poste dans l’administration publique, prendre sa retraite au bout de 20 ans de travail, et avec ses économies, il a pu passer d’un “rancho de bahareque” et toit de palme, a acheter une ferme de 20 hectares, avec tracteur, moissonneuses-batteuses, et plus de 100 têtes de bétail de tout genre.  Ils aimeraient bien les agriculteurs français pouvoir avoir une telle chance!

C’était comme pour remercier la démocratie, car ils sont sortis de la misère la plus absolue, quelque chose qu’en 150 ans de dictatures et bottes militaires personne de sa famille n’aurait pu jamais rêver.  Les enfants pourraient être des professionnels avec diplôme universitaire, avec une scolarité gratuite, et travail conséquent.  Et même alors, tout en étant la preuve flagrante que le Venezuela est la terre de toutes les opportunités, ils se sont acharné à mentir de manière éhonté sur le faite que la démocratie n’a jamais donné d’opportunités aux pauvres.

Maintenant, cher ami lecteur, dans n’importe qu’elle biographie de Chávez depuis son arrivée au pouvoir de cette “nouvelle république”, jusqu’à présent vous trouverez une constante: la plupart des ministres, gouverneurs et maires sont nés dans la pauvreté pendant la dictature militaire de Pérez Jiménez, ou au tout début de l’ère démocratique de Betancourt.  Et les autres font partie de la classe ouvrière ou moyenne basse.  La plupart d’entre eux, malgré le fait d’être pauvres ont pu étudier gratuitement dans les écoles et lycées publics du pays, son allé gratuitement à l’université qui n’existaient pas pendant la dictature, et absolument tous on eu des bons emplois.

Des ministres, collaborateurs et autres fonctionnaires publics aujourd’hui - et spécialement les communistes - la démocratie leur a permis  non seulement d’être diplômés, mais aussi d’aller aux meilleures universités d’Europe et des Etats Unis pour faire des maîtrises et des doctorats.

Tous nées pauvres, et quand Chávez est arrivé au pouvoir, tous avec des diplômes, des titres de professeur ou docteur, maisons, voitures, tous avaient un bon emploi et une vie très digne.  Peuvent-ils affirmer que les pauvres n’avaient pas d’opportunités, quand leur biographies personnelles son la preuve incontestable du contraire?

Et c’était qui les soit disant membres de l’oligarchie? 

Rómulo Betancourt? fils d’un immigré espagnol installé à Guarenas au XIXème?

Raúl Leoni, fils d’un autre immigré établi à El Manteco dévasté par la malaria?

Carlos Andrés Pérez, née dans un rancho et qui est partit de son village natal en dos de mule?

Jaime Lusinchi, fils de Doña María qui dirigeait une pension de famille et qui souvent allait se coucher sans manger pour que son fils puisse être médecin?

Rafaél Caldera, orphelin de père et mère espagnols et élevé de manière très stricte dans le foyer de Tomás Liscano?

 Si quelque chose est caractéristique des présidents de l’ère démocratique vénézuélienne , ainsi que leurs ministres et la plupart des fonctionnaires  c’est qu’ils ont toujours été 100% libres de riches et de bourgeois.

En faite les ancêtres de Chávez et de ceux qui nous gouvernent aujourd’hui, étaient condamnée à vivre dans la pauvreté; Juan Vicente Gómez a laissé à ses héritiers un Etat tout entier (Guárico et notamment la ville de Maracay, la Ville Jardin de Gómez) et Marcos Pérez Jiménez avait sur son compte le budget de l’éducation nationale des siècles à venir.

Tandis que pour Rómulo Betancourt il a fallu faire un quête, pour pouvoir lui offrir une maison à lui, car il n’avait pas où vivre et il l’a accepté à condition qu’à sa mort cette maison devienne un musée (Fundación Rómulo Betancourt, à Caracas).  Ces enfants n’ont donc hérité d’aucune fortune, comme n’ont rien hérité non plus les enfants de Leoni, Lusinchi, Caldera ou Herrera Campins. Et ne parlons même pas de Pérez qui est mort dans la misère et l’abandon les plus absolu.

Et nous arrivons à Chávez, dont on ne saura peut être jamais combien exactement il a laissé à ses enfants.  Pour le moment, María Gabriela est considérée une des femmes les plus riches au monde, sachant qu’il a cinq enfants, qu’aucun d’eux ne travaille, qu’ils touchent tous une pension de l’état (allez savoir pourquoi!)  et qu’ils vivent au crochet de l’état dans un luxe démesuré, on imagine un peu les fortunes dont ils disposent, et en plus sa famille détient le 100% de Barinas.   

Par contre on connais très bien l’héritage qu’il a laissé au pays:  Un pays divisé, il a détruit la gauche, instauré de nouveau le militarisme, détruit l’industrie et la production nationale, laissé les commandes aux cubains, triplé la dette, doublé les pauvres  et vidé les arches.

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