Venezuela: Maduro et Lucena, non aux magouilles éléctorales

 

Marta Colomina

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L’enquête de Datanálisis du 30 aout dernier enregistre un avantage pour l’opposition de 32%.  On comprends mieux les prises de bec de Tibisay et les cabrioles suicidaires de Maduro pour suspendre les élection du 6D

 Il n’est pas question que  l’ex président Uribe, joker de Maduro pour inventer des conspirations contre son gouvernement bancal, soit disant complote  encore une fois contre lui, mais plutôt du rapport de Amnesty International (AI), dans lequel ils expriment leur inquiétude pour les graves violations aux droits humains de la part du gouvernement vénézuélien  contre des pauvres colombien à la frontière: “des cas de maltraitance ont été dénoncés, des expulsions violentes et la démolition des maisons dans lesquelles ils vivaient sans aucun respect de leurs droits et garanties”.

La décision de fermer la frontière et de suspendre les garanties constitutionnelles a déclenché des attaques contre les colombiens qui habitent dans 5 villes du Táchira, pour chercher des soit disant “paramilitaires contrebandiers” que Maduro accuse d’une attaque dans laquelle 3 militaires et 1 civil furent blessés. 

“Ils ont vu comment leurs maisons ont été marquées et ils ont du partir avec ce qu’ils avaient sur le dos, laissant tous leurs biens derrière eux” dit le rapport de AI.  “Des familles ont été séparées, donnant comme résultat que des enfants ont du être abandonnés au Venezuela suite à l’expulsion de leurs parents” et le rapport conclut que Maduro “a violé les normes internationales sur les droits humains en cas de déportation ou expulsion d’un pays”.  

Les scène d’autant de personnes traversant la rivière Táchira, portant leur meubles sur le dos démentent les mensonges de la version officielle.

L’intervention de Cabello quand il dit : “c’est une honte que l’opposition vénézuélienne soutienne le gouvernement colombien” dévoile non le soutien des vénézuéliens au gouvernement de Santos, mais plutôt la contestation contre le régime de Maduro de la part du peuple démocratique vénézuélien lequel pendant des décennies, a donné un accueil solidaire et amical aux millions d’étrangers qui sont arrivées chez nous cherchant un meilleur avenir.

Des médias internationaux on fait ressortir que “ce fut la guerre entre les cartels militaires de la drogue et de la contrebande les vraies raisons pour fermer la frontière colombo-vénézuelienne”. Le 17 Aout, une commission de l’armée formé par le lieutenant Veloz Santaella, Rodríguez Arias  et autres effectifs a arrêté près du poste de frontière du Peracal, une camionnette conduite par deux GN, qui ont refusé la fouille du véhicule et ont demandé un fiscal de la PM.  La panique s’est déclenchée: les comandants militaires et policiers ont débarqué.

La camionnette fut enfin ouverte avec la présence du fiscal et de la drogue et de l’argent ont été saisis pour près de 3 millions de dollars, appartenant à un haut fonctionnaire de la GN.  Deux jours plus tard les lieutenants responsables de la saisis sont tombés dans une embuscade par un motard, et ont été blessés. Maduro, au lieu de sanctionner et destituer les deux GN porteurs de la drogue, s’est rué contre les colombiens.  C’est vox populi que la contrebande, non celle de petite marchandise, mais la massive issue du traffic de drogues,  de nourriture et d’essence, est affaire de ceux qui officiellement ont un poste de “contrôle” à la frontière, en connivence avec la guérilla colombienne et autres bandes délictives.

Maduro a transformé son régime en une chambre des horreurs.  Il invente des atrocités pour torturer les prisonniers politiques, il tarde à réagir pour défendre l’Esequibo qu’il avait déjà même oublié où il se trouve, ou se sert des témoignages du coopérant dépeceur qui avait infiltré l’opposition pour les accuser de tous les crimes.

L’horreur du jour est la violation des droits humain des colombiens résidant au Táchira, fait agravé par rappel de la Colombie de son ambassadeur pour “consultation”, fait copié par le Vénézuela quelques minutes après en rappelant le sien.

Santos demande une réunion avec l’OEA pour dénoncer la violation des droits humains de ses ressortissants au Venezuela, et César Gaviria demande sortir d’Unasur tant que son indésirable “paisano” tienne les rennes.

Juste quatre jours plus tard que Tibisay Lucena annonce toute agitée que le “CNE ne reculera pas dans sa décision de ne pas accepter des observateurs internationaux” Luis Almagro, secrétaire Général de l’OEA confirmait sa proposition  pour être observateur des élections du 6D: “ Il serait important pour tous les vénézuéliens que l’OEA puisse garantir de manière fiable le résultat et ainsi éviter tout conflit ultérieur.  Le 6D (…) es un évènement pivot et pour cela il est important que ce processus soit transparent et légitime.  Les niveaux de méfiance des vénézuéliens qui sont connus de tous (…) rendent indispensable un garant reconnu pour ce processus (…) Nous insistons lourdement, et continuerons à le faire (…) car nous voulons que les prochaines élections au Venezuela n’aient pas les même caractéristiques post-electorales des deux dernières”.

Nicolas et Tibisay: C’est bon comme ça ou vous voulez que Almagro et la communauté nationale et internationale vous le répète?: L’OEA garantie de manière tout à fait sérieuse et fiable le résultat des élections, le CNE par contre non.

“Sans l’OeA et/ou UE, le processus ne serait ni légitime ni transparent”, c’est à dire, il y aura encore une fois un processus frauduleux. Le dévergondage de Lucena sans complexes contre Almagro, ne s’est pas fait attendre, le traitant “d’interventionniste” et “héritier du manque de prestige et méfiance”.  La MUD a immédiatement répliqué que l’acte d’observateur n’est pas compétence ni du CNE ni du régime et que dans tous les cas ils inviteront des observateurs internationaux, même sans l’autorisation du CNE.

Quelqu’un doute encore que la violation massive des droits humains des colombiens déportés, suivi par la suspension des garanties constitutionnelles et de l’état d’exception ont pour objet de suspendre ou retarder des élections que le régime sait déjà qu’ils ont perdu?

Si l’opposition réussi a gagner de 18,1% ou plus, elle obtiendra les 2/3 des députés nécessaires pour démarrer une réforme constitutionnelle et approuver ou contester des lois.  Et toutes les enquêtes donnent une moyenne d’avantage de 28,3%, suffisants pour dépasser les 18%  nécessaires.  Et la dernière enquête de Datanálisis donne un avantage de 32%.

On comprend mieux les prises de bec de Tibisay et les cabrioles suicidaires de Maduro pour suspendre les élections du 6D.

 

http://www.reportero24.com/2015/08/tachira-guerra-entre-carteles-militares-de-la-droga/

 

http://es.mercopress.com/2015/08/24/almagro-insiste-en-que-oea-observe-las-elecciones-legislativas-de-venezuela

 

 

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