Venezuela:“La politique énergétique du chavisme est une honte nationale”

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José gregorio Briceño 

Au Venezuela, le service électrique a été un vrai désastre en temps de révolution

Le non-investissement, le manque de compétences, la permanente tromperie aux communautés, le vol des millions annoncés par le régime pour l’amélioration du service électrique, résultent en une crise en continue du mauvais service électrique, avec des coupures permanentes.  Si la IVème n’avait pas construit le réseau électrique, nous serions au Venezuela à cuisiner au feu de bois.

Dans ce réseau, nous avons la Centrale Hydroélectrique Simón Bolívar du Gurí, laquelle fu construite par les premiers présidents de la démocratie et mise en route en 1968 par Raúl Leoni.  C’est la 3ème centrale hydroélectrique plus importante au monde avec une capacité de 10.235MW.  Son réservoir d’eau est un des plus importants au monde pour la génération d’électricité.  Il se trouve au Estado Bolívar, au canyon de Necuima, 100 kilomètres en amont de l’embouchure de Caroní dans l’Orinoco, et elle produit le 70% de l’électricité du pays.

Depuis l’arrivée de Chávez au pouvoir en 1999, le service électrique au Venezuela n’a fait qu’empirer d’année en année, à cause de l’abandon progressif des politiques d’entretien et les plans d’investissement pour la génération et distribution de l’électricité a atteint son niveau le plus critique en 2006, faisant des coupures et du rationnement une constante dans la prestation du service.

En plus de l’abandon du Gurí, neuf plantes thermo-électriques réparties  dans tout le pays présentent des graves failles de fonctionnement, et d’autres -indispensables -  ne sont mêmes pas construites.

A Carabobo se trouve la Planta Centro, mise en place par Carlos Andrés Pérez, pour produire 2000MW, mais actuellement, et grâce à l’extraordinaire incompétence de ce régime, elle ne produit que 350MW.

le 1er février 2007, Chávez manifesta le besoin de nationaliser le secteur électrique, et le 31 juillet 2007 il publie le décret au JO 38.736 qui avait pour objet “réorganiser le secteur électrique pour augmenter l’ efficacité des sources primaires de production d’énergie et sa redistribution”.  Dans cet objectif fut crée CORPOELEC; en tant qu’instance de l’état chargée d’accomplir les activités de génération, transmission, distribution et commercialisation de l’énergie électrique, absorbant toutes les existantes jusque là telles que: ENELVEN, EHAGEN, ENELBAR, SENECA, CADAFE et EDELCA

Mais, comme tout ce que touche la révolution du XXIème siècle, e, temps récord et avec une merveilleuse et unique aptitude des caciques gouvernants, CORPOELEC est aujourd’hui détruite, l’infrastructure électrique est en ruines, les équipements sont devenu ferraille, et la maintenance de lus de 30mil kilometres de câblage électrique est abandonné manque de pièces de rechange.

Les lignes de haute tension qui naissent au Gurí ne sont plus inspectées et selon les protocoles de maintenance de CORPOELEC elles doivent être “survolées” une fois par mois pour identifier d’éventuelles défaillances ou risques d’incendies (Principale cause de défaillance du service).

Pourtant, pour ce régime, distributeur de pauvreté, problèmes et blâmes,  les pannes électriques son responsabilité des iguanes, d’Obama ou  d’Uribe, mais jamais au manque de gérance de ce régime.

Mais en vrai, les causes de ces pannes peuvent même être dues à la colombe de la paix, car le système de transmission à 765KV qui compte 2300 kilomètres de lignes, a besoin de 4 jours pour être vérifiées et ces vérifications doivent être faites au moins 4 fois par an.  Mais au cours de cette année 2015, cette vérification n’a pas été faite une seule fois.  le réseau de transmission de 400 KW compte plus de 4000kilomètres, et il faut 7 jours pour le contrôler, et cette année, ce contrôle non plus n’a été fait

Ils attendent quoi?  Que les miracles, les iguanes, les orages et les phénomènes climatiques soient aussi révolutionnaires et ne conspirent pas contre l’incompétence chaviste?

Cela ne fait que 8 ans que le secteur électrique a été “nationalisé” (de quoi? de qui?) et jamais le service n’a été aussi mauvais et incompétent que maintenant. Une infrastructure qui a couté des millions de dollars, des décennies à être lise en place pour le bénéfice de TOUS les vénézuéliens, et qui générait de l’énergie verte.

Non content avec le couac que représente CORPOELEC, Chávez essaye de cacher ce désastre en créant le Ministère du Pouvoir Populaire par le Décret N° 6991; JO N° 39.294 du 28 Octobre 2009, avec l’engagement suprême et la volonté d’obtenir l’efficacité du Système électrique National, et restructurer CORPOELEC.

Mais ce Ministère s’avère être un nouveau désastre.  Les Ministres qui ont occupé ce poste, Jesse Chacón d’abord et maintenant le Général Mota Domínguez, il s’avère qu’ils font partie du Cartel del Sol, c’est à dire, des proches de Diosdado Cabello, et ils sont supposés avoir investi 40.000 millions de dollars qu’on ne retrouve nulle part.

Encore une fraude au peuple!

La politique énergétique de la révolution est une vraie honte, hypocrite et injuste.  On est supposé investir au même temps que nous importons de l’énergie.  Nous subissons des coupures en permanence de manière sauvage et arbitraire, surtout à “l’intérieur” du pays favorisant la capitale, et des mesures sont improvisées causant des dépenses inutiles qui aggravent le problème autant électrique comme économique.

l’ambition démesurée de ce régime n’a aucune limite.  Ils ne se contente pas de saccager CADIVI, causant des pertes de plus de 25.000 millions de dollars, de faire disparaitre 40.000 millions de dollars de CORPOELEC, sans compter les milliers de kilos de drogues qui sortent des aéroports et ports contrôlés par les frères Cabello: Diosdado et José David, faisant du Vénézuela une NarcoDictature

 

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