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Billet de blog 12 juillet 2015

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Venezuela: c'est l'heure de faire nos adieux au pire gouvernement de notre histoire

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Marta Colomina

Cette semaine le dollar parallèle à dépassé les 600 bolívares que le chavisme nous avait juré qu'ils étaient forts. C'est à dire plus d'un demi million de ceux à qui Chavez avait enlevé 3 zéros, nous imposant du coup une dévaluation du 1000%. . Avec 100 bolívares, aujourd'hui nous pouvons acheter, avec un peu de chance, le centième de ce que nous achetions avec 100.000 des vieux. Mais maintenant il restent peux de chavistes naïfs qui osent dire que ça ne les intéresse pas que le dollar jeudi coûtait 616.000 bolívares, car eux n'ont pas besoin des dollars, et qui ferment les yeux au fait que notre monnaie se dévalue de 10% chaque jour.

Ils sont peux, car avec les expropriations, les donations à Cuba, Nicaragua, Argentine, Bolivie et même Guyane et Caricom; l'achat effréné d'armes, l'incompétence et la corruption, le régime a gaspillé les énormes revenus pétroliers, s'est endetté aux limites de l'implacable et même solde le peux d'actifs qui lui restent au pays.

Maduro, le désespéré, vient de pardonner à l'Uruguay 138 millions de leur dette avec PDVSA (ils devaient 400 million, et rembourseront 262 millions en aliments), comme elle a soldée la dette de République Dominicaine. Depuis 3 mois les Vénézuéliens se voient interdits des 300$ par mois qu'ils sont sensé pouvoir disposer pour des achats par Internet (le cupo electrónico Cencoex), au même temps que le BCV de donne plus de devises aux maisons de change. Les réserves internationales ont diminué de 6 milliards cette année. Le dollar décolle, non pas pas parce que "l'empire" oú les vilains industriels de Fedecamaras aient déclaré une qu'elle conque guerre économique à Maduro, mais plutôt parce que le régime fait tourner jour et nuit la machine à imprimer des billets du BCV, autant des milliers de milliards, sans aucun soutien, lançant plus d'essence au feu de l'inflation.

Les malades meurent dans les hôpitaux, manque de ressources et sans machines ni équipements, ou en panne et pas de devises pour les pièces donc impossible de réparer, et la Federación Farmaceútica dénonce que le régime distribue des médicaments sans registre sanitaire. Les experts nous assurent aussi qu'ils n'y a plus de produits pour rendre potable l'eau que nous buvons.

Six années comme chancelier, et pas une seule fois il s'est inquiété du dossier Esequibo, et maintenant, à l'approche des parlementaires, Nicolas Maduro simule un patriotisme dont plus personne n'y croit.

Maduro a liquidé les réserves et tellement augmenté le déficit fiscal, que les experts internationaux pronostiquent que nous allons tout droit vers le défault "à moins que la Chine décide de venir à la rescousse", chose improbable, car l'économie chinoise n'est pas en son meilleur moment. Et du Cuba n'en parlons même pas, ils ont l'habitude de recevoir mais pas de donner. Un coup d'œil sur le Venezuela en ruines nous montre qu'elle capte que 0,2% de tout l'investissement étranger en Amérique du Sud. L'économiste Steve Hanke place l'inflation du pays à 615% et que c'est pour cette raison que le BCV ne publie plus les chiffres depuis janvier. Heinz Dieterich, longtemps consultant de Chávez, écrit que le contrôle de change, qui devait être une mesure temporaire, est devenu une "toxine" qui a détruit tout le secteur productif et distributif du pays. Le régime, au lieu de gouverner, reste tétanisée face au chaos qu'il provoque. La dimension du désastre est telle - selon Dieterich - qu'il se mesure en résultats terribles: chute de 7,5% de l'économie, l'inflation la plus haute du mondé la pauvreté à augmenté de 33,5% en 2009 à 38% en 2013 et César Gallo calcule qu'elle atteindra 55% à la fin de l'année.

Le régime - conclut Dieterich - ha perdu le soutien des masses populaires, qui le rendent directement responsable de ce désastre.

Au niveau international les critiques augmentent, pour cause de violation des droits humains, et l'opinion se solidarise avec les prisonniers politiques, et demandent à Maduro leur libération immédiate. Cette semaine la demande de libérer Lopez, Ceballos, Ledezma et les autres vient de l'International Socialiste. Le 16 de ce mois, une commission de EU, formée par des Eurodiputes du PSOE, PP, Izquierdas Unidas e Independientes, viennent pour demander respect pour les DDHH et des élections libres. La croyance que la paix et la démocratie au Venezuela dépend des élections "propres" du 6 décembre est une idée généralisée. Le prédisent péruvien, Ollanta Humala, a exprimé en Espagne que le "futur du Venezuela sera décidé lors des élections du 6 décembre". De ce que tout le monde est convaincu c'est qu'elles ne seront ni libres ni propres avec les pratiques frauduleuses du CNE, qui refuse catégoriquement la présence d'observateurs internationaux neutres et qualifiés. Ce même CNE qui a approuvé les projections trompeuses du INE, et qui nous a montré avec le flop des internes du PSUV ce que pourraient être celles du 6D, fixant l'heure limite à 10h du soir, heure à la quelle traditionnellement les colectivos (financés par le régime) arpentent les rues des grandes villes semant la terreur, et ils menacent déjà (en toute impunité) de s'en prendre aux électeur et aux témoins de table d'opposition.

C'est pour cela que Luis Almagro, Secrétaire Général de l'OEA, insiste pour venir ce mois-ci à Caracas, pour proposer au régime les observateurs qualifiés de son organisme.

L'ancien chef de la Mission d'Observation International de l'OEA au Venezuela de 2000 à 2005, Rubén M. Perina, émet une série de recommandations à Almagro, telles que de ne pas accepter une invitation de dernière minute, ni un accompagnement du très partiel Unasur. Il doit insister sur la présence d'une mission rigoureuse, depuis deux mois avant les élections avec total indépendance, impartialité et professionnalisme. Et non un simple accompagnement sans voix, ce qui enlèverait toute crédibilité à la mission et elle serait donc inutile. Perina suggère aussi à Almagro, "de demander comme pré condition pour accepter l'invitation, la libération de tous les prisonniers politiques, et le cessée du harcèlement aux peu de médias indépendants qui survivent à la pression chaviste. Avec des prisonniers politiques, et une presse sous censure, il n'est pas possible d'avoir des élections libres et justes."

La MUD doit réaliser une campagne interne et externe qui fasse comprendre à Maduro, qu'avec les actuelles conditions, les Vénézuéliens et le monde entier sauront que ces comices seraient les plus frauduleux de l'histoire, au moment où toutes les enquêtes indiquent que les vénézuéliens ont l'intention de voter massivement contre le régime, pour faire ses adieux définitif au pire gouvernement de toute notre histoire.

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