Venezuela: les pires indices socio-économiques depuis 100 ans

La "Red por la defensa al Trabajo, la Propiedad y la Constitución", informe que les indicateurs socio-économiques du premier semestre 2015 son les pires depuis ces 100 dernières années.


Ce résultat est obtenu en analysant les chiffres de différentes sources telles que le "Ministerio de Hacienda", "Ministerio de Fomento" ainsi que du BCV

C'est une analyse en 10 points, que selon l'organisme, démontre la complexité de la situation qui angoisse les familles vénézuéliennes.


1.- Réduction dramatique de la production nationale (industrie, agricole et agro-industrie). La production actuelle est inférieure à 20% de la production moyenne durant les années 90.

2.- Les niveaux de pénuries sont supérieures à 65% (entre les plus hautes du monde). Durant les 100 dernières années, le Venezuela n'avait jamais vécu ces niveaux de pénuries, car la production nationale avait toujours était suffisante pour satisfaire les besoins du pays, même que le Venezuela était grands exportateurs de produits non pétroliers, tels que le café, le sucre et le maïs.

3.- L'inflation annuelle est de 130%, la plus haute du continent, ainsi que la plus importante de toute l'histoire économique du pays.

4.- quelques 120.000 entreprises risquent la faillite, car leurs coûts opérationnels et engagements financiers sont supérieurs à leurs revenus (à cause de l'inflation) et les pertes engloutissent le plus gros de leur capital, ce qui donne un pronostique assez négatif quant à leur survie. Ceci représente 1 million d'emplois.

5.- Des niveaux de chômage et de travail informel supérieurs à 60%, voir 65% dans les zones rurales. La moitié de la force de travail, n'a pas d'emploi stable et pratiquent l'économie informelle, laquelle a été multiplié par 3 durant ces 4 dernières années. On estime à 1 million et demi le nombre de personnes qui n'exercent aucune activité et qui ne reçoivent donc aucun revenu ni salaire ni pension. Seulement 7,5 millions de personnes ont un emploie stable. Ceci comprend des personnes entre 18 et 65 ans.

6.- La capacité de consommation des foyers est limitée autant par les pénuries comme par l'inflation. Comme exemple nous avons que pour ce premier semestre 2015 la consommation moyenne de viande a été de 6 kilos par personne, et de 30 litres de lait, étant ces données des plus basses à niveau mondial. On commence a observer des phénomènes de dénutrition dans les zones rurales, et les barrios, surtout chez les enfants, les jeunes et les personnes âgées.

7.- Le niveau de pauvreté à augmenté d'un 35% (pour se placer autour de 48%), avec l'augmentation de la "cesta básica alimentaria" qui a augmenté de plus de 100% ces derniers mois.

8.- La chute des prix du pétrole à réduit en un 70% les importations d'aliments et autres biens indispensables, tels que les médicaments, ce qui complique encore plus la situation des citoyens.

9.- L'augmentation de la liquidité a presque 2.7 trillions de bolívares (Bs. 2.700.000.000.000) à la fin du semestre, qui est considérée comme la principale cause d'inflation, et moyen employé par le gouvernement pour couvrir son déficit via des reconnaissance de dette du BCV à PDVSA et au Trésor National, surtout causés par d'énormes pertes et des projets publiques surévalués.

10.- À peine 25% des familles vénézuéliennes réussi à avoir les revenus suffisants pour acheter la "cesta básica" qui est sensée couvrir les besoins mensuels d'une famille composée de 5 personnes.

Pourquoi cette complexe situation socio-économique?

La principale raison est liée à la chute du secteur productif et industriel durant ces 15 dernières années, dans le cadres de l'application du "socialisme du XXIème siècle". Terres productives et entreprises fleurissantes sont passées au mains de l'Etat, ce qui a eu comme résultat une chute de la capacité de production de 75%. De ce fait la chute du PIB est encore une fois de 10% pour ce premier semestre 2015.

Avant 1999, le pays produisait presque tout ce qu'il consommait, et exportait des produits agricoles, acier, aluminium, ciment, produits industriel, dérives du pétroles, etc.

Aujourd'hui le Venezuela importe tout ce qu'il produisait avant. Les résultats sont là: avec des entreprises expropriés par l'état paralysées et en état d'abandon, et qui ont englouti des milliers de millions de bolívares et dollars, mal administrés et qui n'ont pas réussi à atteindre les objectifs planifiés.

Ceci nous donne comme claire indication que la principale cause des calamités que subi aujourd'hui le Venezuela, ont leur origine en l'application du projet "Socialisme Siècle XXI", qui a déclaré la guerre au secteur privé et aux consommateurs.

Les résultats de ces politiques sont à la vue de tous, et malgré la situation critique, le gouvernement insiste à maintenir ce projet, tout en se dérobant de ses responsabilités et en responsabilisant le secteur privé du drame qu'ils ont eux même causé.

 

 

 

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