Venezuela: éternel vendredi noir


Jorge Barroso


Comme s'il s'agissait d'un déjà vu..... D'une histoire sans fin

Notre monnaie, celle-là même qu'on appelle "forte", continue sa chute libre et avec, notre pouvoir d'achat. Une personne avec un salaire de 3700 bolívares, doit investir plus de 40 mil, juste pour les besoin de base de sa famille. Et un retraité, doit continuer de travailler pour pouvoir joindre les deux bouts.

Deux exemples et une seule réalité. La même que souffrent plus de 30 millions de citoyens de notre Venezuela. Nous sommes à la merci d'une révolution, qu'au nom de l'égalité, l'inclusion et le socialisme, s'est acharnée à détruire, humilier et contrôler. Un modèle épuisé, égoïste et corrompu qui a enrichi les porte monnaies et grossi les ventres d'un petit groupe au coût de la famine des autres.

Une crise incontrôlable qui aurait pût être évitée. Pendant plus de 7 ans, nous avons eu des revenus extraordinaires, produit du surcoût pétrolier. Et qu'on t'ils fait de cet argent? Comment ce gouvernement d'improvisation et d'incapable ose accuser les entrepreneurs d'organiser une "guerre économique"? Quand en réalité nous soufrons les conséquences d'une longue économie de guerre, qui a même obligé le gouvernement à retirer une partie de nos avoirs du FMI, pour essayer d'éviter l'inévitable: la faillite de l'Etat.

Nous avons un pays en urgence. Avec un dollar parallèle au dessus des 600 bolívares à ce jour, le kilo de viande à plus de mil bolívares et les lentilles, quand on en trouve à deux mil bolívares. Sans parler des pénuries. Une situation que dans le cas de la santé a des conséquences irréversibles. Les vénézuéliens avec des maladies chroniques on vue leur santé se détériorer faute de médicaments; et autres à qui malheureusement le manque de traitements a accéléré leur mort.

De quoi parlons nous? De guerre économique ou de stratégie politique?

Hauts fonctionnaires du gouvernement l'ont dit à plusieurs reprises: " le contrôle des devises au Venezuela, n'est pas une mesure économique. Le contrôle des devises est une mesure politique... Car si nous libérons le contrôle des devises, vous sortez des dollars et vous nous sortez du gouvernement" paroles textuelles de Aristóbulo Istúriz

Ce n'est un secret pour personne que le contrôle de change au Venezuela est un système très bien planifié par cette mal nommée "Révolution Bolívarienne", pour faciliter la corruption, se remplir les poches et annihiler économique, politique et socialement l'opposition. La preuve c'est autant de richesses dont ils font étalage les chavistes, et le peu d'amour au pays qui tombe en ruines.

Seulement un gouvernement indolent et plein de haine et ressentiment préfère voir son peuple affamé et malade, au lieu de fournir les devises nécessaires pour garantir vie et santé. Seulement un gouvernement égoïste importe des aliments au lieu de promouvoir la production nationale.

Ce sera nous, les vénézuéliens qui croyons et parions pour notre pays, ceux qui avec envie et participation provoquerons un nouveau commencement et une nouvelle étape de changement. Un cycle de travail cohérent, d'union, d'investissement qui nous mènera à récupérer notre Venezuela bien-aimé. Qui nous mènera vers le progrès que nous voulons et aspirons pour le pays.

La lute continue!

 

 

 

 

 

 

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